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LETTRES DES LECTEURS

FESTIVAL RAPANDAR (SÉNÉGAL): Rapport spécial sur l'état du festival par le Président

Un patrimoine culturel à consever et valoriser. 
Chers amis et chers partenaires,
Comme vous le savez, depuis 8 années RAPANDAR a fait ses preuves sur la ville et sur le développement culturel de la région.
Vous avez battus toutes ces années pour donner l’espoir à la jeunesse et appuyer leurs initiatives sur la région. Le RAPANDAR est maintenant dans l’agenda national et dans l’agenda de la commune de Saint-Louis.
Comme vous le savez aussi, la population a supporté le festival comme le syndicat d’initiative et le service du tourisme avec les hôtels de la place qui ont toujours respecté leurs engagements sur RAPANDAR et hébergé gratuitement les participants au festival, avec l’appui du Gouverneur, du Préfet, du Conseiller spécial auprès du Premier Ministre, de Mme Fabienne Diouf, la fille de l’ancien Président du Sénégal, de l’ambassade de France au Sénégal, du Président de l’Économie du Sénégal, de M. Ousmane Masseck Diaye et aussi l’appui de la presse sénégalaise qui a  toujours suivi le projet de près, parce que ce sont aussi des membres fondateurs du festival RAPANDAR et les autres partenaires privés.

Mais, cette année 2011, RAPANADAR n’a pas obtenu l’appui de la région comme la mairie de Saint-Louis et le Conseil Régional. Nous avons aussi perdu l’appui de Nescafé, de l’ANPT  et du service tourisme du Sénégal. Il n’ y avait que la population qui appuyait ce projet.
Je pose alors une seule question : où sont les conventions signées par les autres villes qui travaillent avec la ville de Saint-Louis sur la culture et le social ?
Dans ces conventions signées par le Maire de Saint-Louis et par le Conseil Régional, le travail de RAPANDAR dans la ville a été reconnu et un travail en partenariat avec la région était prévu.
Alors que beaucoup de pays se déplacent à Saint-Louis pour donner des formations aux jeunes saint-louisiens, comment une Mairie, premier administrateur de la ville, peut ne pas respecter ses engagements en faveur de la jeunesse ?
Tous les anciens maires qui ont appuyé ce projet, même après avoir terminé leur mandat, continuent de soutenir le festival !
Alors aujourd’hui, tout le monde se demande où est le budget de la ville pour culture ? Où est-il passé ?
Le Ministère de la Culture, qui a toujours respecté sa parole, l’Ambassade de France au Sénégal avec M. Jean-Luc Lebras et ses collègues, tout comme la population sénégalaise, savent bien que RAPANDAR est le plus grand festival pour la jeunesse au Sénégal, voire dans l’Afrique entière ; un festival qui a le pouvoir de développer une ville, car sans la culture on ne peut pas développer le tourisme.

