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COTE D’IVOIRE: Quelles solutions au problème de cautions et de loyers exorbitants à Abidjan?

8 mois de caution et 2 mois d’avance quand le loueur veut être «gentil».
En Côte d’Ivoire, plus particulièrement à Abidjan, ce qui se passe dans le secteur de l’immobilier ressemble trait pour trait à la sorcellerie pure et dure. Pour s’en convaincre, il suffit de se référer aux actes, qui sont d’ailleurs légion, posés par les acteurs de ce milieu qui sont dignes des hauts faits opérés par les sorciers patentés.

Les Abidjanais vivent des problèmes dans le secteur de la location des immobiliers, notamment les prix gargantuesques des loyers et des cautions (ex : 8 mois de caution et 2 mois d’avance quand ils veulent être «gentils» ), le refus de louer des appartements ou des maisons à des individus d’une ethnie donnée étiquetés comme étant mauvais payeurs ou encore les exigences farfelues et irraisonnées telles que le locataire ne doit être que seul dans le studio qu’il désire louer ou avec un peu de chance n’être qu’avec sa copine ou sa femme, comme si les frais que vous occasionnerez en étant en nombre considérable seront à leurs charges.

A l’analyse, on se rend à l’évidence que le seul sentiment qui guide ces propriétaires immobiliers et leurs acolytes appelés pompeusement agents immobiliers, c’est la cupidité et rien d’autre.

Le problème se trouve aussi dans l’incurie qui règne dans ce milieu et dans l’absence criante de politique immobilière de la part de l’Etat, qu’on peut interpréter comme une apathie maladive et chronique voire sédentaire dans la mesure où le problème existe depuis bien des lustres.

Toute chose qui a pour conséquences fâcheuses la non réglementation des prix des loyers et la possibilité pour le propriétaire de fixer les montants des cautions et des loyers, à la tête du client ou en fonction de la commune ou du quartier où a été bâtie la maison mise en location.

Pourtant, c’est l’Etat lui-même qui devrait, en raison de son rôle régalien, mener une politique immobilière des plus hardies en vue de permettre à la population de se loger décemment et à moindre coût afin d’être à l’abri des coups foirés et de la mauvaise foi de certains propriétaires immobiliers.

Avec cette politique étatique, ceux-ci se verront dans l’obligation de revoir à la baisse le coût de leurs loyers en appliquant des prix à la mesure de l’acceptable au risque de devenir locataires eux-mêmes desdits loyers. En outre, avec le redéploiement de l’administration qui se fera incessamment, il va sans dire que les prix des loyers à Abidjan connaîtront une chute vertigineuse.

Car l’engorgement de la capitale économique dû à l’éclatement de la crise politique en 2002 a fortement accru le coût des loyers, les propriétaires étant très pressés de se sucrer sur le dos des populations ayant fui leurs zones d’habitation pour échapper aux salves létales des canons sans se soucier un seul instant des préjudices matériels, moraux et physiques que celles-ci venaient de subir dans leurs départs mouvementés.

Le gouvernement, par le biais des ministères concernés et interpellés, a donc un travail herculéen à abattre en demandant tout d’abord aux propriétaires immobiliers de fixer le coût de leurs loyers en tenant compte des commodités existentielles.

Après quoi, il faudra mettre en place un cahier de charges que toute personne soucieuse de s’investir dans l’immobilier à titre lucratif devra respecter pour ne pas ramer à contre-courant des mesures que l’Etat se résoudra à prendre pour assainir ce secteur comme l’institution des prix uniformes en fonction de la qualité des loyers proposés.

Pour finir, la solution la plus efficace se trouve dans la diligence que l’Etat mettra dans la construction de logements pour répondre aux attentes des Ivoiriens en faisant de telle sorte que la demande ne soit jamais supérieure à l’offre.

 

Alimata Sidibé

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