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La Conférence internationale intitulée «Afrique: 53 pays, une Union» a réuni, le 21 mai 2010 au "Palazzo Re Enzo" de Bologna, les leaders des pays africains et les représentants des institutions internationales.

Première étape d’un triptyque de rendez-vous (les prochains seront à Washington en 2011 et à Addis-Abeba en 2012), voué à dessiner un parcours de paix et développement pour l’Afrique, cette Conférence a été organisée par la "Fondation pour la Collaboration des Peuples" (présidée par Romano Prodi), avec le concours du Bologna Center de la Johns Hopkins University, le Haut Parrainage des Nations Unies, l’Union Africaine (UA) et la Commission Européenne.

L’objectif de la conférence est d’amener les pays africains à confier à l’Union Africaine (UA) le rôle d’interlocuteur avec le reste du monde.

Outre les représentants de la Banque Mondiale et des autres institutions et organismes particulièrement engagés dans les questions africaines, la Conférence a été honorée par la présence et les interventions d’illustres personnalités internationales telles que:

S.E. M. Abdoulaye Wade (Chef de l’Etat sénégalais)

Thabo Mbeki (ex président sudafricain)

Asha-Rose Mtengeti Migiro (tanzanienne, Vice-secrétaire général de l’ONU depuis 2007);

Abdelkader Messahel (Ministre algérien pour les Affaires africaines et maghrébines)

Joseph Boakai (Vice président du Liberia);

Moussa Dosso (Ministre ivoirien de l’Education)

Samuel Sam-Sumana (Vice-président sierra-léonais)

Abdoulie Janneh (Commissaire économique de l’ONU pour l’Afrique)

Michael A. Battle (Ambassadeur USA auprès de l’UA)

Andris Piebalgs (Commissaire européen au développement)

Zhan Shu (Ambassadeur au Département des politiques pour l’Afrique, au Ministère des Affaires Etrangères de la Chine)

Rappelons que Romano Prodi (ex président de la Commission Européenne, de 1999 à 2004 et plusieurs fois Ministre et Président du conseil en Italie) est à la tête de la Commission internationale de l’ONU et de l’UA pour les missions de maintien de la paix en Afrique.

«La priorité de l’Afrique est la paix mais ensuite vient la coopération: il y a urgent besoin de travailler ensemble. Jusqu’à présent les relations ont été bilatérales et cela a bousillé les rapports et les politiques: aujourd’hui sous la coordination de l’ONU, il faut que travaillent ensemble l’Union Européenne, l’Union Africaine, la Chine, les USA et les autres grands pays», a-t-il poursuivi lançant en conclusion une idée:

«Le modèle auquel l’Europe et l’Occident devraient s’inspirer pour les politiques d’aide et soutien à l’Afrique, est celui du Plan Marshall, mis sur pied par les Etats-Unis, à la fin de la guerre au bénéfice de l’Europe en ruines. Ce plan n’était en effet pas limité aux infrastructures, mais orienté également à la reconstruction financière et économique».

M. Abdoulaye Wade a aussi invité les entreprises européennes à investir et produire en Afrique, dans une perspective d’intérêt réciproque

«Désormais je crois que l’Afrique est mure pour prendre en main ses propres choses», a observé le président sénégalais tout en précisant:

«Nous ne refusons pas les aides internationales mais demandons de pouvoir projeter nous-mêmes les actions nécessaires à notre développement. Nous ne voulons pas être privés de notre souveraineté décisionnelle. Nous voulons être souverains».

Il a dénoncé que «ça fait 50 ans qu’ils sont en train de nous rendre dépendants au lieu d’être autonomes dans nos choix», soulignant que «l’intégration économique des pays africains n’est possible qu’à travers l’intégration politique, qui doit représenter l’objectif commun. Je ne doute que nous réaliserons les Etats-Unis d’Afrique».

