Sunday, May 26th

Last update10:54:06 AM GMT

You are here Nouvelles AFRIQUE

AFRIQUE

BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT (BAD): Assemblées annuelles à Marrakech - La transformation structurelle au menu

Marra...cash?

Du 27 au 31 mai 2013 à Marrakech se tiennent les 48e Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD). «La transformation structurelle de l'Afrique» est la thématique de cet événement. Les interventions de la Banque au cours de l'année 2012 et son portefeuille de financement du développement pour 2013 seront passés en revue.

altLes Assemblées annuelles de la BAD sont un événement de taille, tant pour la BAD, qui y expose son bilan et son nouvel agenda, que pour ses pays membres – régionaux ou non – et bailleurs de fonds.

«La transformation structurelle de l'Afrique» est la thématique fédératrice de l’événement qui, cette année, se tiendra à Marrakech, du 27 au 31 mai 2013. Le Maroc a déjà abrité les Assemblées annuelles de la Banque, en 1974, à Rabat.

Pas moins de 2 500 délégués, issus des 78 pays membres de l'institution, parmi lesquels des ministres des finances, les gouverneurs des banques centrales, des représentants d’institutions multilatérales de financement, d’agences de développement et d’organisations non gouvernementales (ONG), ainsi que des chefs d’entreprise – outre les médias –, participeront aux rencontres.

Durant quatre jours, seront passés en revue les interventions de la Banque au cours de l’année 2012 et son portefeuille de financement du développement pour 2013. Autres sujets figurant à l’agenda : les défis auxquels la région Afrique est confrontée, à l’instar du changement climatique, des infrastructures, du secteur privé et de la gouvernance. Séminaires, tables rondes sont aussi au programme, consacrés à la situation économique, sociale et politique du continent.

Lancée en 1964 dans le but de mobiliser des ressources en faveur du développement économique et social de ses pays membres régionaux, la BAD est la première institution de financement du développement dédiée exclusivement à l'Afrique. Réduire la pauvreté et promouvoir la croissance durable sont ses priorités.

En quarante-quatre ans, de 1967 au 31 décembre 2011, la Banque a approuvé 3 661 prêts et dons, pour un total de 60,06 milliards d'unités de compte – soit 92,57 milliards de dollars EU environ –, en faveur de ses pays membres régionaux.

Du point de vue du Groupe de la Banque, « la transformation structurelle ne peut avoir lieu sans investissement dans les infrastructures, l'agriculture, la formation professionnelle et l'éducation, ni sans un engagement plus poussé auprès du secteur privé. »

Joomla Templates and Joomla Extensions by ZooTemplate.Com

ZIMBABWE: Le président Robert Mugabe promulgue la nouvelle Constitution

Mugabe en bonne "Constitution"... à 89 ans!

Le président Mugabe a promulgué, jeudi 23 mai 2013, la nouvelle Constitution qui avait reçu le feu vert des Zimbabwéens, lors d'un référendum. Si elle autorise le président à se présenter, elle amoindrit ses pouvoirs, supprime le poste de Premier ministre et renforce le rôle du Parlement.

altLe président Robert Mugabe a promulgué, mercredi 23 mai, la Constitution qui avait reçu le feu vert des Zimbabwéens, lors d'un référendum, il y a 2 mois. Si elle autorise le président au pouvoir depuis 1980 à se présenter, elle amoindrit ses pouvoirs, supprime le poste de Premier ministre et renforce le rôle du Parlement. Sa promulgation constitue un pas important vers la tenue d'élections législatives et présidentielles, censées se dérouler avant le 31 octobre. Mais le parti du Premier ministre Morgan Tsvangirai estime que d'importantes réformes doivent être adoptées pour garantir un scrutin juste et équitable.

Robert Mugabe et Morgan Tsvangirai se sont serrés la main devant les caméras sous une marquise lors de la cérémonie organisée, mercredi matin, dans les jardins du palais présidentiel. Puis ils ont eu vite fait de revêtir leurs habits de campagne.

Tsvangirai a organisé dans la foulée une conférence de presse pour assurer que son parti, le Mouvement Démocratique pour le Changement (MDC), ne présenterait que des candidats irréprochables aux législatives. Le MDC a surtout répété qu'il souhaitait que le Parlement réforme les secteurs de la sécurité et des médias avant la tenue d'élections, et que les lois du pays et les pratiques soient mises en conformité avec la nouvelle Constitution.

Celle-ci est censée protéger les Zimbabwéens contre toute forme de violence, or les partisans du MDC et les militants des droits de l'homme, sont de plus en plus la cible d'intimidations et d'agressions par des policiers. Le mois dernier, les chefs de la police et de l'armée ont déclaré qu'ils refusaient de rencontrer Tsvangirai pour discuter de la réforme des secteurs de la sécurité. «Tsvangirai n'a aucune substance et ces réformes n'ont pas lieu d'être», avait déclaré le général Augustine Chihuri.

Pour rappel, lors du précédent scrutin en 2008, une sanglante campagne contre les partisans du MDC avait contraint Tsvangirai à jeter l'éponge avant le deuxième tour.

/Vidéo)

&feature=player_embedded">&feature=player_embedded

Joomla Templates and Joomla Extensions by ZooTemplate.Com

BURKINA FASO: Le pays dispose désormais d'un Sénat

Séna(c)teurs en scène?

Le projet de loi organique portant organisation et fonctionnement du Parlement a reçu l'onction de l'Assemblée nationale. Désormais le Burkina a un Parlement bicaméral: une chambre basse (Assemblée nationale) et une chambre haute (Sénat), consacrée le 11 juin et adoptée le 21 mai 2013.

altLe Sénat vient d'être adopté par l'Assemblée nationale burkinabè malgré le boycot dans un premier temps de l'opposition burkinabè mais qui finalement est revenue dans l'hémicycle pour voter contre. Finalement les 59 articles de cette deuxième chambre ont été adoptés par 81 voix pour, 46 voix contre et 0 abstention.

