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AFRIQUE – BRÉSIL: Alliance stratégique avec l’Afrique

Coopération sam-ba…vure?

Cette alliance a été annoncée, lors d’un séminaire sur “Investir en Afrique: opportunités, défis et instruments de coopération économique”, organisé par la BNDES à Rio de Janeiro, qui a attiré des délégués d’institutions de développement, des chefs d’entreprises et des personnalités comme l’ancien président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva (2003-2011).

André Esteves, le président de la banque privée brésilienne ‘BTG Pactual’, a aussi annoncé le lancement d’un fonds capital-risque d’un milliard USD pour l’investissement en Afrique, “la plus grande contribution du secteur privé pour les investissements dans ce continent“, a-t-il dit.

Makhtar Diop, le vice-président de la Banque Mondiale pour l’Afrique, a énuméré certains des défis énormes en Afrique: l’intégration du continent en termes de transport, les ports, les chemins de fer et les télécommunications; la gestion des ressources naturelles comme l’eau; le développement énergétique; et la lutte pour la sécurité alimentaire.

Pour renforcer la compétitivité du continent sur le marché mondial et combler le déficit d’infrastructures, l’Afrique a besoin d’au moins 68 milliards USD d’investissements jusqu’en 2020, selon le PIDA (Programme de Développement des Infrastructures en Afrique).

La Banque mondiale appuie en particulier le PIDA, une initiative conjointe de la Commission de l’UA (Union Africaine), du NEPAD (Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique), et de la BAD.

Le directeur de l’AfDB, Alex Rugamba, a expliqué que “le PIDA couvre les secteurs des transports, de l’énergie, des ressources en eau et des technologies de l’information et de la communication (TIC). Il a été conçu pour une période de 30 ans, parce que sans infrastructures, nous ne pourrons pas atteindre l’objectif d’une croissance économique de six pour cent pour le continent“.

Les exportations du Brésil vers l’Afrique sont passées de 2,4 milliards USD en 2002 à 12,2 milliards USD en 2011, tandis que le total des échanges – exportations et importations – est passé de 4,3 milliards USD à 27,6 milliards USD, durant la même période.

Diop et Rugamba ont tous deux affirmé que le Brésil jouerait un rôle important dans l’accroissement des investissements dans les infrastructures en Afrique.

L’Afrique est un nouveau marché, a dit Maria das Graças Foster, la directrice générale du géant pétrolier brésilien ‘Petrobras’, qui a noté que l’entreprise est active en Angola, Namibie, Libye et au Nigeria.

Elle a souligné que “d’importantes réserves pétrolières ont été découvertes au Ghana et en Ouganda, tandis que la production s’élève aujourd’hui à 58.000 barils par jour au Nigeria, et à 2.000 barils en Angola“.

Murilo Ferreira, le directeur général de la société minière brésilienne, Vale, a souligné que la société a 7,7 milliards USD en investissements dans 9 pays africains, dans les mines de cuivre, de charbon, de fer et de nickel. Il a également déclaré que 900 km  de chemins de fer et un port en eau profonde sont en cours de construction au Mozambique.

C’est une vision à long terme, et nous voulons parvenir à des moyens écologiquement durables et socialement responsables de faire les choses. Nous devons intensifier le dialogue avec la société locale, parce que nous ne voulons pas nous faire passer pour des impérialistes”, a-t-il ajouté. “Nous sommes prêts à répondre aux exigences de chaque population (dans les pays) où nous sommes actifs, parce que nous ne sommes pas parfaits, et parfois nous faisons des erreurs. Il est nécessaire d’être assez humble pour admettre ses erreurs“, a-t-il indiqué.

 

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