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ALGERIE: Censure et rumeurs sur l’état de santé du président Bouteflika

C’est sûr… cette censure rassure peu!

Deux journaux algériens ont été interdits de publier un dossier spécial sur Abdelaziz Bouteflika, un dossier selon lequel le président serait dans un profond coma qui pourrait durer des semaines.

altEn Algérie, la censure de deux journaux, qui devaient paraître dimanche 19 mai, alimente un peu plus les interrogations au sujet de la santé du chef de l’Etat.

Les quotidiens “Mon Journal” en français et “Djaridati” en arabe n’ont pas eu le droit de publier un dossier spécial sur Abdelaziz Bouteflika, un dossier selon lequel le président serait dans un profond coma, qui pourrait durer des semaines.

La censure fait un peu plus planer le doute dans un contexte où la communication est réduite au minimum depuis l’hospitalisation d’Abdelaziz Bouteflika au Val-de-Grâce le 27 avril dernier, il y a donc près de 3 semaines, pour un accident vasculaire cérébral.

Aucune image d’Abdelaziz Bouteflika n’a été diffusée, depuis le 27 avril dernier. Seuls quelques communiqués écrits attribués au chef de l’Etat ont cherché à rassurer, sans forcément y parvenir.

Un premier texte dans lequel le président félicite par avance les vainqueurs de la 49e Coupe nationale de football, puis un autre dans lequel il dit son respect pour la presse algérienne et instaure la 20 Journée nationale pour la liberté de la presse.

Un communiqué qui rend la censure contre les deux journaux encore plus intrigante. S’agit-il d’une lutte d’influence au sommet de l’Etat? Le patron des deux titres de presse étant réputé proche des services, a-t-il été sanctionné par une autre branche du pouvoir défendant d’autres intérêts? Ou les informations ont-elles été effectivement jugées embarrassantes?

Face aux rumeurs, c’est habituellement la visite d’un chef d’Etat étranger qui permet de confirmer la présence du chef de l’Etat en Algérie, via des photos, plusieurs mois parfois après un épisode de maladie, mais pour l’heure rien. Il va mieux et a besoin de repos, début mai, selon la présidence de la République.

L’absence d’Abdelaziz Bouteflika paralyse l’Etat, car le régime présidentiel fait qu’il concentre la plupart des pouvoirs. En théorie, le président du Sénat assure l’intérim pour une période de 45 jours maximum, ensuite des élections anticipées sont nécessaires.

Celui qui s’affiche aujourd’hui, c’est surtout le Premier ministre Abdelmalek Sellal, mais on ne sait pas qui vraiment gouverne.

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