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CHRISTINE TAUBIRA: La ministre française de la Justice traitée de singe par l’hebdomadaire d’extrême droite “Minute”!

Mines de minus à “Minute”!

L’hebdomadaire d’extrême droite a commis, dans son numéro du 13 novembre, une nouvelle “une” propre à déclencher un scandale. L’on y voit une photo de Christiane Taubira avec ce texte en guise de titraille: “Maligne comme un singe, Taubira retrouve la banane”.

altEn page intérieure, un long article est consacré à ce que la rédaction appelle des “non-événements”, à savoir les attaques racistes qu’a dû subir la ministre de la justice ces derniers jours, La reproduction de cette “une” n’a cessé d’être diffusée sur les réseaux sociaux par ceux-là qui s’indignaient.

L’enquête a été confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne. Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) a annoncé, après SOS Racisme, qu’il déposerait une plainte pour injure raciste et provocation à la haine raciale contre Minute.

L’hebdomadaire reprend les insultes racistes qui ont récemment visé la ministre de la justice. Matignon estime que cette “une” est susceptible de constituer une “injure publique à caractère racial”.

Nous n’avions pas de sujet à mettre en couverture. On a discuté à plusieurs, on a parlé de Taubira, retourné les mots-clés dans tous les sens et voilà! On ne pensait pas que cela prendrait cette dimension… Même si on savait que certains partiraient au quart de tour. On voulait un truc qui buzze, on en a fait un. C’est un beau coup de pub“, raconte un collaborateur de Minute souhaitant rester anonyme et qui se félicite avant de qualifier ça “une” de “rigolote”.

altMercredi matin, l’hebdomadaire, tiré à 40.000 exemplaires, était disponible dans les kiosques. Presstalis, distributeur de la presse française, a expliqué que seule une décision de justice pouvait bloquer la diffusion d’un journal, et qu’à sa connaissance il n’existait aucune décision de ce type.

Mme Taubira, qui a choisi pour sa part de ne pas porter plainte, selon son entourage, s’est refusée à tout commentaire à sa sortie du conseil des ministres, mercredi.

Plusieurs membres du gouvernement ou du Parti socialiste ont également tenu à dénoncer cette nouvelle provocation de Minute et exprimer leur soutien à Christiane Taubira. Harlem Désir, premier secrétaire du PS et ancien président de SOS Racisme, a ainsi réclamé la saisie du numéro incriminé.

Le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, a approuvé la décision du premier ministre de saisir la justice. “L’abjection a des limites. Il y a des cas où la justice peut saisir des journaux – et heureusement! –, quand les journaux violent les principes les plus fondamentaux de la République“, s’est-il indigné sur France Inter.

La vice-présidente de la Commission européenne et commissaire chargée de la justice, Viviane Reding, a également apporté son soutien à Christiane Taubira, victime “d’insultes racistes insupportables et indignes. Dans ces situations, le silence est plus assourdissant que les mots. C’est pourquoi je me montre solidaire à l’égard de la garde des sceaux“, a-t-elle ajouté.

Le maire UMP de Bordeaux Alain Juppé, a qualifié cette couverture de “degré absolu de l’abjection“. Le patron de l’UMP, Jean-François Copé, a dit soutenir la démarche judiciaire du gouvernement. “Ils n’ont donc pas de limites. C’est même à ça qu’on les reconnaît. Pas une Minute à perdre. Les nazes en cage“, a également twitté Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche.

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a également condamné le magazine, se déclarant “heureuse” de se “faire cracher dessus chaque semaine par Minute“. Le FN a pris ses distances avec Minute, en particulier depuis janvier, quand le journal avait fait sa “une” sur un supposé lobby gay au sein du parti. Marine Le Pen avait alors qualifié le journal de “torchon”.

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