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TOUCHE PAS MON POTE

SENEGAL: Le groupe Takeifa crée une association d'assistance aux albinos

Non au racisme anti-albinisme!

Le groupe musical sénégalais Takeifa a mis sur pied l'association "Care Albinos" en vue de porter assistance aux personnes atteintes d'albinisme, en sensibilisant les populations et la situation des personnes atteintes, a expliqué sa présidente, Maah Koudia, bassiste-vocale dudit groupe qui a voulu consacrer sa première activité à l'albinisme.

alt"Les albinos sont confrontés à des problèmes de stigmatisation, de rejet et, surtout, de manque d'information pour leur prise en charge. La gestion des problèmes des albinos ne doit pas être juste une affaire de procuration de moyens ou de prise en charge. C'est plutôt un problème de sensibilisation et de diffusion d'informations qui pourront aider les albinos à se prendre efficacement en charge et à se développer", a-t-elle indiqué.

Elle se dit heureuse de savoir que les gens sont très touchés par la cause des albinos et du grand respect qu'ils ont pour cette frange de la population.

"Ce qui est alarmant c'est que les populations, pour la plupart, ne connaissent pas l'albinos qui n'est essentiellement rien d'autre qu'un problème bucco-dentaire et de peau", a-t-elle toutefois relevé.

L'association "Care Albinos" a mis en place un centre, aux Parcelles assainies de Dakar, pour la prise en charge effective des albinos.

"Nous comptons y animer des activités de sensibilisation et de consultations gratuites, en collaboration avec les dermatologues et ophtalmologues qui sont partenaires de notre association", a signalé Maah Koudia Keïta.

"Care Albinos" compte aussi mettre en place une banque de médicaments et autres produits pharmaceutiques, pour permettre aux albinos d'avoir un accès facile à ces produits. La prise en charge scolaire des enfants albinos et la formation professionnelle occuperont une place de choix dans les actions de l'association. En partenariat avec la Fondation SONATEL, l'association envisage d'organiser une soirée de gala, le 17 août prochain.

"C'est pour démontrer à l'opinion que l'albinisme n'est pas une maladie. Je suis contre la stigmatisation. Le Sénégal a la chance de ne pas connaître le sacrifice d'albinos, sauf pendant les élections. Moi-même, je connais une famille qui a perdu deux de ses enfants pendant cette période", s'est indignée Maah Koudia.

"Nous allons accompagner Care Albinos pour leur donner les moyens de pouvoir mener des actions de sensibilisations dans les villes comme dans les villages du Sénégal, pour expliquer aux populations l'albinisme, en leur disant qu'être albinos n'est pas une maladie ou une malédiction. Que c'est quelque chose qu'on peut prendre en charge", a dit Iboulaz de l'association "Tapis vert".

Pour l'artiste plasticien sénégalais, Baba Ly, la culture peut contribuer à sensibiliser les populations sur l'albinisme et la situation des albinos.

"La culture doit être même un élément clé pour sensibiliser les populations. Nous sommes dans un monde où, de plus en plus, les gens perdent leurs valeurs. Il appartient aux artistes et autres hommes de culture de faire comprendre aux uns et aux autres, que l'Afrique à ses réalités, ses traditions", a-t-il estimé.

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CAMEROUN: Libération des 7 otages de la famille française enlevée au Cameroun

Liberté... Egalité - Fraternité! 

Les autorités camerounaises ont annoncé, vendredi 19 avril, la libération de la famille Moulin-Fournier, qui avait été enlevée, le 19 février dernier.

altL'Elysée a confirmé. Un enlèvement revendiqué par la secte islamiste Boko Haram. Les 3 adultes et les 4 enfants sont en bonne santé. Aucune précision n’a été donnée sur les modalités de leur libération. Le Cameroun précise seulement que les gouvernements nigérian et français ont joué un rôle important dans ce dénouement.

«Je vous confirme la libération de M. Moulin-Fournier et de toute sa famille. Tous ont été rendus aux autorités camerounaises, sains et saufs. Leur libération s’est déroulée grâce à la coopération étroite entre les trois Etats, le Cameroun, le Nigeria et la France. C’est sans roulement de tambour que ça s’est déroulé et ça s’est très bien passé», a a déclaré le porte-parole du gouvernement camerounais et ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary, qui n'a pas donné plus d'informations sur les conditions de libération des otages.

