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AFRIQUE

PRÉSIDENTIELLE SÉNÉGALAISE - 5ème jour de manifestation contre Wade

La place de l'indépendance toujours impénétrable.
Cinquième jour de manifestation pour le départ du président Wade. Les forces de l'ordre ont barricadé tous les accès de la place de l'indépendance.

 

A l'exception du candidat Cheikh Bamba Dièye qui a été intercepté par la police, les autres venus répondre à l'appel du M23, ont été stoppés à hauteur du l'avenue Ponty.
Pendant plusieurs heures, ils ont pris d'assaut les lieux en scandant des slogans : "Wade dégage ! Le peuple ne veut plus de toi!" ou encore "Libérer notre pays!".
Accompagnés dans leur combat par Idrissa Seck, Ibrahima Fall, tous deux candidats à la présidentielle du 26 février 2012 et Youssou Ndour de mouvement "Fekke ma ci bole", la foule a été dispersée vers 19 heures à coups de grenades lacrymogènes.
Auparavant, les forces de l'ordre, ont montré une autre image devant les manifestants en faisant preuve de calme et de sérénité.
Les policiers sont restés à bord de leurs voitures, d'autres veillant au gré afin que l'interdiction d'entrée à la place de l'indépendance ne soit pas violée.
Les leaders du M23 initiateurs des rassemblements sont arrivés, chacun sous escorte. Ils ont traversé la Médina, le marché Sandaga, tout en cherchant une échappatoire pour tromper la vigilance de la sécurité, mais en vain.
La manifestation va par la suite dégénérer juste après 19 heures, quand les protestataires ont voulu s'opposer aux hommes en bonnet rouge pour rejoindre la place de l'Indépendance qui est devenue hostile.
Les attroupements se multiplient dans tout le centre ville. Des grenades lacrymogènes tonnent de partout. La foule cherche refuge dans certaines artères. C'est la chasse aux manifestants qui vient de se lancer.
Les candidats sont vite éloignés du site au moment où les autres faisaient front à la police. Des pneus ont été brulés sur la voirie ainsi que quelques tables des marchands.

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BURKINA FASO: Secteur minier - Une activité qui renfloue les caisses de l'Etat

Le pays fait bonne mine avec l'exploitation de ses gisements.

Le Burkina Faso compte combien de sociétés minières à ce jour ? Quelle est la quantité d'or produite et à combien s'évalue leur part contributive dans les recettes de l'Etat ? Et bien d'autres. Ce sont autant de questions qui intéressent l'opinion publique. Et c'est pour en parler que les hommes de médias ont été conviés à un déjeuner de presse par le ministère en charge des Mines, des carrières et de l'énergie.


L'or est depuis quelques années la première devise du Burkina Faso. A ce jour, 859 titres miniers et autorisations sont valides et sont répartis comme suit : 621 permis de recherche, 10 permis d'exploitation industrielle, 16 permis d'exploitation semi-mécanisée, 197 autorisations d'exploitation artisanale traditionnelle et 47 autorisations d'exploitation de substances de carrière.

Le Burkina Faso compte 6 mines d'or en exploitation que sont: Youga, Taparko, Mana, Kalsaka, Inata et Essakane.

D'autres substances minérales connaissent également une exploitation. Il s'agit du phosophate de Kodjari, le calcaire de Tiara et Dioungoko et le manganèse de Kiéré. En plus, d'autres gisements connaissent un niveau d'étude très avancé.

On peut citer le manganèse de Tambao, le Zinc de Perkoa, le calcaire de Tin Hrassan et l'or de Niankorodougou dans la Léraba, Kiaka dans le Zoundwéogo, Bissa dans le Bam et Mogtédo dans le Ganzourgou.

D'autres gîetes de minéraux ont été identifiés et n'ont malheureusement pas connu des investigations suffisantes.

Sur le plan de la production d'or, le pays produit 32,6 tonnes d'or et la prévision attendue pour 2012 est de 40 tonnes d'or.

