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BURKINA FASO – ALLEMAGNE: L’ancien président Horst Kohler reçu par Blaise Compaoré

Economie et partenariat.

En visite au Burkina Faso, l’ancien président fédéral de la République fédérale d’Allemagne, Horst Kohler, a été reçu en audience à Ouagadougou, par le président du Faso, Blaise Compaoré. Il a été question de la situation économique et du partenariat entre le Burkina Faso et la République fédérale d’Allemagne.

«Lorsque j’étais président de la République fédérale d’Allemagne, j’avais voulu venir en visite officielle, mais après ma démission (NDLR, le 31 mai 2010), ce n’était plus possible. Comme je tiens mes promesses, je suis venu en tant qu’ami de l’Afrique rencontrer le président pour discuter du Burkina Faso». Tels ont été les premiers mots de l’ancien président fédéral de la République fédérale d’Allemagne, Horst Kohler, à sa sortie d’audience avec le président, Blaise Compaoré.

Présent au Burkina Faso à l’occasion des 20 ans du Programme pour le Dialogue en Afrique de l’Ouest (PDWA) de la Fondation Konrad-Adenauer-Stiftung, l’hôte du jour du palais de Kosyam s’est entretenu avec le chef de l’Etat sur les questions économiques, l’emploi des jeunes et le partenariat entre le Burkina Faso et la République fédérale d’Allemagne.

«Le dialogue entre l’Afrique et l’Europe, par exemple, entre le Burkina Faso et l’Allemagne, doit être continuel et non occasionnel, afin qu’on puisse apprendre à mieux se connaitre et à discuter d’un certain nombre de problèmes pour arriver à un véritable partenariat», a souligné le Horst Kohler, selon qui il a été question aussi, au cours de l’entretien, des conditions-cadres afin de rendre le Burkina Faso et l’Afrique de l’Ouest plus attractifs pour les investisseurs. Il a souligné à ce sujet qu’il est très important d’intensifier la coopération et l’intégration régionale, car pour lui, les grands investisseurs, qu’ils soient Allemands ou d’autres pays, sont attirés par la taille du marché et la quantité de la demande.

«Il est inimaginable en mon sens que le fait de transporter un bien d’Abidjan à Lagos puisse durer deux mois. Tout investisseur serait rebuté par les coûts que cela pourrait impliquer. Il faut que l’Afrique trouve un chemin pour en finir avec ces types de barrières», a indiqué l’ancien locataire du château de Bellevue (Palais présidentiel en Allemagne), précisant dans la foulée que les PME en Allemagne créent environ 80% des emplois.

Ces entreprises, a ajouté Horst Kohler, «parfois leaders technologiques sur les marchés mondiaux», sont attirées par les pays où la sécurité juridique est pleinement développée, «car lorsqu’il y a des problèmes à ce niveau, ces investisseurs prennent peur en quelque sorte. Au Burkina Faso comme en Afrique, il faut augmenter la sécurité juridique», a-t-il déclaré.

Pour l’ancien président fédéral de la République fédérale d’Allemagne, le Burkina Faso dispose d’énormes potentialités minières et agricoles, mais il a plaidé pour une transformation de sa production.

«Les intérêts grandissants que portent les pays industrialisés à l’Afrique et ses ressources doivent être accompagnés par davantage d’industries transformatrices», a-t-il affirmé. Même s’il reconnait que le coût élevé de l’énergie constitue un obstacle.

 

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