La France a confirmé. L'Elysée a précisé que la famille était en «bonne santé» et a annoncé que Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères se rendait immédiatement sur place.

La famille Moulin-Fournier se trouve dans l’extrême-nord du Cameroun au moment de son enlèvement. Les 3 adultes et 4 enfants sont ensuite emmenés au Nigeria par leurs ravisseurs. Il faut attendre 6 jours pour avoir confirmation de l’implication de Boko Haram dans cette affaire. Cette revendication surprenante arrive par le biais d’une vidéo postée sur internet, le 25 février: les ravisseurs demandent alors non seulement la libération de leurs membres emprisonnés dans le pays, mais aussi au Cameroun. Jusque-là, la secte n’avait jamais commis d’enlèvement.

Une deuxième vidéo des 7 otages est envoyée le 15 mars à quelques journalistes de Maiduguri, au Nigeria. Le groupe islamiste se fait à ce moment plus menaçant envers le Cameroun et déclare vouloir multiplier «les enlèvements et les opérations-suicide avec plus de vigueur qu’au Nigeria ».

Tanguy Moulin-Fournier, cadre chez GDF Suez, installé à Yaoundé avec sa famille, s’exprime dans cette vidéo en français et en anglais. Sa voix est identifiée par ses proches. Il semble alors éreinté «Nous sommes détenus depuis 25 jours dans un endroit désertique. Nos conditions de vie sont très dures, notamment pour les enfants. Nous perdons nos forces chaque jour et commençons à être malades. Nous ne tiendrons pas longtemps».

Fin mars, le président de la République française, François Hollande dit avoir «des preuves de vie», sans que rien ne filtre des opérations en cours, entreprises par le Nigeria, le Cameroun et la France.

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CAMEROUN: Le sous-préfet de Meiganga, Célestin Messi, et trois hommes violent une femme

Ce sous-préfet est un sous-homme! 

Célestin Messi aidé de trois autres hommes ont tour à tour violé Pauline Danielle Iballa jusqu'au petit matin dans la résidence de l'administrateur civil.

altLa nouvelle a fait le tour de la ville de Meiganga. Dans les chaumières comme dans les lieux publics, le sujet est sur toutes les lèvres. L'histoire de cette horrible nuit pour la jeune femme commencerait au «camp Mbami», un lieu très animé, prisé par le Célestin Messi. Le chef de terre qui a ses habitudes dans un bar nommé «chez Chantou», y pénètre en compagnie de son chauffeur. Les deux hommes prennent leurs quartiers à quelques encablures de la table occupée par Pauline Iballa. La jeune femme n'est pas seule; elle est accompagnée par deux jeunes hommes.

L'administrateur, qui est portant à la limite de l'ivresse n'est pas insensible aux charmes de la jeune femme. Sentant les ambitions du sous-préfet, les jeunes hommes qui accompagnent la fille décident de se retirer. Une fois le champ libre, le sous-préfet invite la fille à sa table. Il lui fera par la suite la cour avec insistance. Connaissant son statut d'homme public, la fille accepte néanmoins d'être la compagne du chef de terre mais lui propose plutôt des rencontres hors de la ville de Meiganga, en l'occurrence à Garoua-Boulai.

Vers une heure du matin, la fille décide de prendre congé du chef de terre. Celui-ci se prose alors de la raccompagner. Proposition qu'elle refuse habilement, puis se lève et prend la direction de la route pour y emprunter une moto. Célestin Messi quiest visiblement resté sur sa faim, décide alors de la rattraper.

A bord de son véhicule de fonction, il se montre de plus en plus insistant auprès de la jeune fille qui finit par se laisser convaincre par le chef de terre qui tient absolument à la raccompagner pour sa sécurité. Le véhicule prendra ensuite la direction de la résidence de Célestin Messi au grand dam de Pauline Iballa qui une fois sur les lieux insiste encore pour rentrer chez elle. Le sous-préfet tente de la rassurer. «il lui a dit qu'il lui offrait un dernier verre, après il l'allait la faire raccompagner. C'est pour cela qu'elle a acepter de rentrer chez lui» rapporte un proche de la jeune femme.