Lamentant notamment l’absence sur le plan international de l’Afrique «l’unique continent non représenté au Conseil de Sécurité de l’ONU», le Président Wade a dit que cette injustice doit être réparée «acceptant la présence au Conseil de Sécurité de l’Afrique qui doit avoir le droit de veto».

Milton Kwami

 

 

MANDELA DAY: Journée internationale Nelson Mandela - Consacrer 67 minutes de son temps à aider les autres!

Le 18 juillet de chaque année!

«Nous pouvons changer le monde et en faire un monde meilleur. Le changement est entre vos mains!», disait l'ex-Président sud-africain et héros de la lutte anti-apartheid, Nelson Mandela à qui les Nations Unies ont dédié une «Journée internationale Nelson Mandela pour la liberté, la Justice et la Démocratie», commémorée le 18 juillet de chaque année.

Elles ont décidé que «chaque année le 18 juillet, jour de la naissance de Nelson Mandela, l'ONU se joint à la Fondation Nelson Mandela pour exhorter le monde à consacrer 67 minutes de son temps à aider les autres, afin de commémorer la Journée internationale qui lui est consacrée».

«Pendant 67 ans, Nelson Mandela a mis sa vie au service de l'humanité, en tant qu'avocat spécialiste des droits de l'homme, prisonnier de conscience, architecte international de la paix et premier président démocratiquement élu d'une Afrique du Sud libre», expliquent les Nations Unies.

Historique de la Journée

La date du 18 juillet étant aussi le jour de la naissance de Nelson Mandela, l'Onu a joint la commémoration de cette Journée internationale à la Fondation Nelson Mandela pour exhorter le monde à «consacrer 67 minutes de son temps à aider les autres». Nelson Mandela a, pendant 67 ans, mis sa vie au service de l'humanité, en tant qu'avocat spécialiste des droits de l'homme, prisonnier de conscience, architecte international de la paix et premier président démocratiquement élu d'une Afrique du Sud libre.

Par la résolution A/RES/64/13, l'Assemblée générale des Nations Unies déclarait, en novembre 2009, le 18 juillet «Journée internationale Nelson Mandela», en l'honneur de la contribution apportée par l'ex-Président sud-africain à la culture de la paix et de la liberté.

Cette résolution reconnaît les valeurs défendues par Nelson Mandela et son dévouement au service de l'humanité, qu'il a manifesté par son action humanitaire dans les domaines du règlement des conflits, des relations entre les races, de la promotion et de la protection des droits de l'homme, de la réconciliation, de l'égalité entre les sexes, des droits des enfants et autres groupes vulnérables, et du progrès des communautés démunies et sous-développées.

En outre, elle reconnaît la contribution qu'il a apportée à la lutte pour la démocratie à l'échelle internationale et à la promotion d'une culture de paix dans le monde entier.

Par ailleurs, Nelson Mandela Madiba reste un modèle, une source d'inspiration pour les dirigeants non seulement de l'Afrique, mais aussi du monde.

Biographie

La biographie de Nelson Rolihlahla Mandela, dont le nom du clan tribal est «Madiba», renseigne qu'il est né le 18 juillet 1918 à Mvezo (Union d'Afrique du Sud) et mort le 5 décembre 2013 à Johannesburg. Ci-après, des extraits.

Homme d'État sud-africain, il a été l'un des dirigeants historiques de la lutte contre le système politique institutionnel de ségrégation raciale (apartheid) avant de devenir président de la République d'Afrique du Sud de 1994 à 1999, à la suite des premières élections nationales non raciales de l'histoire du pays.

Nelson Mandela entre à l'ANC (Congrès National Africain) en 1943, afin de lutter contre la domination politique de la minorité blanche et la ségrégation raciale menée par celle-ci.

Devenu avocat, il participe à la lutte non-violente contre les lois de l'Apartheid, mises en place par le gouvernement du Parti national à partir de 1948. L'ANC est interdit en 1960, et la lutte pacifique ne donnant pas de résultats tangibles, Mandela fonde et dirige la branche militaire de l'ANC, "Umkhonto we Sizwe", en 1961, qui mène une campagne de sabotage et des actions terroristes contre des installations publiques et militaires.