Durant ces 8 années, nous nous sommes battus et la population s’est battue pour mettre en place le festival. Nous n’avons pas toujours été aidés et tout le monde sait aujourd’hui pourquoi nous avons pris la décision de ne pas organiser le festival en 2012 : parce que ces personnes qui devaient nous aider à continuer à faire vivre la ville et à donner de l’espoir à la jeunesse, de leur donner une chance de réussir à sortir de la violence, ne nous ont pas soutenus.
Ce sont 14 personnes qui attendaient d’être lancées, accompagnées, encadrées dans la réalisation d’une compilation qui devait sortir dans quelque temps, qui ont été abandonnées !
Pour moi la culture c’est l’âme de la terre parce que les différentes cultures sont autant d’expériences sur la tolérance. C’est grâce à la culture et au tourisme qu’il y a de la solidarité entre les pays. C’est la culture qui crée les échanges et qui permet à chacun de construire un monde meilleur. C’est seulement l’artiste qui peut transmettre un message que tout le monde peut partager dans des moments très informels, pas quelqu’un qui ne connaît pas la culture comme ces soi-disant « intellectuels » (les hommes de culture comprennent ce que je dis).
Intellectuel de quoi ? à quel niveau ? De quelle intelligence parlent-ils ? Ont-ils déjà vécu la souffrance ? le manque de travail ? la discrimination ?
C’est la corruption et la loi du plus fort qui continuent de régner. Ils agissent pour leur intérêt personnel. Ils ont des relations. Ils ont la force de l’argent et du pouvoir et croient qu’avec tout ça ils peuvent détruire n’importe quel projet. Mais heureusement certaines personnes ne se laisseront jamais détourner du bien, ne se laisseront jamais corrompre et resteront toujours de bonnes personnes car la ville de Saint-Louis ne leur appartient pas mais appartient aussi aux fils de Saint-Louis.
C’est à cette nouvelle génération que l’on doit promettre un bon avenir. Et je sais que la population donne beaucoup pour ses futurs enfants. Alors le malin et la maligne qui voient leur intérêt personnel n’ont qu’à comprendre qu’on ne peut pas manipuler les rappeurs et les journalistes qui sont libres. Ils doivent comprendre que la corruption sera toujours illégale et que ce qui restera toujours vrai c’est que c’est la population qui décide et qui a le pouvoir du droit de vote. C’est impossible de corrompre toute une population !
Cela fait combien d’années que l’on nous a promis une Maison de la Culture ? Combien de promesses qu’ils n’ont pas respectées ?
Je voulais adresser un message à la population saint-louisienne et surtout à la jeunesse : ce ne sont pas ces gens là qui vont vous donner un bon avenir !
La corruption et la manipulation par l’argent, même sur des gens complexés ne vont pas toujours fonctionner ! Et la population sénégalaise doit arrêter d’être complexée !
J’ai entendu un homme dire qu’avec de l’argent on peut acheter n’importe quel Africain, qu’il va faire ce qu’on lui dit de faire, et que même une personne innocente peut être poussée à faire n’importe quoi pour de l’argent.
C’est pourquoi aujourd’hui, au début de cette année 2012, le monde doit changer et nous devons changer les mentalités. Le bien n’a jamais perdu et le bien c’est d’assumer ses responsabilités pour soutenir les jeunes qui veulent agir pour leur ville.
Ce sont les politiciens qui dépendent des gens et pas l’inverse. Et ce n’est que si quelqu’un a peur qu’il peut se laisser manipuler et faire n’importe quoi. Mais il ne faut pas avoir peur et ce sont eux qui doivent avoir peur de nous ! Nous sommes réveillés et nous sommes intelligents, peut-être même plus intelligents que ces manipulateurs qui ne pensent qu’à leur intérêt personnel.
C’est le moment de saisir sa chance !
