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CECILE KYENGE: Le Ministre de l’Intégration “cible des violences d’un racisme caché”

Pas de cache-cache avec le racisme caché!

Le ministre de l’Intégration: «Certaines personnes ont du mal à affronter le changement. Dans ce pays, les immigrés, les pauvres, les faibles sont maltraités“.

altHonnêtement, quand je suis devenu ministre, je ne m’attendais pas à cette vague d’insultes et de violences contre moi, ç’aurait été impensable pour quiconque. Une telle violence va au-delà de mon imagination». C’est ce qu’a déclaré le ministre de l’intégration Cécile Kyenge, ministre de l’Intégration, interviewée par Radio Capital.
Dans ce contexte, il est émergé un problème souterrain: la difficulté de certaines personnes à accepter le changement. C’est une sale violence qui émerge et qui nous met face à un problème à affronter, le racisme caché. Pour chaque changement à faire, le chemin à parcourir est long. C’est un problème à résoudre, sans factions,  il faut oui réagir mais etre prets à accompagner les changements“.

Depuis que je suis en Italie, j’ai appris à affronter toutes sortes de violences et ma première réponse est la non violence, C’est un parcours personnel que j’ai fait au cours des années, quand je me suis retrouvée face à de nombreuses difficultés”.

«Depuis que je suis arrivé en Italie, j’ai subi tellement d’actes racistes mais, avec une réponse violente, on ne va nulle part. La meilleure réponse est de ne pas faire mur contre mue et montrer un comportement positif. La seule fois que j’ai dénoncé quelqu’un, c’est parce qu’il m’avait porté main, mais je n’ai pas eu le temps d’obtenir justice parce que la personne incriminée est mort entre-temps“, a déclaré le ministre.

Toujours à Radio Capital, le maire de la ville de Lampedusa,  Nicolini, a affirmé que les cas de délinquance des immigrés, y compris le cas Kabobo (jeune ghanéen qui a agressé à la pioche 5 italiens faisant 3 victimes), étaient une conséquence de la politique de fermeture et du fait qu’en Italie, les immigrés sont traités comme des animaux.

Qu’en pense le ministre de l’Intégration? «Un crime est toujours un crime mais il faut comprendre les origines du malaise, comprendre les causes car cela permet de faire de bonnes lois mettant l’individu au centre de la question. Avant de devenir ministre, j’étais en train d’écrire un dossier intitulé “Racisme Institutionnel”, dans l’objectif de comprendre les origines du malaise, comment les gens vivent, leurs difficultés qu’ils peuvent porter jusqu’à un certain point. Il y a des gens fragiles, il y en aqui s’en sortent, d’autres non».

Si les immigrants sont traités comme des animaux, ça dépend des conditions, du lieu. Et je ne pense pas seulement aux immigrés, mais aussi aux Italiens, aux nouvelles pauvretés qui naissent. Les faibles sont maltraités dans ce pays. La plupart des gens ne sont pas considérés comme tels. C’est un concept qui doit changer, parce que notre Constitution dit qu’on doit enlever les obstacles pour les plus faibles“, a conclu Cécile Kyenge.

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