Le 5 août 1962, il est arrêté par la police sud-africaine sur indication de la CIA, puis est condamné à la prison et aux travaux forcés à perpétuité lors du procès de Rivonia. Dès lors, il devient un symbole de la lutte pour l'égalité raciale et bénéficie d'un soutien international croissant.

Après vingt-sept années d'emprisonnement dans des conditions souvent très dures, et après avoir refusé d'être libéré pour rester en cohérence avec ses convictions, Mandela est relâché le 11 février 1990. S'inspirant alors de la pensée ubuntu dans laquelle il a été élevé, il soutient la réconciliation et la négociation avec le gouvernement du président Frederik de Klerk.

En 1993, il reçoit avec ce dernier le prix Nobel de la paix pour avoir conjointement et pacifiquement mis fin au régime de l'apartheid et jeté les bases d'une nouvelle Afrique du Sud démocratique.

Père d'une Afrique du Sud multiraciale et pleinement démocratique

Après une transition difficile, où de Klerk et lui évitent une guerre civile entre les partisans de l'apartheid, ceux de l'ANC et ceux de l'Inkhata à dominante zoulou, Nelson Mandela devient le premier président noir d'Afrique du Sud en 1994, signale sa biographie.

Il mène une politique de réconciliation nationale entre Noirs et Blancs ; il lutte contre les inégalités économiques, mais néglige le combat contre le sida, en pleine expansion en Afrique du Sud.

Après un unique mandat, il se retire de la vie politique active, mais continue à soutenir publiquement l'ANC, tout en condamnant ses dérives.

Impliqué par la suite dans plusieurs associations de lutte contre la pauvreté ou le sida, élevé au rang de patrimoine commun de l'humanité, il demeure une personnalité mondialement écoutée au sujet des droits de l'homme.

Nelson Mandela est salué comme le père d'une Afrique du Sud multiraciale et pleinement démocratique, qualifiée de "Nation arc-en-ciel", même si le pays reste confronté à de graves problèmes d'inégalités économiques, de tensions sociales et de replis communautaires.

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COTE D'IVOIRE: Affi N'guessan après un tête-à-tête avec François Hollande - "La participation aux élections de 2015 est un défi que le FPI (Front Populaire Ivoirien) doit relever "

Front en... tête-à-tête!

Le président français, François Hollande, en visite officielle en Côte d'Ivoire, a échangé avec l'ensemble des partis politiques de l'opposition ivoirienne, avant d'accorder un tête-à-tête au président du Front populaire ivoirien, Pascal Affi N'guessan.

Selon le président de l'ancien parti au pouvoir, les échanges ont porté sur les préoccupations de l'opposition, le processus de réconciliation nationale, la justice, la sécurité, le dialogue politique et surtout sur la préparation de l'élection présidentielle de 2015.

Selon lui, le chef de l'Etat français a fait des recommandations au FPI sur ce que ce parti doit avoir comme attitude par rapport à son avenir. Et sa participation à l'élection présidentielle de 2015, a-t-il dit, est un défi à relever. Nous vous proposons l'intégralité de sa déclaration.

«L'ensemble de l'opposition ivoirienne a été reçu en audience par le chef de l'Etat Français, François Hollande. Avec lui, nous avons passé en revue l'ensemble des questions qui préoccupent l'opposition à l'heure actuelle.

Qui touchent à la liberté, aux droits de l'homme et à la démocratie à travers toutes les entraves que nous rencontrons dans l'exercice de nos activités. Les questions des prisonniers, des exilés, des domiciles qui sont occupés... Enfin toutes les questions que vous connaissez.

Dans ce chapitre nous avons évoqué la question de la CPI étant donné que le président Laurent Gbagbo et le ministre Blé Goudé sont concernés par cette affaire.