A travers toutes les époques, de nombreuses populations sont passées à Saint-Louis ; les espagnols, les portugais, les français.  Et chacun de ces peuples a laissé des marques de son passage dans la ville ou ont fait des enfants qui sont aujourd’hui des enfants de Saint-Louis. Cela fait aussi quelques années que des américains vivent à Saint-Louis, font la fête et partagent avec la jeunesse saint-louisienne… Et c’est ça qui fait la richesse et l’histoire de Saint-Louis, parce qu’il n’y a que à Saint-Louis que l’on peut partager autant avec la population et être accueilli dans n’importe quelle maison. Ca nous le savons et ce ne sont pas des personnes qui ne sont jamais venues à Saint-Louis et qui n’ont jamais voyagé qui vont nous raconter l’histoire de notre ville. J’aimerais bien qu’un jour mon fils puisse voyager en toute liberté et aller quelque part qui soit comme ça.
Cela fait longtemps que je n’ai pas vu un fils de Saint-Louis qui réussisse à avoir sa propre entreprise, son propre restaurant ou sa propre compagnie. Même si ils sont nés dans cette ville et veulent y rester, il y a toujours malheureusement des personnes qui les empêchent de construire leur avenir ou qui  détruisent ce qu’ils ont, tout ça par jalousie. Mais il faut que ça change et que ce système disparaisse.
J’ai l’espoir de confirmer que dans quelques années le festival RAPANDAR reviendra. Mais la première chose à régler c’est de savoir où est le budget que l’état a voté, et que les gens qui ont reçu cet argent nous rendent des comptes. Ce n’est pas l’argent qui élit, c’est la population qui vote et on ne peut pas corrompre tous les habitants de la ville. J’aime les saint-louisiens et je ne cherche pas à les influencer. Les saint-louisiens voteront pour qui ils veulent. Mais on aime Saint-Louis, on y vit depuis notre naissance et on veut que les choses commencent à changer.
Pour moi, le festival RAPANDAR n’a jamais rencontré de problèmes avec des partenaires, alors aujourd’hui je ne peux pas écouter quelqu’un qui se fait manipuler et qui lance des rumeurs auprès des partenaires qui se laissent corrompre et qui ne veulent plus financer le festival.
Vraiment il faut arrêter la discrimination dans ce pays et la corruption des artistes. Dire stop aux candidats qui ne connaissent rien à la culture et qui croient qu’ils vont réussir être élus président grâce à l’appui de quelques personnes et en corrompant les artistes. Les vrais artistes n’accepteront jamais d’être abusés.
La population sénégalaise sait que nous ne sommes plus dans cette dimension politique. Ce ne sont pas les appuis internationaux qui élisent les présidents. Ce n’est plus l’argent qui décide. Dans cette génération, c’est le peuple sénégalais qui décide, avec le vote et avec sa carte d’électeur. En Afrique, les jeunes sont intelligents, ils font des études. La population sénégalaise ne veut plus voir ses enfants étudier des années, finir leurs études, avoir leur diplôme et ne pas réussir à trouver du travail parce que ce n’est que l’argent ou les relations d’influence qui te permettent de t’en sortir.
Aujourd’hui au Sénégal, nous ne sommes plus prisonniers. Nous ne devons plus nous laisser manipuler et sacrifier par les politiciens de rien du tout qui n’ont aucune expérience et qui ne savent que tricher et exploiter.
C’est le moment pour les sénégalais de savoir à qui ils doivent donner leur voix et qui peut faire avancer la population sénégalaise. C’est le moment de ne plus voter pour des bandits qui n’arrêtent pas de voler l’argent du pays. Des bandits qui sont appuyés par d’autres bandits dans d’autres pays et qui s’en foutent des jeunes qui meurent de faim. Des bandits qui veulent sacrifier les personnes qui connaissent leurs secrets et leur business pour continuer à servir leur intérêt personnel et garder leur part du gâteau.
L’Afrique peut changer. Mais ce qui doit d’abord changer c’est que les personnes sensées aider l’Afrique à se développer arrêtent de se faire de l’argent sur le dos des pauvres.

