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TUNISIE: Poursuite des débats sur le niqab dans les écoles tunisiennes

Débats et… des hauts? 

Le ministère tunisien de l’Education a demandé aux universités de lever l’interdiction du niqab qui empêche les étudiantes portant le voile d’assister aux examens.

altIl semble que cela constitue un problème aux yeux des conseils scientifiques représentant les étudiants dans les universités, et ni la justice ni l’assemblée constituante ne peuvent intervenir dans ce débat“, a expliqué Mourad Yaakoubi, porte-parole du ministère, à Tunis.

La question a même débordé dans les établissements secondaires. Le jour-même de cette annonce par le ministère, un groupe de salafistes auraient tenté d’assassiner le principal d’un lycée de Nabeul pour avoir refusé l’entrée de son école à une élève portant le niqab.

J’ai le droit d’entrer à l’université et d’y passer les examens en portant mon niqab. Quant à révéler mon identité avant de passer les épreuves, je l’accepte, à condition que je puisse montrer mon visage à une femme“, a déclaré Salwa, membre d’un groupe de jeunes femmes rassemblées la semaine dernière devant le ministère.

Selon un autre étudiant, Mouhib Abdi, “les vêtements sont une liberté personnelle, et le plus important est de respecter le règlement intérieur de l’université et la loi“.

D’autres estiment en revanche que la question du niqab a été réglée il y a longtemps en Tunisie.

Les étudiantes doivent comprendre que l’université tunisienne possède un règlement intérieur interdisant le niqab et que celui-ci doit être respecté. Nous craignons que des violences éclatent et nous empêchent de passer nos examens dans de bonnes conditions“, a expliqué Maysoun Mbarki, un étudiant, à Magharebia.

Wafa Belghayeb, 24 ans, souligne: “La principale raison est la sécurité. Nous ne pouvons tout simplement pas laisser des personnes que nous ne connaissons pas étudier avec nous; je trouve cela effrayant. Les étudiantes portant le niqab peuvent porter les vêtements prescrits par la sharia, mais elles doivent respecter le règlement interne des universités tunisiennes et montrer leur visage, ne serait-ce que par respect pour leur professeur“, a-t-elle expliqué.

Par ailleurs, le procès du doyen de l’Université de Manouba Habib Kazdaghli reprendra le 18 avril. Il est accusé d’avoir agressé une étudiante qui portait le niqab. Selon ce doyen, l’étudiante qui a porté plainte contre lui avait été expulsée de sa faculté, pour une durée de 6 mois, pour avoir refusé de retirer son voile.

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