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MALAWI: Peter Mutharika élu chef de l’Etat – Avortée la tentative d’annulation du vote de la présidente sortante Joyce Banda

Joyce Banda… “mal a ouï” le verdict du vote?

Le Malawi a vécu récemment un évènement politique fort suite à la décision de la présidente sortante Joyce Banda d’annuler les élections générales organisées le 20 mai. La décision de Mme Banda a été aussitôt invalidée par la Haute Cour du Malawi, saisie par la commission électorale.

altLe Malawi a vécu récemment un évènement politique fort suite à la décision de la présidente sortante Joyce Banda d’annuler les élections générales organisées le 20 mai. La décision de Mme Banda a été aussitôt invalidée par la Haute Cour du Malawi, saisie par la commission électorale. «Il est, par la présente, ordonné et demandé qu’une injonction soit émise pour empêcher (…) d’annuler le triple scrutin présidentiel, législatif et municipal», a indiqué dans une ordonnance rendue dans la soirée du samedi 24 mai le juge Andrew Nyirenda, quelques heures seulement après l’annonce de l’annulation des élections par la présidente sortante.

Ce coup de théâtre a eu lieu moins de vingt-quatre heures après l’annonce par la commission électorale que Mme Banda était sérieusement distancée, selon des résultats partiels portant sur plus de 30% des suffrages, avec 23% des voix pour elle contre 42% à M. Peter Mutharika, frère du président Bingu wa Mutharika au pouvoir de 2004 à 2012.

Mme Banda avait accusé un parti sans le nommer, d’avoir infiltré et piraté le système de dépouillement de la commission électorale et dénoncé de «sérieuses irrégularités» dans le déroulement des élections générales tenues le 20 mai.

La commission électorale a reconnu des problèmes dans le comptage électronique des votes, mais décidé de poursuivre manuellement, occasionnant des lenteurs, sans toutefois entamer la fiabilité des résultats selon son président Mason Mbendera.

« La Constitution du Malawi n’autorise pas la présidente Joyce Banda à annuler les élections présidentielle et législatives du 20 mai ». Le Malawi démeure en matière de séparation de pouvoir un exemple à suivre en Afrique.

Sous d’autres cieux, il n’existe pas de séparation des pouvoirs. Le chef de l’Etat est chef suprême des forces armées, premier magistrat, premier ministre, bref chef de tout comme dirait quelqu’un. En cas d’élection, il peut annuler comme bon lui semble les résultats par simple décret.

Le Malawi parle t-il à ces pays-là? Telle est la question.

Après la proclamation des résultats officiels de la présidentielle par la Commission électorale, la présidente sortante, qui contestait les résultats provisoires la donnant perdant, a reconnu sa défaite et souhaité pleins succès à son tombeur Peter Mutarika.

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