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LIBERIA: Charles Taylor agent des renseignements américains

Preuve que collaborer avec le Pentagone et la CIA n'est pas une assurance tout risque

Charles Taylor a été un agent de renseignement des services secrets américains. La rumeur courait depuis bien longtemps mais désormais l'information est confirmée officiellement par Washington.


La démarche engagée il y a 6 ans par le Boston Globe a fini par payer. En vertu de la loi sur la liberté d'information, le Pentagone a confirmé à ce journal que l'ex-président libérien qui est actuellement jugé à la Haye par le tribunal spécial pour la Sierra Leone a bien travaillé pour ses agents et ceux de la CIA.

La Defense Intelligence Agency, les renseignements militaires américains, ne lève qu'un coin du voile. Elle ne publie aucun des dizaines de documents relatifs aux informations transmises par Charles Taylor et ne dit pas non plus jusqu'à quand la collaboration s'est maintenue.

Lors d'une audience de son procès à la Haye, l'ex-président libérien avait déjà laissé entendre que les services de renseignements américains ne lui étaient pas inconnus.

Racontant son évasion ou plutôt sa libération de la prison de Plymouth en 1985, il avait expliqué qu'un garde était venu ouvrir la porte de sa cellule. A la sortie, deux agents américains l'attendaient et l'ont conduit à New York d'où il s'est envolé pour Mexico.

Quel intérêt avait les Etats-Unis à entretenir des relations avec celui qui lança une rébellion armée 4 ans plus tard ? Selon plusieurs sources, Charles Taylor pouvait protéger les entreprises américaines au Liberia, Firestone en tête, permettre de se débarrasser de Samuel Doe qui avait perdu les faveurs de Washington mais surtout fournir des informations sur Mouammar Kadhafi, son principal parrain sur le continent.

Quoi qu'il en soit collaborer avec le Pentagone et la CIA n'est pas une assurance tout risque. En 2003, Charles Taylor a été chassé du pouvoir par une rébellion soutenue par l'administration Bush et tous les procureurs du Tribunal spécial qui l'accusent de crimes contre l'humanité sont américains.

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TUNISIE: Mohamed Bouzazi, le jeune "Père" du Printemps arabe!

 

A 26 ans, il s'était immolé par le feu, tué par le désespoir.

Mohamed Bouazizi, le jeune Tunisien, pour protester contre sa mauvaise condition de vie, s’était immolé par le feu le 17 décembre 2010, devant la préfecture de Sidi Bouzid, dans le centre du pays, succombant à ses blessures, 19 jours plus tard. Le geste de ce commerçant ambulant désespéré par la confiscation de sa marchandise avait donné le départ d’importants troubles sociaux dans la région.

 

Mohamed Bouazizi, qui faisait vivre sa famille grâce à la vente ambulante de fruits et légumes, s’était aspergé d’essence et y avait mis le feu après la saisie de sa marchandise par des agents municipaux qui l’avaient maltraité et empêché de porter plainte. Les autorités affirmaient qu’il ne possédait pas de permis de commercer.

La tentative de suicide du jeune homme a déclenché une vague de troubles sociaux, sur fond de chômage et de précarité des conditions de vie. Un mouvement de solidarité avec la population de Sidi Bouzid s’est développé dans de nombreuses régions du pays, donnant lieu à des accrochages entre manifestants et forces de sécurité.

Le 22 décembre 2010, toujours à Sidi Bouzid, un autre jeune chômeur Houcine Nouji, 24 ans, s’était donné la mort en escaladant un pylône électrique, tandis que le même jour, un jeune diplômé, Mohamed Ammari, 18 ans, était tué par balles lors de graves affrontements avec la police dans la ville de Menzel Benziane. Enfin, Chawki Hdiri, 43 ans, ingénieur en informatique, qui participait à la même manifestation et qui avait été blessé par balles, était mort, le 31 décembre, des suites de ses blessures.

Ismail B.

 

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LIBYE - SOUDAN: Tripoli "très poli" envers El Béchir!

Le CNT libyen affirme son indépendance?

L'axe Khartoum-Tripoli se porte bien. Il se porte d'autant plus bien qu'en novembre 2010, Moustapha Abdeljalil, le président du CNT (Conseil national de transition) a rendu visite à El Béchir et qu'en retour ce dernier s'est à son tour rendu à Tripoli.

 

Cette visite du président soudanais en Libye serait classée dans le registre des faits divers si le maître de Khartoum n'était pas déclaré persona non grata par la CPI (Cour pénale internationale).

En déroulant le tapis rouge à un ennemi juré de l'Occident, les autorités de la nouvelle Libye veulent témoigner de toute leur indépendance vis-à-vis de ces Occidentaux, quoiqu'ils les ont soutenues dans leur lutte de libération. Elles veulent surtout clouer le bec à tous ceux qui affirmaient qu'une fois Kadhafi chassé du pouvoir, l'Occident fera de ce pays pétrolier sa sous-préfecture.

En tout cas, même si c'était l'intention réelle mais inavouée des grandes puissances, les Libyens ont montré, jusqu'ici, que l'autonomie de leur pays n'est monnayable sous aucun prétexte. Et, cerise sur le gâteau, la CPI a négocié en vain l'obtention de Seif El Islam, fils et bras droit du défunt Mouammar Kadhafi.