Nous avons également évoqué les questions liées à la réconciliation nationale, à la sécurité, à la justice, au dialogue politique, à l'Etat de droit et à la préparation des élections de 2015 par rapport aux gros problèmes que nous avons pour nous entendre sur une CEI consensuelle.

Sur toutes ces questions, nous avons émis le souhait ardent, compte tenu de la place et de la position de la France en Côte d'Ivoire, que le chef de l'Etat français pèse de tout son poids pour que le pays puisse sortir totalement de toutes les turbulences du passé et que nous retrouvions la paix, la stabilité et un jeu démocratique standardisé.

De manière à ce que les élections à venir ne constituent pas une autre menace pour la paix et la stabilité mais la dernière étape pour boucler définitivement le dossier de la crise ivoirienne.

Parlons de votre tête-à-tête...

Vous savez que le président Hollande n'est pas seulement le chef de l'Etat français, il est aussi socialiste. Dans le passé, nous avons eu à nous rencontrer et à échanger.

C'était normal que nous ayons un tête-à-tête pour parler des questions qui relèvent de notre famille commune et biologique et qu'en tant que socialiste il fasse au président du FPI quelques recommandations sur ce que le FPI devrait avoir comme attitude par rapport à l'avenir du pays et par rapport à son propre avenir.

Est-ce qu'il vous a fait une recommandation particulière sur les élections de 2015 ?

La recommandation est qu'il faut faire en sorte que les élections soient transparentes et que tous les problèmes qui peuvent gêner la participation de l'opposition et en particulier le Front populaire ivoirien soient réglés. De façon à ce que toue la classe politique puisse participer aux élections dans la confiance.

Comment réagissez-vous aux propos du président François Hollande qui estime que le FPI doit aller aux élections s'il tient à exister ?

Tout le monde le sait bien. La participation aux élections est un enjeu capital pour toutes les formations politiques y compris pour le FPI. Donc il doit se donner les moyens.

S'il tient à exister, cela veut dire que si nous ne réussissons pas à créer les conditions d'une participation, c'est notre avenir qui sera en jeu. Quand by Feven 1.2">ton avenir est en jeu, on se donne les moyens d'avoir les remèdes pour vivre et survivre. C'est ce travail que nous faisons.

Lorsque nous disons que nous ne rentrerons pas à la CEI tant qu'elle ne garantira pas la transparence, la justice et l'équité, cela participe de ce combat pour la survie.

Aujourd'hui, c'est une réalité étant donné la situation que le FPI a vécu qu'évidemment son avenir est en jeu à travers le combat qu'il mène. S'il ne réussit pas, il peut gravement reculer même s'il ne disparait pas. Donc nous devons tout faire pour réussir. Le chef de l'Etat français n'a fait que nous rappeler cette réalité politique.

C'est une observation, une remarque, une analyse qu'il fait. Ce n'est pas une invention, ni une injonction. C'est une réalité que nous-mêmes, nous connaissons. Le FPI dans les élections et hors des élections ce n'est pas la même chose.

Donc, il faut analyser cela et se donner les moyens. C'est que nous allons faire. Mais, cela ne signifie pas qu'il faut aller aux élections la tête baissée.

Cela veut dire que les élections sont un enjeu important pour la survie du FPI. Et sa participation est un défi qu'il faut relever. Si nous n'arrivons pas à relever ce défi, c'est notre avenir qui sera en jeu».

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AFRIQUE - USA: 5 et 6 août prochains à Washington - Le sommet de toutes les injonctions?

En somme, quelles sommes tirera ce sommet? 

La réunion prévue les 5 et 6 août prochains à Washington, aux États-Unis, entre le président américain et ses homologues africains, est la toute première de cette importance organisée par les deux parties.

