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ALAIN MABANCKOU: Lauréat du Prix Prince Pierre de Monaco

Allez Alain!

La fondation Prince Pierre de Monaco, présidée par Son Altesse Royale la princesse de Hanovre, a couronné, mardi 1er octobre soir lors d’une cérémonie salle Garnier à Monaco, Alain Mabanckou pour l’ensemble de son œuvre, à l’occasion de la publication de “Lumières de Pointe-Noire” (Seuil) dans lequel l’écrivain raconte son retour au Congo-Brazzaville de son enfance.

altDéjà couronné de nombreux prix, notamment le prix Renaudot en 2006 avec “Mémoires de porc-épic” (Seuil), Alain Mabanckou vit depuis 2007 à Los Angeles où il enseigne la littérature francophone.

Créé en 1951, le prix littéraire Prince Pierre de Monaco honore, sur proposition du conseil littéraire, un écrivain d’expression française de renom pour l’ensemble de son œuvre. Il est doté d’un montant de 15000 euros.

Qu’est-ce que la littérature ? “C’est l’art de transformer la nostalgie en un chant de bonheur“, a expliqué Alain Mabanckou devant une assemblée de 200 personnes réunies, dans la salle Garnier du casino de Monte-Carlo, pour la cérémonie des prix littéraires de la principauté de Monaco.

Mardi 1er octobre, l’auteur de “Verre cassé” recevait le prix littéraire Prince Pierre de Monaco, pour l’ensemble de son œuvre et à l’occasion de la parution de “Lumières de Pointe-Noire” (Seuil). “Un livre à part dans sa biographie” a précisé l’auteur francophone puisqu’il constitue à la fois “une dette à sa mère” et “un hommage à la femme africaine“.

Retourner au pays natal n’est jamais un choix facile. Pour Alain Mabanckou qui est né en 1966 au Congo-Brazzaville, “il n’est pas évident de revenir dans le vestiaire de l’enfance. Vous risquez de bousculer les meubles ou d’enlever la poussière qui fait pourtant toute la saveur des souvenirs“. Dans “Lumières de Pointe-Noire“, il a, en plus, entrepris le récit d’une enfance, vu uniquement à partir d’un regard adulte.

L’an passé, Alain Mabanckou faisait déjà partie des écrivains sélectionnés pour recevoir le prix Prince Pierre de Monaco, doté de 15 000 euros, mais le jury composé d’académiciens français (Hélène Carrère d’Encausse, Edmonde Charles-Roux – également présidente de l’Académie Goncourt –, René de Obaldia, Frédéric Vitoux, Jean-Loup Dabadie) et d’écrivains francophones (Dany Lafferière, Tahar Ben Jelloun) lui avait préféré l’écrivain randonneur Jean-Paul Kauffmann.

Mardi soir, le nouveau lauréat a rendu hommage à deux illustres prédécesseurs, Maurice Druon, primé en 1966, année de sa naissance, et Léopold Sédar Senghor, distingué en 1977.

De fait, le prix Prince Pierre de Monaco affiche un très joli palmarès, de Julien Green en 1951, année de la fondation de cette récompense, à Pascal Quignard en 2000, en passant par Marguerite Yourcenar (1972) et Patrick Modiano (1984) et jusqu’à Philippe Jaccottet en 2003. “Recevoir un prix pour l’ensemble de son œuvre demande d’avoir roulé sa bosse pendant longtemps, mais je ne dis pas non“, a ajouté Alain Mabanckou.

Depuis 2001, le jury présidé par la princesse Caroline de Hanovre remet aussi une bourse de la découverte, dotée de 6 000 euros et qui récompense un jeune écrivain francophone pour son premier ouvrage de fiction. Elle a été remise à Yannick Grannec pour “La Déesse des petites victoires” (Anne Carrière). Dans son roman, elle retrace la vie d’Adèle Gödel, la femme d’un des plus grands mathématiciens du XXe siècle, Kurt Gödel, intime d’Albert Einstein, à travers les yeux d’Anna Roth, une jeune documentaliste des années 1980.

Sur les mêmes critères, un jury de lycéens de la principauté a également décerné son coup de cœur aussi doté de 6 000 euros. Il est revenu à Chloé Schmitt pour son roman “Les Affreux” (Albin Michel). Cette étudiante à Sciences Po, âgée de 21 ans, s’est mise dans la peau d’un homme qui vit dans une chaise roulante et assiste impuissant au spectacle d’un monde sur lequel il n’a plus prise.

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