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12ème CLAP IVOIRE: Le grand prix au réalisateur béninois, Ayeman Aymar Esse

Clap… your hands!

Le jeune réalisateur béninois, Ayeman Aymar Esse, a remporté, à Abidjan, le lgrand prix Kodjo Eboucle de la 12ème édition du Festival Clap Ivoire, ouvert cette année à tous les pays de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest).

«Mettre au service des jeunes du cinéma et de l’audiovisuel un outil de formation, amener les jeunes à se familiariser avec les techniques nouvelles de l’audiovisuel, créer un cadre d’échange et de rencontre entre professionnels et jeunes du secteur de l’audiovisuel et du cinéma, promouvoir l’intégration culturelle sous-régionale», tels sont quelques objectifs du festival Clap Ivoire. Un événement qui a rassemblé les espoirs du cinéma de l’UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest- Africaine). La 12e édition du festival a été ouverte à tous les pays de la CEDEAO.

Selon le directeur général de l’Office National du Cinéma de Côte d’Ivoire(ONAC-CI),Dr Kitia Touré, «Clap Ivoire est un creuset d’expressions et d’ajouter pour les jeunes et facteur d’intégration. Qui mieux que les images et le son parle d’un peuple aux autres, d’une culture à d’autres cultures? Les images nous rapprochent et nous font connaître et aimer les uns les autres».

Quant au ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie, Maurice Kouakou Bandaman, il a annoncé que 2013 sera l’année du cinéma et de l’audiovisuel en Côte d’Ivoire. Pour atteindre cet objectif, Clap Ivoire est «l’une des activités importantes sur lesquelles son département compte pour préparer 2013».

Conscients des brouilles antérieures de la Côte d’Ivoire avec certains voisins, les organisateurs ont placé l’édition 2012 de Clap ivoire sous le signe de l’intégration africaine. Un choix qui a fortement réjoui Aly Coulibaly, ministre ivoirien de l’Intégration africaine.

Pour lui, «le cinéma, la vidéographie et la télévision demeurent des véhicules privilégiés de la culture de masse et, par ricochet, de rapprochement des peuples, donc, condition d’une meilleure intégration socio-humaine». L’ambiance était au rendez-vous au festival, en dépit d’une organisation indigne de cette tribune du cinéma africain.

Toutefois, le jury ,composé de Catherine Ruelle (RFI), Komlam Agbo (Directeur du Patrimoine culturel et des arts de la Commission de l’UEMOA), Mohamed Camara (Directeur général de l’Office national du cinéma, de la vidéo et de la photo de la Guinée Conakry), Valérie Oka (Représentante du ministère ivoirien de l’Intégration africaine), Khady Koné (Représentante du sponsor de Canal+), et Célestin Kalet Digbeu (Enseignant), a salué la qualité technique des films. Il a aussi déploré l’absence de scénarios de certains documentaires, une mauvaise direction du jeu d’acteur en fiction, etc.

Après 5 jours de délibération, les jurés ont attribué le grand prix Kodjo Eboucle, d’un montant de 2 millions CFA, au réalisateur béninois, Ayeman Aymar Esse, pour son film «Rencontre virtuelle », pour sa modernité , la pertinence du sujet, et l’émotion qu’il suscite. Un film qui traite des dangers des Technologies de l’information et de la communication(TIC). Le lauréat a aussi reçu une bourse d’études de Canal+.

LAUREATS

Grand prix Kodjo Eboucle (2 000 000 CFA)
«Rencontre virtuelle» d’Ayeman Aymar Esse(BENIN)
Meilleure actrice (350 000 CFA)
Le rôle de « Nathalie » dans le film «Le prix à payer» de Maxime Tchincoun (Togo)
Meilleur acteur (350 000 CFA)
Le personnage de « Zan » dans le film «Le feu de l’amour» de Cheikh Mohamed Keita (Mali)
Meilleur son (350 000 CFA)
«Babi» de Siam Marley (Côte d’Ivoire)
Meilleure photographie (350 000 CFA)
«Génération de demain» d’Atcho Express (Guinée-Bissau)
Le prix est attribué à Alexandre Dias
Meilleur scénario (600 000 CFA)
«Rencontre virtuelle» d’Ayeman Aymar Esse (BENIN)
Meilleur film documentaire (500 000 CFA)
«Takkaay nos bijoux» de Bintou Fanta Coly (Sénégal )
Meilleur film de fiction (500 000 CFA)
«Le feu de l’amour» de Cheikh Mohamed(Mali)
Prix de l’intégration africaine (250 000 CFA)
«Les échassiers» de Koffi Novissi Azaglo (Togo)
Meilleur film documentaire (1000 000 CFA)
«Fonon ou le génie du fer» de Seydou Coulibaly (Côte d’Ivoire)
Meilleur film de fiction (1000 000 CFA)
«X à payer» de Maxime Tchincoun (Togo)

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