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MALI: Opération “Hydre” de la MINUSMA contre les islamistes au nord du pays

Cless…hydre de la norMalisation?

L’Armée française et troupes africaines ont lancé, le 24 octobre 2013, une opération dénommée «Hydre» au Nord-Mali pour éviter une résurgence de mouvements terroristes.

Baptisée «Hydre», ellalte implique plus de 1500 soldats français, maliens et les hommes de la force de l’ONU. Son objectif est de faire pression sur les groupes jihadistes, pour «éviter une résurgence de mouvements terroristes», a indiqué l’état-major de l’armée française. Cette opération intervient au lendemain de l’attaque à l’arme lourde des positions de l’armée tchadienne à Tessalit, par des islamistes radicaux. Bilan: au moins 3 morts dont 2 soldats tchadiens et plusieurs blessés. Depuis deux mois, les jihadistes multiplient les attaques.

Comme très souvent en Afrique, la saison des pluies a été calme. Peu ou pas d’attaques jihadistes, en juin, juillet août. L’armée française a poursuivi ses missions: collecte du renseignement, contrôle de zone, découverte de cache d’armes.

Mais les mouvements islamistes se sont réveillés dès le mois de septembre et ensuite après la fête musulmane de l’Aïd. Attentat suicide contre le bataillon tchadien à Tessalit, tir de roquettes sur Gao, attaque suicide contre une caserne de l’armée malienne. «Des actions localisées», destinées à marquer les esprits, affirment les militaires français.

Peut-être mais ces attaques sont de plus en plus fréquentes. Si pour le moment, elles n’entravent pas l’action ou même la logistique de la force Serval, elles permettent aux différents groupes commanditaires de gagner en notoriété, ce qui peut être utile en cas de négociation ou d’alliance.

Cela dit, les jihadistes ont conservé une véritable capacité de nuisance. Même avec l’aide de la population, l’armée française a du mal à repérer les groupes armés avant qu’ils ne passent à l’action. Il faut dire que la zone d’opération est immense, et qu’elle ne se limite pas au Mali. De nombreuses zones refuges existent dans la bande sahélo-saharienne.

Pour sécuriser les villes maliennes, tout en conservant la capacité à mener des opérations de ratissage d’envergure, il faudrait plus d’hommes. Or les effectifs de Serval sont sur la pente descendante, et la Minusma n’a déployé que 5 000 casques bleus sur les 12 000 que doit compter la force onusienne.

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