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AYA DE YOPOUGON: Le film de la bédéiste ivoirienne en train de tourner toute l’Afrique

Silence… on tourne!

Sorti le 17 juillet 2013 en salles de France, présenté un mois après en avant-première africaine en Côte-d’Ivoire, le film “Aya de Youpougon” est en tournée panafricaine.

altIl a été projeté pour la première fois en public à Kinshasa, le jeudi 12 décembre au fleuve Congo hôtel à Gombe. Puis le samedi 14 et le dimanche 15 décembre au Shark club à Gombe. Depuis 5 mois, le film Aya de Youpougon est en tournée africaine. En octobre, il a été en République Démocratique du Congo avant de se rendre en République du Congo, au Sénégal, au Burkina-Faso, au Cameroun, au Gabon, au Tchad, puis en Guinée Conakry, où il a terminé sa tournée.

Pour sa petite histoire, “Aya de Youpougon” était au départ une série de bande dessinée regroupée en 6 tomes au total. Cette bande dessinée était une conception de Marguerite Abouet écrite entre 2005 et 2010, et a été illustrée par Clément Oubrerie et éditee par Gallimard. Ce film raconte une histoire, des aventures d’Aya, une jeune fille de 19 ans déterminée à devenir médecin en privilégiant ses études aux relations amoureuses et d’autres divertissements, cela contrairement à ses deux amies. C’est ce quotidien d’une jeune fille ambitieuse partagée entre tradition et modernité, vivant dans un quartier populaire et décidée à s’en sortir. Ce dernier raconte en deux volets, celui du réalisme et de l’humour.

Cette histoire des aventures d’Aya n’a ni couleur, ni frontière. Même si elle parle davantage aux Ivoiriens, certes les spectateurs de toutes les nationalités sauront apprécier “Aya de Youpougon” qui, outre cette appellation, aurait pu être Aya de Yolo (RDC), de Bastos (Cameroun), ou encore de Pikine (Sénégal), cette dernière est universelle et ce film, touche davantage un public cible d’adolescents comme d’adultes.

En effet, cette histoire traite avec brio des thématiques sensibles tels que la polygamie, le manque de moyen dans les quartiers populaire d’Afrique ou les populations vivent au quotidien, les grossesses non désirées, les risques des traitements à l’indigénat, le pouvoir de l’argent, les filles mères, l’éducation … en réalité des sujets qui touchent toute l’Afrique.

Selon Marguerite Abouet, ce film a pour objectif de montrer aux africains qu’on peut entreprendre de bonnes histoires de la vie quotidienne des africains, et relever l’image de l’Afrique au monde. Elle a expliqué: «Aya avant d’être un film, c’est une bande dessinée en site d’homme et a beaucoup de succès en France. Il est aussi traduit en 16 langues; c’est une histoire qui se passe dans les années 1979 en cote d’ivoire» a-t- elle expliqué.

Cette projection a connu la participation de plusieurs personnalités parmi tant d’autres, l’ambassadeur de la France en RDC, Luc Hallade. Sur le lieu les avis étaient multiples, la population qui a pris part a cet événement. «Ce genre de film, nous en avons besoin dans notre pays pour l’éveil et la prise de conscience de la jeunesse congolaise» a déclaré un spectateur. Un autre explique, «le gouvernement doit encourager de telles initiatives pour la sensibilisation de la population».

Cette série est le premier film de Marguerite Abouet, et elle continue à tourner d’autres sous les titres: «On ne naît pas immigré, on le devient» et «Bienvenu».

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