L'on dira que ni la Libye du «Guide», ni celle du CNT n'a signé ou ratifié le statut de Rome pour livrer un fugitif recherché à la CPI. Mais les nouvelles autorités libyennes pouvaient se croire redevables à la communauté internationale au point de refuser la visite de El Béchir dans leur pays.

L'Occident, tout comme le Soudan, ont tous soutenu le CNT dans leur combat contre l'ex-"guide" libyen. Mais entre ces deux alliés qui se regardent en chiens de faïence, les autorités libyennes ont préféré en contenter un : le président soudanais. Elles se rangent officiellement du côté de l'Union africaine et de la Ligue arabe qui refusent de livrer un des leurs à la justice internationale. On en vient à se demander si, au-delà de El Béchir, le CNT n'a pas un autre message à donner à la communauté internationale.

En effet, va-t-il, le moment venu, livrer à la CPI tous ceux de ses rangs soupçonnés de crimes de guerre ou de crimes contre l'humanité lors des combats contre Mouammar Kadhafi ? On attend de voir.

Pour sa part, le président soudanais a désormais de quoi se ragaillardir. Sur le double plan diplomatique et sécuritaire, il marque des points.

Diplomatiquement, El Béchir se félicite parce qu'il y a déjà de nombreux pays africains où il peut se rendre sans se faire alpaguer par ses ennemis. L'on se souvient qu'il a été accueilli en grande pompe au Tchad en juillet et au Kenya en août derniers, deux pays qui reconnaissent pourtant l'institution judiciaire internationale. Sur le plan sécuritaire, le numéro un soudanais peut se rassurer d'avoir deux voisins de taille qui le soutiennent et qui garantissent la stabilité de ses frontières: le Tchad et la nouvelle Libye.

Les multiples factions rebelles qui menacent incessamment de prendre Khartoum et qui font vaciller épisodiquement son fauteuil, auront désormais du mal à trouver refuge chez les deux voisins dont Béchir bénéficie de la sympathie. L'homme peut désormais vivre, reclus et tranquille, et faire de temps en temps des escapades dans ses pays protecteurs. Il n'en demandait pas plus.

 

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LIBYE: Mort de Kadhafi - Crime de guerre selon la CPI?

Saura-t-on jamais les vraies arrières-scènes de l'exécution de Kadhafi?

La mort de l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi pourrait être un crime de guerre, a estimé à New York le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) Luis Moreno Ocampo.

 

En fuite depuis la chute de Tripoli fin août, Le colonel Kadhafi avait été tué le 20 octobre à Syrte, dans des circonstances encore floues, par des rebelles libyens après avoir été capturé.

"En raison du changement de circonstances causé par sa mort", les juges de la Cour pénale internationale avaient ordonné le 22 novembre la fermeture du dossier de Mouammar Kadhafi qui faisait l'objet d'un mandat d'arrêt pour crimes contre l'humanité.

"Nous avons exprimé nos inquiétudes au gouvernement de transition libyen et demandé comment seront jugés les crimes commis par les deux camps durant le soulèvement qui a conduit au renversement de l'homme fort libyen. La mort de Mouammar Kadhafi est une des questions qui doit être éclaircie- parce qu'il existe de sérieuses suspicions sur le fait que c'était un crime de guerre", a déclaré à la presse M. Moreno Ocampo, qui a d'ailleurs précisé que les autorités libyennes informeront le CPI le 10 janvier sur un éventuel transfèrement à La Haye, où siège la Cour, de l'un des fils de Kadhafi, Seif al-Islam, arrêté le mois dernier, et qui fait l'objet depuis le 27 juin d'un mandat d'arrêt de la CPI pour crimes contre l'humanité, à savoir meurtre et persécution, commis depuis le 15 février lors de la répression de la révolte populaire, qui s'est transformée en guerre civile (15 février-23 octobre).

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