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SENEGAL: Kankou Coulibaly, la basketteuse la plus titrée d’Afrique

Du parquet au social!

Flash-back sur la belle carrière de Kankou Coulibaly, qui a passé les beaux jours de sa jeunesse dans le 5 majeur de l’équipe nationale féminine où elle a eu tous les honneurs, travaille dans le social, au Conseil National de Lutte contre le Sida (CNLS). Titré 3 fois championne d’Afrique (Tunis en 1975, Dakar en décembre 1976-janvier 1977 et Mogadiscio en 1978) et médaillé d’or aux Jeux africains de Lagos en 1973 et d’Algérie en 1978, Kankou Coulibaly est la basketteuse la plus titrée du Sénégal et d’Afrique.

 

Le règne de Kankou Coulibaly sur les terrains du basket-ball africain a débuté avec la semaine marocaine au Sénégal, en 1969. Depuis, elle a fait rayonner sa classe sur les terrains de basket, jusqu’en 1980, date à laquelle elle a pris sa retraite du basketball.

A présent, Kankou Coulibaly oeuvre dans le social. Elle est chargée du Secteur public et de la question des orphelins et enfants vulnérables au Conseil national de lutte contre le sida (Cnls), depuis Décembre 2002.

Lancée de manière hasardeuse dans le basket, Kankou Coulibaly a eu vraiment la chance de gravir les échelons du basket-ball sénégalais.

Née à la Médina en 1950, Kankou a fait ses études entre l’école primaire Baobab 2 et 3 puis la classe sixième à l’école Papa Guèye Fall, avant le lycée John Fitzgerald Kennedy qu’elle fréquente jusqu’en classe de Terminale. Le basket n’a pas été le seul champ d’action de Kankou. Elle a fait ses études au Centre national d’éducation physique et sportive de Thiès et a servi comme maîtresse d’éducation physique de 1975 à 1980, entre les lycées Kennedy et Blaise Diagne.

Après sa retraite du basket, elle n’a pas hésité à changer de secteur d’activité professionnelle, en s’investissant dans des études en assistance sociale. Aujourd’hui, c’est dans ce champ professionnel qu’elle évolue. Elle est actuellement chargée du Secteur public et de la question des orphelins et enfants vulnérables au Conseil national de lutte contre le sida (Cnls).

Mariée et mère d’une fille et d’un garçon, Kankou reconnaît qu’elle doit une fière chandelle au basket-ball.

«Après ma retraite du basket, j’ai eu à intégrer des instances du basket. J’ai été membre de la fédération en 1977 et en 2004. C’était sous le magistère de feu Ibou Diagne et de Djibokor Seck», indique Kankou Coulibaly, pour qui la vie au sein de l’équipe nationale a été très significative.

Remontant le temps et les souvenirs, elle se rappelle de la finale du Championnat d’Afrique, en Décembre 1976, à Dakar, que l’équipe nationale sénégalaise avait remportée.
C’est l’échange de fanion entre les deux capitaines des équipes nationales féminines de basket-ball, Soussou de la République arabe unie (Egypte actuelle) et Kankou Coulibaly du Sénégal.

«A l’époque, nous avions eu un bon encadrement. Bonaventure Carvalho a été parmi l’un des meilleurs entraîeneurs de l’équipe nationale. En regardant cette photo, ce sont des souvenirs très agréables qui me reviennent, puisque nous avons gagné le titre de championne d’Afrique. C’est l’une des meilleures équipes que nous avions. Certes, il n’y avait pas de tir à trois points à l’époque, mais nous avions une équipe très adroite. A chaque rencontre, nous marquions plus de 100 points. Dieu merci, nous avons fait de bonnes prestations entre Dakar et Kaolack. Il y avait une poule à Kaolack. Ce sont des souvenirs très agréables qui me reviennent. Cette année, la famille du basket a eu l’honneur, par ma voix, de présenter les voeux de la jeunesse au président de la République Léopold Sédar Senghor».

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