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CENTRAFRIQUE: Retrait des Tchadiens de la MISCA

Ciao Tchad!

En Centrafrique, les forces tchadiennes ont quitté les villes du Nord et Nord-Est dans lesquelles elles étaient postées et regagnent actuellement le Tchad. C’est ce qu’a confirmé, samedi 12 avril, le chargé de communication de la MISCA (Mission de Soutien en Centrafrique), Francis Ché.

altUn départ qui s’est effectué entre lundi et vendredi, sans problèmes majeurs, d’après des sources locales. Selon plusieurs témoins, malgré quelques tensions, la situation reste pour le moment calme dans l’ensemble de ces villes.

«Le contingent tchadien s’est désengagé de Bossangoa, Bouca, Batangafo, Kaga-Bandoro et Ndélé. Il est en train de regagner son pays», a confirmé Francis Ché, chargé de communication de la MISCA.

Pour Bouca, le départ a eu lieu, dès lundi. Selon des témoins, des anti-balaka sont alors venus patrouiller en ville, sans incidents majeurs. Ils auraient regagné la brousse vendredi à l’arrivée, par hélicoptère, d’une vingtaine de Congolais et Gabonais de la MISCA.

Nouveaux éléments à Bossangoa et Batangafo, mais pas à Kaga-Bandoro

De nouveaux éléments de la MISCA ont aussi rejoint Bossangoa et Batangafo ces deux derniers jours, quelques heures seulement après le départ des Tchadiens.

A Bossangoa, ils devront cohabiter avec des membres des anti-balaka, toujours présents en ville, tandis qu’à Batangafo, c’est avec l’ex-Seleka, l’ancienne rébellion, basée non loin de sa caserne, que la Misca devra composer.

Pas de relève, pour l’instant, à Kaga-Bandoro. Depuis le départ des soldats tchadiens jeudi, seule l’ex-Seleka est présente en ville, racontent des témoins.

«Les anti-balaka sont à 5 km du centre. L’ex-Seleka, elle, a repris la caserne de la Misca près de l’église. Il n’y a ni policier, ni gendarme, ni maire», explique un habitant. «Les ex-Seleka provoquent les jeunes et se livrent au racket, mais malgré les tensions, il n’y pas eu d’incidents majeurs», affirme un autre.

Pas de précisions en revanche sur Ndélé, si ce n’est la confirmation par la Misca du départ des Tchadiens.

Calme relatif à Bria

La tension s’apaise petit à petit à Bria. La situation était très volatile notamment depuis une fusillade, jeudi, entre des ex-Seleka d’un côté, et les troupes des forces MISCA et Sangaris de l’autre. Deux soldats de la force africaine avaient été blessés.

Vendredi s’est tenu sur place une réunion avec le général Issa Issaka, haut responsable de l’ancienne rébellion, le général Soriano, patron de la force française Sangaris, et le ministre de l’Administration du territoire Aristide Sokambi. Cette visite a permis de faire baisser la pression. Samedi, une nouvelle négociation a été menée avec succès avec les rebelles installés en ville.

«On avance dans le bon sens», explique un notable. Dans la matinée, le comité de sensibilisation et le conseil des sages ont négocié avec des responsables de l’ex-Seleka, notamment avec le colonel Ousta. Le groupe armé a fait des concessions, en faisant d’abord retirer les barricades érigées en ville et tenues par des civils souvent très jeunes.

L’ancienne rébellion serait également prête à rentrer dans le rang. «Le mouvement a accepté le principe d’un cantonnement et d’un désarmement», explique Gilbert Dalkia, du conseil des sages, ajoutant que le cantonnement est en cours près de la préfecture. Dans le détail, les parties se sont aussi mises d’accord sur une surveillance des armes afin d’éviter les vols. Enfin les hauts gradés pourront se déplacer avec un aide de camp armé. Mais avant d’en arriver là, l’ex-Seleka exige des garanties. «Les anti-balaka ne sont pas loin. Nous sommes sous leur menace. Donc on ne va pas désarmer pour rien», déclare un officier rebelle.

Pourtant selon un habitant, seule cette étape permettra le retour de ceux qui ont fui en brousse.

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