Une fois au salon, Celestin le Messi se transforme en bourreau impitoyable. Il tente d'abord de convaincre la jeune femme de se donner à lui. Ce qu'elle refuse systématiquement. Il ne peut être inquiété par personne si ce n'est ses cousins endormis dans la résidence. Encore moins par sa femme, en service à la CNPS de Bertoua. Furieux, il essaie de la prendre de force.

Devant la résistance héroïque de Pauline Iballa, le chef de terre appelle en renfort ses cousins. Les quatre hommes parviennent enfin à maitriser la femme en furie non sans l'avoir copieusement lynché. Le chef de terre, sera le premier à abuser d'elle. Après lui, les trois autres passeront chacun à son tour jusqu'au petit matin.

A l'aube, la jeune femme complètement exsangue, sera jeté hors du portail comme une malpropre. Un peu plus tard dans la matinée de ce 11 avril, la jeune fille et quelques proches se rendront à l'hopital de district de Meiganga. Elle y sera internée. Pendant ce temps, des proches de la jeune femme décident d'aller rencontrer le Lamido de Meiganga pour lui faire part de la situation.

Joint au téléphone, le chef traditionnel confirme la nouvelle. « J'ai effectivement reçu des gens ici au palais qui sont venus pour cette affaire. Mais je les ai envoyé chef le Préfet qui est le supérieur hiérachique du mis en cause» confie le Lamido qui n'en dira pas plus.

Alamdou Pierre, le maire de la commune de Meiganga ne sera guère plus prolixe. «J'ai suivi cette information qui circule partout dans la ville. Mais je ne puis vous dire avec précision pour l'instant ce qui s'est réellement passé» soutien-t-il.

Toute la journée les deux lignes de téléphone de Célestin Messi sont restées closes. Il se serait barricadé chez lui. D'abord déposée au commissariat de sécurité publique de Meiganga, la plainte a été transmise à la compagnie de gendarmerie de Meiganga.

Trois suspects ont pour l'heure été interpellés. Les deux cousins prétendus du chef de terre qui ont pris part à la basse besogne ainsi que le chauffeur qui prétend avoir quitté les lieux après avoir déposé son patron et la femme.

Quoique le procureur de Meiganga, se soit saisi de l'affaire, il faut préciser qu'en vertu du privilège de juridiction, le sous-préfet sera selon toute vraisemblance jugé hors de son territoire de commandement.

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AFRIQUE DU SUD: Querelle familiale autour du patrimoine de Nelson Mandela?

Au tour des vautours tout autour?

Deux filles de Nelson Mandela ont intenté une action en justice pour obtenir l'éviction de 3 personnes, dont l'avocat George Bizos, ami de longue de l'ex-président sud-africain, de la direction de fonds d'investissements liés à Mandela.

altMakaziwe et Zenani, qui ont entamé leurs démarches, affirment que M. Bizos, le ministre du Logement Tokyo Sexwale et un avocat se sont imposés comme directeurs d'Harmonieux Investment Holdings et de Magnifique Investment Holdings, deux fonds estimés à quelque 1,7 million USD au total.

Les 3 hommes affirment avoir été nommés par Nelson Mandela lui-même. Le héros de la lutte contre l'apartheid, âgé de 94 ans, est désormais très affaibli. Il a quitté samedi l'hôpital où il a été soigné pendant 10 jours, pour une pneumonie.

Ces fonds avaient été créés pour gérer les revenus de la vente de "la main de Nelson Mandela". Cette empreinte de main est devenue une image iconique du prix Nobel de la Paix, utilisée comme un logo représentant Mandela lui-même. Elle orne des T-shirts et nombre d'autres objets commercialisés en Afrique du Sud. Très reconnaissable, cette empreinte porte en son centre une forme qui rappelle celle du continent africain.

George Bizos est un ami de longue date du héros de la lutte anti-apartheid et un avocat réputé, spécialisé dans la défense des droits de l'Homme, qui avait défendu Mandela lors de son procès pour trahison dans les années 60.