La production de manganèse a donné 57 355 tonnes en 2010 et 49 715 tonnes en 2011. L'ensemble des taxes et redevances minières rapportées au cours des quatre dernières années donne un montant de près de 200 milliards CFA.

Ces sociétés minières ont contribué à résorber le chômage. C'est ainsi qu'à la date du 31 juillet 2011, on dénombrait 4 556 emplois permanents dont 4 239 emplois nationaux soit 93%.

En 2010, l'or a contribué pour 440 milliards de F CFA aux recettes d'exportation du pays soit 62,77% desdites recettes et 7,7% au PIB confirmant ainsi sa position de premier produit d'exportation depuis 2009.

En 2011, cette contribution devrait atteindre, sous réserve de confirmation par la BCEAO, 620 milliards de recettes d'exportation pour une contribution au PIB de 12,12%.

Si ces sociétés minières ont pour souci de faire des recettes financières, elles auront contribué pour beaucoup au développement du pays. En témoignent les nombreuses réalisations d'infrastructures socioéconomiques au profit des populations riveraines.

Le secrétaire exécutif de la Chambre des mines du Burkina (CMB), Koudoubi Frédéric Koala a rappelé les missions et les perspectives de cette structure créée le 20 mai 2011. Depuis le 4 novembre 2011, la CMB fait partie de l'union des chambres des mines de l'UEMOA.

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SÉNÉGAL: La contestation contre Wade continue

La situation est toujours tendue dans la capitale Dakar.

Le chef de la délégation des observateurs de l'Union Africaine (UA), le Nigérian Olusegun Obasanjo, à Dakar, ce mardi 21 février.


La situation est agitée puisque Dakar est toujours en proie à certaines manifestations, notamment dans les banlieues comme Mbao, Hann Maristes et Cambérène. Des jeunes barrent les routes, jettent des pierres, empêchent les voitures de passer.

Les manifestations ont été interdites par le ministre de l'Intérieur Ousmane Ngom dans le centre de Dakar. Les forces de l'ordre les ont dispersées à coups de grenades lacrymogènes.

Au moins deux manifestants ont perdu la vie, un dans la ville de Rufisque et un autre à Saint-Louis.

Ce qui a envenimé la situation, c'est ce tir de gaz lacrymogène vendredi dans la grande mosquée tidiane de Dakar, incident pour lequel le porte-parole du président Abdoulaye Wade a présenté ses excuses, accusant cependant l'opposition d'avoir cherché la provocation, en appelant à manifester après la grande prière de vendredi. Depuis, pouvoir et opposition s'accusent mutuellement de chercher le chaos dans le pays.

Ce qui est certain, c'est que l'inquiétude grandit à Dakar alors que le pays doit voter dimanche prochain. Une inquiétude dont les observations de l'Union africaine feront sans doute part aux autorités.

 

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PRÉSIDENTIELLE SÉNÉGALAiSE: La situazione se dégrade à une semaine du vote

Le M23 continue de manifester contre la candidature de Wade.

A une semaine du premier tour de la présidentielle, la mobilisation d'une partie de la rue contre la candidature du président Wade ne faiblit pas. Des manifestants ont de nouveau dressé à Dakar des barricades, brûlé pneus et poubelles, et affronté la police anti-émeutes. Des heurts qui ont fait au moins une dizaine de blessés. Par ailleurs, un jeune est mort après avoir été blessé vendredi soir à Kaolack, au centre-ouest ; lors de la manifestation organisée pour protester contre ce qui a été perçu comme «la profanation» d'une mosquée de Dakar par la police.

 

Le climat reste tendu dans la capitale, où le Mouvement du 23-Juin (M23) continue d'appeler à manifester contre la candidature d'Abdoulaye Wade. Il a franchi un pas dans ses actions, en déplaçant ses rassemblements au Plateau, au centre-ville de la capitale, où le préfet a interdit toute manifestation.

