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BURKINA FASO: Burkina Faso: Mise en place du Sénat – Les musulmans partants

Les Musulmans disent oui.. “Allah” création du Sénat!

A la suite de la délégation de la FEME, le chef de l’Etat a échangé, dans l’après-midi, avec le présidium de la Fédération des Associations Islamiques du Burkina (FAIB). Ce que l’on peut retenir de ce face-à-face tient à ceci: les musulmans du Burkina Faso sont pour la mise en place du Sénat.

altDe la position des musulmans sur la mise en place d’une deuxième chambre, le secrétaire général de la FAIB, El Hadj Souleymane Compaoré, a été sans équivoque.

«La position des musulmans est connue depuis les assises nationales de 2011. Nous sommes partis au consensus qui créait le Sénat depuis cette date. Maintenant que le président Compaoré a remis le dossier à la forge, les musulmans ont, comme les autres, donné des contributions pour améliorer l’ouvrage pour qu’il satisfasse la majorité des Burkinabè», a-t-il mentionné.

Et El Hadj Compaoré d’ajouter que le débat sur le Sénat est d’ordre politique. «La Fédération des associations islamiques du Burkina n’est pas une organisation politique. Nous n’avons pas vocation à prendre et à partager le pouvoir. Nous ne souhaitons même pas être un contre-pouvoir», a-t-il affirmé.

A l’entendre, ce que les musulmans disent à travers le présidium de la FAIB, est que «le débat politique doit rester sain, sans violence et que les gens exercent leur liberté en ayant en tête l’intérêt général de la nation».

En cela, il a fait savoir qu’il ne faut pas attirer les formations qui ne sont pas “politiciennes” dans le combat politicien. A ceux qui disent que le Sénat est budgétivore, il a répondu : «On a mis 45 milliards en moins de six mois pour organiser les élections et personne n’a rien dit. Pour lui donc, trois milliards en une année pour l’enracinement des institutions et partant, de la démocratie est un prix qui ne fait pas peur ».

A la remarque d’un journaliste, à savoir que siéger au Sénat c’est faire de la politique, le SG de la FAIB a laissé entendre que les musulmans sont des citoyens qui doivent exercer leur droit : celui de faire de la politique.

«Ce n’est pas interdit à un religieux de faire de la politique. Aussi, la communauté musulmane a participé, de tout temps, à apaiser le climat social lors des tensions. Lorsque vous sortez des solutions qui sont acceptées et que le climat s’apaise, vous êtes de fins politiciens. Ce que nous n’allons pas faire, c’est la politique politicienne. Nous n’allons pas être des combattants alignés derrière des groupes pour des intérêts partisans», a précisé Souleymane Compaoré…

Quid des 500 millions CFA reçus du pouvoir pour l’organisation du hadj 2013 et qui pourraient s’apparenter à une contrepartie offerte en échange de son soutien? A cette question, El Hadj Compaoré a été clair: «Ce n’est pas un secret. C’est une information publique qui est sortie du Conseil des ministres pour dire que l’Etat a contribué à stabiliser le prix du hadj, cette année. En juin 2011, quand on était pour le Sénat, on n’avait pas reçu les 500 millions CFA». Il a exprimé sa gratitude aux pouvoirs publics pour l’attention dont bénéficie la communauté musulmane, qui représente 60% de la population burkinabè.

 

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