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BANQUE MONDIALE: Ngozi Okonjo-Iweala, la candidate africaine investie

Une candidature africaine sérieuse!

Le choix de Ngozi Okonjo-Iweaba a été entériné par l’ensemble des pays africains à Addis-Abeba où se tient la 5ème Conférence des ministres de l’Économie et des Finances de l’Union africaine (Ua) et de la Conférence des ministres africains de la Planification et du Développement économique pour l’Afrique de la Commission économique des Nations unies (CEA).

«Je suis honorée et très reconnaissante au Président Alassane Ouattara qui a appelé son homologue pour soutenir ma candidature. Je pars à Abidjan ce mardi pour lui exprimer ma gratitude et prendre des conseils avisés auprès de lui. J’ai une longue expérience à la Banque mondiale, au gouvernement et dans la diplomatie et je partage la vision de la Banque mondiale en ce qui concerne la lutte avec passion contre la pauvreté». Ce sont les premières déclarations à la presse de Mme Ngozi Okonjo-Iweala.

L’Angola, le Nigeria et l’Afrique du Sud ont annoncé leur soutien à la candidature de Ngozi-Okonjo-Iweala.

Outre la représentante africaine, l’ancien ministre colombien des Finances, M. Jose Antonio Ocampo est également candidat au poste.

Le président américain Barack Obama a annoncé que Jim Yong-Kim, un américain d’origine coréenne et professeur de médecine était le candidat des États-Unis.
Jusqu’à présent, en vertu d’un accord tacite entre l’Europe et Washington, la présidence de la Banque Mondiale (qui compte 187 pays membres ) a toujours échu à un citoyen des États-Unis tandis que celle du Fonds Monétaire international (FMI) revenait à un Européen.
Les États-Unis possèdent 17% des droits de vote, Jim Yong-Kim pourrait être élu malgré sa totale méconnaissance des problématiques liées à la Banque mondiale.
Mme Okonjo-Iweala, qui a été directrice générale de la banque de 2007 à 2011, correspond à tous les critères de sélection imposés par le Conseil d’administration. Elle est ministre des Finances du Nigeria depuis août 2011.

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