Le ton est monté d'un cran en fin de semaine, lorsque des policiers ont lancé une bombe lacrymogène dans une mosquée de la confrérie Tidiane, provoquant la colère des habitants de Tivaouane, ainsi que plusieurs soulèvements spontanés à Kaolack, où un manifestant a succombé à ses blessures.

Le ministre de l'Intérieur en personne s'est rendu à Tivaouane afin de calmer les esprits. Il a rencontré le khalife général de la confrérie Tidiane, qui a appelé au «calme et à la sérénité».

Dans le même temps, on enregistre une série d'arrestations. Treize jeunes du mouvement « Y en a marre » sont en garde à vue, et sept autres devront comparaître mardi au tribunal, pour avoir participé à des manifestations non autorisées par le préfet de Dakar.

 

SOUS L'ARBRE À PALABRES

Idrissa Seck

(Ancien Premier ministre de Wade et candidat)

Nous avons assisté hier à un véritable état de siège. Cela révèle le caractère dictatorial du régime qui tient à anéantir toutes les libertés garanties par la Constitution. Mais cela n'a pas entraîené le fléchissement de la détermination et la volonté des Sénégalais à poursuivre le combat.

Amadou Sall

(Porte-parole du candidat Wade)

Ces affrontements sont le fruit d'une opposition qui ne croit pas aux élections. Une opposition qui croit à l'insurrection. C'est une attitude à la fois irresponsable, et irrespectueuse pour notre peuple.

Florent Geel

(Florent Geel, chargé de l'Afrique à la FIDH)

Il faut absolument que ces violences cessent. C'est le message que nous avons envoyé à aux autorités sénégalaises, pour que celles-ci prennent leurs responsabilités.

 

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PRÉSIDENTIELLE SÉNÉGALAISE: La campagne électorale tourne à la répression?

Communiqué conjoint de RADDHO, l'ONDH et LSDH, de la Fédération Internationale des Droiits  de l'homme.

La FIDH et ses organisations membres et partenaires au Sénégal, la RADDHO, l'ONDH et la LSDH, ont condamné la répression systématique de toute manifestation pacifique dans le centre de Dakar et les dizaines d'arrestations d'opposants et de manifestants, exhortant les autorités sénégalaises à cesser immédiatement la répression en cours, à libérer les personnes arbitrairement arrêtées et à se conformer à la législation sénégalaise en autorisant le déroulement des manifestations pacifiques.


Depuis près de trois jours, toutes les manifestations dans le centre de Dakar sont systématiquement dispersées par la force et des dizaines de manifestants sont arrêtés.

Mercredi 15 février, la manifestation du mouvement citoyen M23 a été dispersée sans ménagement. Le 16 février, c'était au tour du collectif "Y en a marre" de subir une répression particulièrement féroce : dispersion dans la violence, arrestation d'une vingtaine de leur membre dont plusieurs de leurs leaders et mauvais traitement des personnes arrêtées.

Les 16 et 17 février, ce sont les candidats à l'élection présidentielle et leurs partisans qui ont été la cible de cette répression. Cheikh Bamba Dieye, candidat du Front pour le socialisme et la démocratie /Benno Jubël (FSD/BJ) a été arrêté quelques heures le 17 février alors qu'il manifestait place de l'obélisque, tout comme Ibrahima Sene, responsable du Parti de l'indépendance et du travail (PIT). Idrissa Seck, candidat du parti Rewmi ("le pays"), a lui aussi été la cible de tirs de grenade lacrymogène tandis que la manifestation d'Ibrahima Fall, candidat indépendant, s'est vu interdite par le préfet de Dakar malgré l'autorisation et les instructions de la Commission électorale nationale autonome (CENA) saisie par le candidat.

« Les autorités sénégalaises ne peuvent pas aller contre la loi sénégalaise » a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH. « Il faut que les autorités reviennent à la raison et autorisent l'expression publique et politique des opposants et des citoyens sous peine d'être assimilée à un régime autoritaire bâillonnant la démocratie » a-t-elle ajoutée.

