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AGRICULTURE: Une affaire des femmes l’émancipation desquelles éradiquera la faim

Agriculture est au féminin!

En Afrique subsaharienne, les femmes produisent jusqu’à 80% des denrées alimentaires destinées à la consommation des ménages et à la vente sur les marchés locaux, selon un rapport de la Banque mondiale et de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

altChaque année, le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies fournit de la nourriture à plus de 11 millions d’écolières afin de les aider à rester scolarisées, ainsi qu’un soutien nutritionnel spécialisé à environ 3 millions de femmes vulnérables. Cette année, à l’occasion de la journée de la femme (8 mars), le PAM célèbre le fait que l’émancipation des femmes puisse stimuler les efforts mondiaux pour mettre un terme à la faim.

«Donner aux femmes le pouvoir de faire des choix est l’un des premiers pas vers un monde sans faim. Partout où travaille le PAM, les femmes sont au centre des programmes qui s’attaquent à l’insécurité alimentaire et la malnutrition. Nous travaillons avec des fermières, des commerçantes, des femmes nutritionnistes, des cuisinières scolaires, et nous servons à manger à des millions d’écolières, de femmes enceintes, et de mères allaitantes» a déclaré la directrice exécutive du PAM Ertharin Cousin.

Cette année, le thème des Nations Unies pour la journée de la femme souligne que « l’égalité pour les femmes est un progrès pour tous ». Le programme “Achat au service du Progrès”, ou P4P (Purchase for Progress), est un exemple d’un programme du PAM qui met l’accent sur l’avancement des femmes. Cette initiative aide les petits agriculteurs, et notamment les femmes, à devenir des acteurs compétitifs sur le marché en produisant et vendant des aliments pour les programmes du PAM.

Lors de la consultation annuelle du P4P, Mazouma Sanou, une fermière de 43 ans originaire du Burkina Faso et membre d’une coopérative soutenue par ce programme, a expliqué comment elle cultivait du maïs, du sorgho, et du niébé. Mazouma travaille comme moniteur de terrain, et est payée par le PAM et Oxfam pour encadrer 25 groupes ruraux de femmes et leur enseigner comment augmenter leur production et gagner plus.

En tant que mère de trois enfants, elle a également évoqué la façon d’augmenter le poids de la voix des femmes dans la famille. «Les femmes doivent participer à l’éducation de leurs maris. Si le dialogue peut changer les comportements, on ne peut pas forcer quelqu’un à faire quelque chose» a-t-elle déclaré.

Quelques 200.000 femmes ont été formées à différentes capacités durant le stade pilote du programme P4P, et la participation des femmes a triplé depuis le début de cette initiative. Cependant, des défis perdurent. Alors que plus de la moitié des membres du groupe d’agriculteurs de Mazouma sont des femmes, seulement 22% de l’argent issu des ventes au PAM est allé directement dans les poches des femmes.

Un rapport de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture), l’agence sœur du PAM, estime que la réduction des écarts de genre dans l’agriculture grâce à davantage de ressources disponibles pour les femmes permettrait de faire baisser le nombre de personnes qui ont faim dans le monde à environ 100 millions. Le rapport sur la Situation Mondiale de l’Alimentation et de l’Agriculture 2010-2011 indique que les femmes n’ont pas accès aux terres, au crédit, aux outils, et aux graines qui pourraient stimuler la production agricole.

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