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CAMEROUN: Les Evêques contre l’homosexualité

Manuel anti homosexuel au séminaire annuel!

Le communiqué final du séminaire annuel qu’ont tenu les Eveques du Cameroun condamne également les avortements et les autres pratiques déshumanisantes.

altSangmélima, chef-lieu du département du Dja et Lobo dans la région du Sud, a accueilli du 05 au 12 janvier 2013, le 36ème séminaire annuel des évêques du Cameroun. Dans le communiqué produit à la fin des travaux, les membres de l’épiscopat camerounais ont fait un certain nombre de constats. Notamment, sur «climat de permissivité, d’oubli de Dieu, de la création, de la nature telle que Dieu l’a créée et voulue pour notre bonheur…». Une situation qui traverse le monde entier et qui se manifeste par la banalisation des avortements provoqués au mépris des textes en vigueur.

Les évêques ont aussi noté que «sous le prétexte du respect des droits de l’homme et du principe de non-discrimination, des organisations internationales tendent à imposer aux pays africains et au monde, des législations pour le reconnaissance des orientations sexuelles contraires à la nature, a notre culture et à notre foi, telles que l’homosexualité, les mariages homosexuelles avec possibilité d’adoption des enfants par “des couples”».

Ils ont par ailleurs déploré la multiplication dans les métropoles du pays, dans les quartiers, dans les villages et dans les familles la présence « des victimes d’actes incestueux souvent en lien avec une mentalité permissive et la présence des réseaux qui imposent des pratiques inhumaines, contre nature, abjectes et criminelles, sans oublier les nombreux abus sur les mineurs ».

Les évêques déclarent que «le débat sur l’homosexualité pose la question de la sexualité dans sa dignité, son sens, son langage et sa finalité». Ils attestent que les revendications des droits des promoteurs de l’homosexualité («droit au mariage légal, à l’adoption des enfants, à la fondation d’une famille, à la procréation médicalement assistée, etc.», revendications fondées sur «l’idéologie du genre ou gender (anglo-saxon), s’opposent la conception classique des notions de famille, de genre et de procréation.

Ils déclarent unanimement que «l’Eglise, mère éducative enseigne la sacralité de l’identité sexuée de l’homme et de la femme créés à l’image de Dieu (selon le livre de la Genèse au chapitre 1 verset 26), et celle de la dignité de leur sexualité et du mariage qui fonde la famille. La personne humaine est créée homme et femme “Homme et femme, il les créa”, selon les références bibliques citées plus haut. Cette différence invariable fonde leur relation et leur complémentarité et s’accomplit dans les liens du mariage. L’homosexualité falsifie l’anthropologie humaine et banalise la sexualité, le mariage et la famille, fondement de la société. Dans la culture africaine, elle ne fait pas partie des valeurs familiales et sociales. Elle est une violation flagrante de l’héritage que nos ancêtres, fidèles à l’hétérosexualité et à la famille, nous ont légué», poursuivent les évêques.

Citant la lettre de saint Paul aux Romains les membres de l’épiscopat soutiennent que: «L’identité profonde de la sexualité-est méconnue, détournée et pervertie hors des rapports de conjugalité de l’homme et de la femme. Par conséquent, les actes vécus dans le cadre de l’homosexualité ne sont pas “sexuels” », mais «des rapports contre nature».

S’agissant de l’avortement provoqué, les Evêques ont réitéré la position de l’église qui est contre toute atteinte à la vie humaine. Le code pénal camerounais en son article 347a condamne toute pratique de l’homosexualité à une peine maximale de 05 ans.

C’est l’argument qu’a récemment évoqué Paul Biya interpelé sur la question par la presse pendant son dernier voyage de travail en France. Un voyage précédé par la publication du rapport d’Amnesty international sur la violation des droits des homosexuels.

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