En effet, le gouvernement justifie la répression des manifestations par un arrêté pris par le préfet de Dakar en juillet 2011 interdisant depuis lors toute manifestation publique dans le centre-ville de la capitale. Outre le fait que ce gel des libertés publiques et individuelles contrevient aux dispositions constitutionnelles, cette interdiction est manifestement illégale au regard de l'article L 61 du Code électoral qui dispose que « tout candidat et tout électeur peut librement organiser des réunions et des manifestations sur toute l'étendue du territoire en respectant les conditions prévues par la loi », à sa voir une déclaration préalable de 24h auprès de l'autorité administrative. Ces conditions ont été respectées par toutes les organisations ayant souhaitées manifester ces derniers jours. La Cour suprême du Sénégal elle-même avait déjà considéré dans un arrêt du 13 octobre 2011 que l'interdiction d'une manifestation similaire de la Radhho en décembre 2010 par un arrêté du préfet de Dakar avait été un « excès de pouvoir » et constituait une « atteinte à la liberté de réunion ».

La situation s'est encore dégradée hier lorsque une grenade lacrymogène a été lancée dans la grande mosquée El Hadji Malick Sy au quartier du Plateau, à proximité du centre-ville, provoquant la colère de centaines de fidèles et rappelant l'attaque de la cathédrale de Dakar l'année passé. Plus inquiétant encore un journaliste de l'Agence France presse (AFP) a vu, pendant les incidents, un policier sortir son arme de service et ouvrir le feu. Il a ensuite récupéré une douille de 9 mm au sol ainsi qu'une balle non percutée laissant craindre une escalade dans la répression et l'utilisation de moyens contraires aux principes des Nations unies sur l'utilisation de la force.

« A la veille d'une échéance aussi importante pour le Sénégal, les plus hautes autorités du pays doivent faire preuve de responsabilité et d'apaisement en laissant la démocratie s'exprimer librement comme la loi le prévoit » a déclaré Me Sidiki KABA, président d'honneur de la FIDH.

De même, il a été signalé des hommes en civil armés de fusils à pompe circulant à bord de 4X4 banalisés qui pourchasseraient les manifestants. Selon les témoignages, certains avaient le visage couvert d'une cagoule noire, comme l'ont pu aussi le confirmer les correspondants de l'AFP et Reuters sur place.

Outre un policier blessé à la tête, les violences de la journée de vendredi ont fait une dizaine de blessés, dont deux journalistes occidentaux. Le bilan de la répression des manifestions et de la contestation populaire depuis la fin du mois de janvier est de 5 morts dont un policier, des dizaines de blessés et des dizaines d'arrestations.

Nos organisations s'inquiètent aussi du sort réservé aux nombreux manifestants arrêtés pour avoir bravé cette interdiction de manifester. Outre les mauvais traitements constatés lors de leur arrestation, il est à craindre qu'ils soient actuellement torturés comme c'est souvent le cas au cours des détentions dans les commissariats et les brigades de gendarmerie.

La dernière mandature du Président Wade marquée par des régressions en matière des droits de l'Homme

A l'approche du premier tour de l'élection présidentielle prévue le 26 février 2012, nos organisations tirent un sombre bilan du quinquennat qui s'achève en matière de respect des droits de l'Homme. Parmi les nombreuses violations des droits civils et politiques, économiques, sociaux et culturels documentés par nos organisations, le scrutin présidentiel est l'occasion de faire le bilan des trop nombreuses atteintes aux principes démocratiques, aux libertés publiques et à l'indépendance de la justice au Sénégal ces dernières années.

Une de ces atteintes les plus flagrantes aux principes a été la tentative avortée du chef de l'État de modifier la constitution pour changer à son avantage les règles du jeu de l'élection présidentielle à moins d'un an du scrutin pour finalement renoncer face à la contestation populaire le 23 juin 2011. « Le tripatouillage de la loi fondamentale aurait sérieusement porté atteinte aux principes de l'alternance démocratique. La démarche du président Wade, bien que stoppée, a démontré son peu d'attachement aux principes démocratiques en contradiction avec la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance qui lie le Sénégal », a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.

