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BURKINA FASO: 25ème pèlerinage marial de Dingasso

Assaut… à Dingasso!

La grande famille catholique du diocèse de Bobo-Dioulasso a effectué son 25ème pèlerinage au sanctuaire marial de Dingasso le dimanche 27 janvier 2013, sous le thème: «Avec Marie, femme de foi, consolidons notre unité». C’était un moment de recueillement, de supplication pour la paix et l’unité à travers la Sainte trinité, mais aussi de retrouvailles.

altLe pèlerinage marial à Dingasso a mobilisé une multitude de fidèles catholiques venus des différents horizons du diocèse de Bobo-Dioulasso. Dès 8h, ils se sont retrouvés au point de départ. Après une prière et des conseils, Monseigneur Paul Yemboado Ouédraogo, archevêque métropolitain de Bobo-Dioulasso, donne le top de départ de la marche vers le sanctuaire marial. Une heure après, les pèlerins observent un arrêt sur la place de la Réconciliation. Là, l’archevêque procède à une bénédiction après la prière.

Puis, c’est l’entame de la procession vers le sanctuaire. Une longue colonne de fidèles serpente la voie tracée entre les falaises. Une marche qui dure presque deux heures, avant l’entrée solennelle dans le sanctuaire, sous des cantiques. Au cours de la messe, l’archevêque de Bobo-Dioulasso, Mgr Paul Ouédraogo, prêche pour l’unité.

«L’Eglise est un corps unique qui a besoin de ses membres», dit-il, avant d’expliquer que la conjugaison de rôle de chaque membre permet d’édifier l’Eglise. Et la venue auprès de la Vierge Marie, est une volonté de cheminer avec elle, sur le chemin de la foi sous l’action de l’Esprit Saint. C’est par l’Esprit, ajoute-t-il, que chaque chrétien deviendra un artisan de la paix, de l’unité afin de bâtir la famille de Dieu. Pour y arriver, les chrétiens ont besoin de l’intercession de la Vierge Marie.

«Pour ce faire, nous avons besoin d’être nous-mêmes une famille réconciliée unie. Nous demandons à maman Marie aujourd’hui de nous aider à consolider cette unité qui existe déjà dans nos milieux de vie. Pour qu’ensemble en nous donnant la main les uns aux autres, nous puissions donner un témoignage authentique de notre foi», affirme-t-il ajoutant que, depuis le mois d’octobre 2012, le Pape Benoît XVI a engagé toute l’Eglise à vivre une année de la foi qui sera clôturée en novembre 2013.

«Chaque chrétien est invité à se laisser renouveler dans sa foi pour pouvoir en être un témoin. Nous demandons aux fidèles de pourvoir dire leur fierté de croire en Jésus-Christ et de témoigner de cette foi», indique Mgr Paul Ouédraogo, soutenant que tout ce qui peut être bâti de durable dans l’Eglise doit avoir pour socle la foi. Il a par ailleurs souhaité que les Burkinabé aient un esprit d’appartenance à une même famille nationale: «C’est ce sentiment d’appartenance à une même famille nationale qui va faire le socle de notre unité, et nous confions cette unité entre Burkinabé à la bénédiction de notre Dieu. Cette unité nous rendra tous des artisans de paix dans notre environnement».

Un sentiment dont l’absence, selon lui, est à l’origine de la crise malienne. «Si vous voyez qu’un pays comme le Mali est en difficulté et recherche la paix qu’il a perdue, c’est qu’en un moment donné, on a rompu avec le sentiment d’appartenance à la même famille nationale», a conclu Paul Y. Ouédraogo.
 

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