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CENTRAFRIQUE: L’Afrique Centrale déploie la FOMAC au secours de Bangui

Y faut… Fomac? 

Un ouf de soulagement pour les autorités centrafricaines. Longtemps sous la menace de la coalition de rebelles Seleka qui est à la porte de Bangui, le gouvernement de François Bozizé sera secouru par la FOMAC (Force Multinationale d’Afrique Centrale) qui se renforce en Centrafrique.

altC’est toujours le statu quo sur le plan militaire en Centrafrique. La perspective d’une offensive des rebelles de la Seleka contre Bangui semble s’éloigner. La défense du gouvernement centrafricain s’organise. La FOMAC se renforce dans le pays. La situation reste toutefois tendue à Bangui.

Déterminés à empêcher sa chute, les pays d’Afrique centrale ont commencé à envoyer des renforts militaires pour protéger Bangui, menacée par les rebelles de la Seleka positionnés à Sibut à 180 km au nord du pays. Quelque 120 Camerounais sont attendus ce mercredi 2 janvier. Ils rejoindront les 120 soldats gabonais, arrivés le 1er janvier et un contingent du même nombre du Congo-Brazzaville sur le terrain, depuis le 31 décembre.

Ces troupes fraîches s’ajoutent à 400 soldats tchadiens déjà déployés en renfort de l’armée centrafricaine, à Damara, l’ultime verrou sur la route de Bangui. Les effectifs de la FOMAC devraient atteindre 760 hommes, à la fin de la semaine, pour faire face aux ambitions des rebelles de la Seleka qui envisagent toujours de marcher sur Bangui.

Leur mission sera d’éviter de nouveaux affrontements entre l’armée et les rebelles. Ruffin Pacôme Odzonga, ministre gabonais de la Défense, l’a rappelé, avant le départ du contingent gabonais en Centrafrique.

Depuis ce week-end, un couvre-feu est imposé à Bangui. Un couvre-feu pendant lequel des jeunes qui se décrivent comme «jeunes patriotes» se mobilisent pour établir des barrages pour protéger leur quartier. Ils entendent filtrer la circulation, et disent vouloir empêcher «d’éventuelles infiltrations rebelles». Objectif: envoyer vers la police et la gendarmerie toute personne suspecte. En suivant deux critères principaux. La possession ou non de papiers centrafricains et la maîtrise ou non de la langue nationale, le “sango”.

Le discours de ces jeunes est par ailleurs fortement imprégné de ressentiment vis-à-vis de la France, accusée pêle-mêle d’être responsable de la crise actuelle ou de refuser d’intervenir pour repousser les rebelles.

Malgré le couvre-feu instauré à Bangui, depuis 3 jours, la nuit du Nouvel An y a été marquée par des violences. Un jeune musulman a été tué dans un quartier populaire PK 5 de la capitale, alors qu’un policier est mort au cours des affrontements qui ont suivi.

 

 

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