Les libertés publiques ont également souffert de restrictions. Des manifestations ont été interdites de manière illégale - comme celle que souhaitait organiser la Raddho en décembre 2010 et encore dernièrement le 15 février 2012 6 et parfois réprimées - comme celles du M23 de juin 2011 et celle du mouvement Y en a marre ! le 16 février 2012 - par un usage disproportionné de la force par les forces de sécurité, des arrestations arbitraires et de mauvais traitements. « A contrario, les violences perpétrées contre les manifestants du M23 et de Y en a marre ! par des nervis du régime ou des sympathisants du parti au pouvoir n'ont jamais fait l'objet d'enquête », a déclaré Me Assane Dioma Ndiaye, le président de la LSDH. « Quant à l'enquête sur l'agression d'Alioune Tine le 23 juin 2011, elle est piétine alors que toutes les preuves de l'implication des nervis du pouvoirs sont entre les mains de la justice sénégalaise » a ajouté Assane Dioma Ndiaye qui est aussi son avocat.

Nos organisations ont par ailleurs dénoncé les attaques récurrentes contre les défenseurs des droits de l'Homme de la part des autorités : déclarations publiques de membres du gouvernement assimilant les défenseurs aux opposants politiques ; atteintes à la liberté d'expression de représentants de la société civile ; arrestations arbitraires, comme celle en janvier 2012 du président de la Raddho, Alioune Tine, finalement libéré sans charge après 48 heures de détention dans des conditions difficiles et sans accès à son avocat ; expulsion du secrétaire général de la FIDH ; et confiscation en douane des exemplaire du Rapport annuel de l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme (FIDH/OMCT).

« Ces violations répétées de la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs convergent vers l'expression autoritaire d'un pouvoir qui refuse toute critique de sa gouvernance », a déploré Me Sidiki Kaba, président d'honneur de la FIDH.

La pratique de la torture demeure malheureusement toujours d'actualité au Sénégal, la LSDH a ainsi recensé de nombreux cas de tortures par des agents de l'État et a saisi le Comité contre la torture des Nations unies. Ces dernières années une trentaine de cas au moins ont été répertoriées dont une dizaine sont décédées des suites de ces mauvais traitement en détention estime la LSDH.

L'indépendance de la justice a aussi été mise à mal dans le dossier Hissène Habré, ancien président Tchadien, exilé au Sénégal, présumé responsable de violations graves et massives des droits de l'Homme dans son pays. Alors que nos organisations s'étaient félicitées de l'adoption d'un cadre juridique propice à l'ouverture d'un procès et qu'un soutien financier de la communauté internationale avait été accordé à cet effet, le jugement d'Hissène Habré n'est toujours pas d'actualité. Violant l'obligation internationale de juger ou d'extrader Hissène Habré, le président Wade a tenté d'expulser celui-ci en juillet 2011 vers le Tchad avant de se rétracter au dernier moment devant l'opposition des Nations unies et des organisations de défense des droits de l'Homme ; et sous prétexte d'un vice de forme, la Chambre d'Accusation de la Cour d'appel de Dakar a obligé la Belgique - pays où une procédure judiciaire est engagée contre Hissène Habré - à formuler une quatrième demande d'extradition. « Ces procédures dilatoires sont inacceptable dans un État de droit. Les victimes du régime d'Hissène Habré attendent depuis plus de 20 ans que justice leur soit rendue », a déclaré Alassane Seck, vice-président de la RADDHO.

Face à ce bilan peu flatteur, nos organisations appellent les futures autorités sénégalaises issues des urnes à faire cesser toutes ces atteintes et respecter strictement les engagements du Sénégal en matière de protection des droits de l'Homme.

 

Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH)

Rencontre africaine de défense des droits de l'Homme (RADDHO)

rganisation nationale des droits de l'Homme (ONDH)

 

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