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BURKINA FASO: Lutte antitabac – L’aéroport international de Ouagadougou désormais espace sans tabac

Le tabac t’abat!

Faire de l’aéroport international de Ouagadougou un lieu sain où les passagers respireront de l’air frais sans fumée de tabac. C’est à cette fin que les ministres en charge de la Santé et des Transports ont procédé le 21 décembre sur le site dudit aéroport, au lancement de l’initiative « Aéroport international de Ouagadougou sans tabac».

altL’occasion a été celle pour les deux ministres d’appeler à l’observation du cadre législatif et règlementaire de la lutte contre le tabagisme dans notre pays, et d’apposer des affiches «ESPACE SANS TABAC» à l’entrée principale de l’aéroport.

La lutte contre le tabagisme fait l’objet de préoccupation internationale. En effet, l’année 2003 a vu l’adoption sous l’égide de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) de la Convention cadre pour la lutte anti-tabac. Après ratification de cet instrument juridique international, le pays s’est doté d’une loi anti-tabac le 25 novembre 2010 et de 3 décrets adoptés le 24 octobre 2011 dont celui portant interdiction de fumer dans les lieux publics et dans les transports en commun.

Gilbert Noël Ouédraogo, ministre en charge des Transports, qui a solennellement déclaré «l’Aéroport international de Ouagadougou espace sans tabac», a indiqué que c’est tous les aéroports du Burkina qui se trouvent ainsi concernés.

Adama Traoré ministre de la santé, a indiqué que «la fumée du tabac est une grande source de pollution de l’air intérieur dans les lieux publics; ce qui entraine la maladie, l’incapacité et la mort», ajoutant que plus de 600 personnes au Burkina «meurent chaque année de crises cardiaques, de cancers et autres maladies causées par la fumée du tabac. La fumée de tabac a été indexée comme responsable de problèmes respiratoires comme l’asthme, de problèmes de peau, d’accidents vasculaires cérébraux, de cancer du poumon, du sein, du col utérin et surtout d’avortements spontanés, du syndrome de mort subite du nourrisson et enfin des faibles poids de naissance des bébés».

Ce décret qui pêche quelque peu par le caractère non exhaustif de son contenu dans l’énumération des lieux publics visés, prévoit des amendes allant de 10 000 à 15 000 CFA à l’encontre de tout contrevenant.

«Tout est dégât dans le tabac. Chaque cigarette fumée réduit la vie de 11 minutes (23 minutes en Afrique); et fumer un paquet de cigarettes, c’est diminuer sa vie de 3 heures et 40 minutes. Or, 20,3% des jeunes de 13 à 15 ans, 27,3% des enseignants et 18,35% des agents de santé fument dans notre pays», a martelé Dr Narcisse Naré, point focal de la lutte anti-tabac.

Fulbert PARE

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