Les filles de Mandela affirment que ces trois personnes n'ont jamais été nommés au conseil d'administration, ou désignés comme actionnaires.

Makaziwe affirme dans les documents remis à la justice qu'elle-même et sa soeur Zenani, "en leur qualité de membre du CA ou toute autre qualité, n'ont jamais été informées de l'adoption d'une résolution les nommant directeurs ni ne les ont nommés", indique The Star.

George Bizos a accusé les deux soeurs d'essayer de "mettre la main sur des choses qui ne devraient pas être vendues. Ces allégations sont sans fondement. Nous ne sommes pas des voleurs. le public devrait se demander pourquoi ces allégations surviennent maintenant. Nous sommes confiants dans le fait que nous avons été nommés de manière régulière, conformément aux souhaits de M. Mandela, il y a 5 ans", a-t-il déclaré au Star.

M. Sexwale a déclaré à la radio Talk Radio 702 que cette action en justice avait quelque chose d'"étrange". Il a affirmé que les trois personnes poursuivies avaient été nommées administrateurs par Mandela.

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PEINE DE MORT: Légers progrès de l'abolition en Afrique subsaharienne

L'abolition... peine à progresser? 

Amnesty International a publié son rapport annuel sur les condamnations à mort et exécutions en 2012. Au moins 682 exécutions ont été signalées dans 21 pays, soit deux de plus qu'en 2011.

altEn Afrique subsaharienne, le nombre des condamnations et exécutions a également augmenté par rapport à l'année précédente du fait de leur hausse au Soudan et en Gambie. Néanmoins, précise l'organisation de défense des droits de l'homme, cette régression - décevante - ne remet pas en cause la tendance générale en faveur de l'abolition de la peine de mort.

Amnesty International a recensé au moins 449 condamnations à mort dans 19 pays d'Afrique subsaharienne et au moins 40 exécutions dans cinq pays de la région.

Malgré une hausse des chiffres, l'évolution de la situation dans plusieurs pays du continent africain a montré que la tendance favorable à l'abolition «restait forte dans la région», a souligné l'ONG.

Ainsi, le Bénin a ratifié le 2ème Protocole facultatif se rapportant au PIDCP, texte de l'ONU qui vise l'abolition de la peine de mort. «Lorsqu'un pays le ratifie, cela signifie qu'il a décidé de s'engager sur la voie de l'abolition», a précisé Anne Denis, responsable de la commission «Abolition de la peine de mort» à Amnesty international France.

Madagascar a également signé ce traité, même si elle ne l'a pas encore ratifié. Au Ghana - pays qui est en train de réécrire sa Constitution - le gouvernement a accepté les recommandations l'invitant à inscrire l'abolition de la peine de mort dans la nouvelle Constitution.

Autre signe encourageant : fin 2012, aucun prisonnier n'était sous le coup d'une condamnation à mort en Sierra Leone. De son côté, le Bénin n'a prononcé aucune sentence capitale. Même situation au Burkina Faso, en Ethiopie et au Malawi, contrairement à 2011.

Malgré ces signes encourageants, les condamnations à mort ont augmenté, particulièrement au Soudan, avec plus de 199 condamnations sur les 449 recensées en Afrique subsaharienne. Et c'est aussi au Soudan - note l'organisation de défense des droits de l'homme - qu'il y a eu le plus d'exécutions, avec au moins 19 sur les 40 répertoriées.

La situation en Gambie a également contribué à la progression du nombre d'exécutions. Pour la première fois, après un moratoire de près d'une trentaine d'années, 9 personnes ont été exécutées.

La même année, en 2012, au moins cinq personnes ont été condamnées à mort et au moins 36 détenus - dont beaucoup ont été déclarés coupables à l'issue de procès iniques ou fondés sur des motifs politiques - étaient toujours sous le coup d'une condamnation à mort et risquaient d'être exécutés à tout moment.

Amnesty International a modifié la classification de la Gambie pour la qualifier de pays non abolitionniste, alors qu'elle était considérée, jusqu'à présent, comme abolitionniste en pratique.

En dépit de ces revers décevants, la tendance mondiale vers l'abolition de la peine de mort s'est confirmée. Cependant, prévient aussi Amnesty International, la vigilance doit rester de mise.

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