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5° FESTIVAL D’ANGOULEME: Le film «La Pirogue» du cinéaste sénégalais Moussa Touré remporte deux prix

« La Pirogue » est en… vogue!

Les rideaux sont tombés sur la 5ème édition du Festival du film francophone d’Angoulême. Le cinéma sénégalais, à l’honneur cette année, a remporté deux trophées : les «Valois» du public et de la mise en scène pour le film «La Pirogue» de Moussa Touré, déjà récompensé au Festival de Cannes, dans la section « Un certain regard ».

Un hommage mérité à été rendu au cinéma sénégalais en présence de l’ambassadeur Mankeur Ndiaye, du ministre français en charge de la Francophonie,Yamina Benguigui, et de Philippe Lavaud, maire de la ville.

«Le cinéma sénégalais est riche. Il est très ancien, très représentatif sur le continent et traverse actuellement une période difficile, notamment pour sa diffusion, d’où notre devoir de contribuer à sa redynamisation», affirme Patrick Mardikian, directeur du festival du film francophone d’Angoulême. Cet amoureux du Sénégal déplore la fermeture massive et progressive des salles de cinéma à Dakar.

Avec un sentiment mêlé de nostalgie et d’amertume, Patrick Mardikian donne l’exemple de la salle «Le Paris» de la place de l’indépendance, la plus emblématique des salles de cinéma, qu’il a eu à fréquenter dans la capitale sénégalaise.

Philippe Lavaud, maire d’Angoulême, se dit aussi amoureux des oeuvres poétiques de Léopold Sédar Senghor. Selon lui, l’hommage rendu au 7ème art sénégalais s’explique également par l’incarnation et l’attachement du Sénégal à un ensemble de valeurs dont l’ancrage de la démocratie.

«L’histoire commune entre la France et le Sénégal ainsi que l’attachement à nos valeurs culturelles essentielles sont autant de raisons de se soutenir mutuellement pour préserver ces acquis», a affirmé le maire d’Angoulême. C’est en ce sens également que le ministre déléguée à la Francophonie, Yamina Benguigui, a salué le rôle pionnier d’Angoulême pour le métissage et le brassage des cultures.

Annoncé à la cérémonie d’ouverture et fortement attendu par les festivaliers, le ministre de la Culture et du Tourisme, Youssou Ndour, a finalement été empêché mais il a envoyé son directeur de cabinet, Elimane Lô pour le représenter, accompagné du directeur de la cinématographie, M. Diaz.

Connu pour son festival international de la bande dessiné, Angoulême est aussi une ville culturelle ouverte au monde dont le rôle est très important dans le développement de la langue française et des cultures francophones.

Pour cette 5ème édition du festival, 10 films francophones ont été sélectionnés pour la compétition officielle, les 5 meilleurs se sont partagé les 7 distinctions existantes et 15 autres oeuvres ont été projetées en avant-premières.

S’appuyant sur la filière des images avec les nombreux instituts que comporte la ville, Angoulême entend ainsi s’ériger en capitale internationale et incontournable de la Francophonie. C’est un pari presque réussi puisque son festival du film francophone, initié en 2008, est reconnu comme le troisième du genre au monde après ceux de Namur, en Belgique, et du Québec, au Canada.

En choisissant de mettre le cinéma sénégalais en vitrine à cette édition, les autorités d’Angoulême, les organisateurs du festival ainsi que leurs partenaires parmi lesquels l’Oif, entendent attirer toutes les attentions sur la nécessité de soutenir et de relancer le 7ème art sénégalais.

«L’aide à la diffusion est absolument nécessaire», affirme Patrick Mardikian. Favoriser les rencontres avec les professionnels francophones en vu d’échanges et d’actions efficaces sont autant de pistes à explorer pour ses amis du Sénégal qui se démener pour sortir le 7ème art sénégalais de son agonie.

Le hasard faisant bien les choses, la fête du cinéma francophone à Angoulême, et par ricochet du cinéma sénégalais, s’est terminée avec la consécration de l’oeuvre de Moussa Touré, une valeur du cinéma africain.

Le «Valois», ce nom attribué aux trophées du festival du film francophone d’Angoulême est choisi en hommage à Marguerite Valois qui a joué un rôle précurseur pour la reconnaissance et le développement des arts ainsi que la diversité culturelle au début du XVIème siècle.

Surnommée «la dixième muse», Marguerite Valois est née à Angoulême. Soeur du roi François 1er, elle est également connue comme l’une des premières femmes françaises de lettres.

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