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Ce grand musicien ivoirien a transmis la coqueluche de sa passion du reggae dans tout le milieu musical ‘vicentino’ ! Son groupe, les «Totems Zion Beat», renommés dans la région de Vicenza, est un groupe pluriethnique de 13 éléments, né d’une idée du grand musicien guitariste, chanteur, compositeur et arrangeur, Ismaël Moroko «Morrow», un artiste de long parcours qui s’inspire de l’afro reggae et dont il a passé le virus à la bande des musiciens du patelin qui l’accompagnent dans cette merveilleuse aventure musicale. Les Totems, lauréats du «Winter Splash 2002», ont conquis l’honneur de s’exhiber sur le podium central du «Rototom Sunsplash 2003», aux côtés de deux icones vivantes du reggae mondial, du calibre de Junior Kelly et Jimmy Cliff. Le super groupe «Totems Zion Beat» est un des plus explosifs dans le panorama musical pluriethnique vicentino et italien! Votre journal Afri-Nous a rencontré Morrow....
Quel est ton parcours musical?
J’ai commencé la musique depuis le pays où d’ailleurs j’ai participé avec mes groupes aux concours musicaux télévisés dont «Podium» de Fulgence Kassy et «Piédestal de Paul Dokoui avec le «Yop-City Group» . Et puis il y a eu le Delta Group avec feu Mac Zogba. Après notre premier disque, je suis monté en Europe. J’ai mûri mon expérience dans plusieurs formations dont notamment «Africasale» à Caserta, «Gobé Tama» à Venezia. Mais je n’étais pas satisfait car je ne sentais pas la maîtrise.
Et comment t’en-es tu sorti alors?
Je m’étais inscrit dans une école de musique pour parfaire mon solfège et puis j’ai poursuivi dans l’informatique musicale pour apprivoiser les logiciels. En somme technologie et traditionnel...
Morrow: Oui car fort de cette expérience, j’ai composé à la maison plusieurs moeceaux. Et c’est ainsi qu’un jour, après qu’il ait écouté mes oeuvres, le grand musicien Roberto Beraldo et moi avons décidé de fonder le groupe «Totems Zion Beat».
Et comment a été la marche des Totems?
Beh, au début, ça n’a pas du tout été facile. On a pratiquement été au labo pendant une bonne année.
A en voir le résultat la gestation a été positive...
Oui! La grande occasion a été le Festival «Winter Splash 2002» à Udine où un concours avait été organisé pour offrir la possibilité au meilleur groupe émergent participant de s’exhiber au podium central du «Rototom Sunsplash 2003». Et on fut classés premiers sur 42 participants, à notre grande surprise si bien qu’au moment du verdict, notre groupe avait déjà quitté les lieux. Ce sont nos fans qui ont retiré le prix à notre place.
Vu le résultat, la gestation a été plutôt positive...
Oui. Et je me rappelle particulièrement du concert intitulé «Road to Peace» pour les immigrés et qui a récolté un très grand succès avec une foule immense.
Qu’est-ce que ça représente pour toi être un musicien africain en Italie?
Ma musique est quelque chose de nouveau dans le panorama italien. Je la vis comme mon instrument au service de l’intégration entre mon pays d’origine et mon pays d’accueil. Le do en C.I., c’est le même do en Italie. Et je trouve que l’exemple le plus éloquent c’est de voir notre chanteur principal, Bari Leconte, qui est italien et qui maîtrise les chansons en langue dioula, bété, adioukrou et autres. C’est la preuve que les hommes peuvent communiquer facilement avec la musique et que cette dernière est vraiment sans frontières. Un autre de mes points d’orgueil, c’est aussi la structure qu’a prise le groupe des Totems. Quand j’ai un nouveau morceau par exemple, nous y travaillons et contribuons ensemble à le peaufiner. C’est le cas des arrangements des vents qui sont harmonisés par les musiciens de la section, partant de mes idées originaires. Et je suis comblé par ce travail surtout si on pense qu’un journal titré du secteur n’a pas hésité à définir nos vents, les meilleurs cuivres du reggae en Italie. C’est un bon exemple de brassage et d’intégration de cultures, à l’enseigne de la pluriculturalité du groupe car outre moi, nous avons aussi les sonorités du frère ghanéen John Amissan dont le curriculum arbore des collaborations avec quelques-uns des plus fameux musiciens africains, notamment Myriam Makeba et feu Lucky Dube, vantant aussi un concert live avec Stevie Wonder.
Quel projet futursles Totems ont-ils au tiroir?
Après le tout premier qui s’intitule «Human Race», nous sommes en train de préparer notre second album. C’est plutôt imminent et je promets que, dès qu’il sortira, les chers lecteurs de notre journal Afri-Nous seront parmi les premiers à en être informés. Milton Kwami
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