Selon le contenu du projet de loi organique qui a été voté à l'Hémicycle, le Sénat burkinabè devrait être composé au total de 91 membres répartis ainsi qu'il suit:

- 39 représentants des collectivités territoriales à raison de 3 par région ;

- 4 représentants des autorités coutumières et traditionnelles

- 4 représentants des autorités religieuses ;

- 4 représentants des syndicats de travailleurs ;

- 4 représentants du patronat ;

- 5 représentants de la diaspora burkinabè ;

- 31 sénateurs nommés par le Président du Faso.

Par ailleurs il faudra au moins 45 ans pour espérer siéger au Sénat.

Joomla Templates and Joomla Extensions by ZooTemplate.Com

ALGERIE: Censure et rumeurs sur l'état de santé du président Bouteflika

C'est sûr... cette censure rassure peu!

Deux journaux algériens ont été interdits de publier un dossier spécial sur Abdelaziz Bouteflika, un dossier selon lequel le président serait dans un profond coma qui pourrait durer des semaines.

altEn Algérie, la censure de deux journaux, qui devaient paraître dimanche 19 mai, alimente un peu plus les interrogations au sujet de la santé du chef de l'Etat.

Les quotidiens "Mon Journal" en français et "Djaridati" en arabe n'ont pas eu le droit de publier un dossier spécial sur Abdelaziz Bouteflika, un dossier selon lequel le président serait dans un profond coma, qui pourrait durer des semaines.

La censure fait un peu plus planer le doute dans un contexte où la communication est réduite au minimum depuis l'hospitalisation d'Abdelaziz Bouteflika au Val-de-Grâce le 27 avril dernier, il y a donc près de 3 semaines, pour un accident vasculaire cérébral.

Aucune image d'Abdelaziz Bouteflika n'a été diffusée, depuis le 27 avril dernier. Seuls quelques communiqués écrits attribués au chef de l'Etat ont cherché à rassurer, sans forcément y parvenir.

Un premier texte dans lequel le président félicite par avance les vainqueurs de la 49e Coupe nationale de football, puis un autre dans lequel il dit son respect pour la presse algérienne et instaure la 20 Journée nationale pour la liberté de la presse.

Un communiqué qui rend la censure contre les deux journaux encore plus intrigante. S'agit-il d'une lutte d'influence au sommet de l'Etat? Le patron des deux titres de presse étant réputé proche des services, a-t-il été sanctionné par une autre branche du pouvoir défendant d'autres intérêts? Ou les informations ont-elles été effectivement jugées embarrassantes?

Face aux rumeurs, c'est habituellement la visite d'un chef d'Etat étranger qui permet de confirmer la présence du chef de l'Etat en Algérie, via des photos, plusieurs mois parfois après un épisode de maladie, mais pour l'heure rien. Il va mieux et a besoin de repos, début mai, selon la présidence de la République.

L'absence d'Abdelaziz Bouteflika paralyse l'Etat, car le régime présidentiel fait qu'il concentre la plupart des pouvoirs. En théorie, le président du Sénat assure l'intérim pour une période de 45 jours maximum, ensuite des élections anticipées sont nécessaires.

Celui qui s'affiche aujourd'hui, c'est surtout le Premier ministre Abdelmalek Sellal, mais on ne sait pas qui vraiment gouverne.

Joomla Templates and Joomla Extensions by ZooTemplate.Com

GUINEE: Le président Alpha Condé accorde la grâce à des manifestants de l'opposition et prône le dialogue

De grâce... plus d'arrestation politique!

Le président Alpha Condé a accordé sa grâce à des dizaines de détenus membres de l'opposition guinéenne. Ceux-ci avaient été arrêtés, au cours des dernières marches qui ont dégénéré entre forces de l'ordre et manifestants.

altCette grâce a été annoncée en même temps qu'une concertation entre les différents acteurs politiques et le facilitateur sur la transparence du processus électoral. Cette concertation doit avoir lieu, ce lundi 20 mai. Deux annonces diversement appréciées dans la classe politique.

«La grâce accordée s'inscrit dans la politique du pardon, d'apaisement et de rassemblement prônée par le gouvernement et la société civile», dit un communiqué du gouvernement guinéen.

Le porte-parole du gouvernement Albert Damantang Camara certifie que ces jeunes seront libéré «au plus tard» ce lundi. «En invitant à une concertation lundi, le président de la République a estimé qu'il était dans sa logique de donner une nouvelle chance à tous les acteurs impliqués dans le processus électoral, de trouver des solutions pour la sortie de cette crise», ajoute le ministre.

L'opposition, elle, dénonce les arrestations. Faya Millimono, président du Bloc libéral et membre actif de l'opposition, dénonce: «Ce que nous constatons depuis l'installation du professeur Alpha Condé, c'est qu'à chaque fois que les citoyens exercent un droit constitutionnel, on en profite pour en arrêter par centaines. On en fait un commerce humain, parce que la libération de certains, parfois, nécessite le paiement de millions».

Pour M. Millimono, il n'y a qu'une seule voie possible. «Nous demandons un dialogue et nous exigeons qu'il y ait un dialogue. C'est seulement par le dialogue que nous allons résoudre le problème. Mais à chaque fois qu'on s'approche de la table des négociations, ils posent un acte machiavélique pour ramener les gens à la case départ», explique-t-il.

Joomla Templates and Joomla Extensions by ZooTemplate.Com