La réunion prévue les 5 et 6 août prochains à Washington, aux États-Unis, entre le président américain et ses homologues africains, est la toute première de cette importance organisée par les deux parties. Les points inscrits à son ordre du jour en font un sommet historique, car même s'ils remplissent les agendas de nombreux forums internationaux, les concepts de gouvernance, paix et sécurité, sécurité alimentaire et changement climatique, portés cette fois par le thème central «Investir dans la prochaine génération» seront abordés selon la vision américaine du monde aujourd'hui. D'où une série de messages plus ou moins diplomatiquement huilés, qui peuvent paraître, malgré tout, comme autant de rappels à l'ordre adressés aux futurs hôtes de Barack Obama.

Mesures protocolaires strictes

Pour planter le décor, la Maison Blanche a annoncé les couleurs dans la distribution du carton d'invitation. Sur la cinquantaine de chefs d'État africains, 4 ne feront pas le déplacement de Washington. Ce sont Robert Gabriel Mugabe (Zimbabwe), Omar El-Béchir (Soudan), Isaias Afowerki (Erythrée) et Mohamed Abdelaziz (Sahara Occidental). Les trois premiers, exerçant à la tête de leurs pays respectifs, ont chacun une relation difficile avec l'Occident qui les incrimine pour des problèmes de gouvernance intérieure. Le 4ème préside une entité reconnue comme État par l'Union africaine, mais n'officie pas pleinement en raison d'un empoisonnant conflit territorial avec le royaume du Maroc. Ainsi traités depuis des années, ils se sont sans doute forgés la conscience d'être des exclus de toujours et vivent leur isolement comme ils peuvent.

Puis d'autres consignes encore: les invités du sommet Afrique-Amérique devront s'abstenir de « longs discours » et n'auront pas d'entretien bilatéral avec le président Obama. Difficile, en effet, d'écouter 50 discours et d'organiser cinquante tête-à-tête en si peu de temps. À ce titre aussi, la réception à la Maison Blanche sera limitée à 4 personnes par délégation, le chef d'État et son épouse, accompagnés de deux collaborateurs.

Gouvernance, paix et générations futures

Ce qu'il faut retenir également, c'est que le sommet de Washington éclatera en 3 panels thématiques respectivement sur la gouvernance, la paix et sécurité, les générations futures. Le président américain y prendra part. Le 9 juillet, lors d'un point de presse électronique avec les journalistes africains, la vice-secrétaire d'État américaine chargée de l'Afrique, Linda-Thomas Greenflied, qui expliquait ce programme, avait effleuré le point sur la gouvernance. En substance, elle a répété ce que le Secrétaire d'État américain, John Kerry, avait déclaré il y a quelques semaines, au terme d'une tournée en Afrique, au mois de juin, pour dire que les États-Unis sont opposés à la révision des lois fondamentales.

À l'évidence, ce ne sera pas le seul sujet important du conclave. Mais, comment les pays vers lesquels se tournent les regards lorsqu'on évoque cette question se défendront-ils ? Comment, avant d'entrer dans le vif du sujet, les délégations africaines présenteront-elles la situation de chaque nation lors de la rencontre qui se tiendra avec les hommes d'affaires américains, le 4 août? Quel visage les entrepreneurs africains, dont 4 représenteront chaque pays, montreront-ils lors du Forum business, qui aura lieu le 5 août? Enfin, quelle part chacun des chefs d'État africains présents prendra-t-il dans le débat politique, prévu le 6 août au département d'État ?

Apprendre à se connaître

Au-delà de la surenchère provoquée par les propos de John Kerry et de son adjointe sur les constitutions africaines, le sommet Afrique-Amérique, dont l'ordre du jour est dense, on l'a vu, gagnerait à être une occasion exceptionnelle de nouer entre partenaires, une relation qui n'a pas toujours été profonde dans plusieurs domaines. Pour envisager une telle opportunité, il faut que les acteurs se connaissent mieux. Et ce n'est certainement pas à la Maison Blanche que de tels liens seront établis, ou s'ils existent même de façon formelle, être consolidés. Ce sera à travers des contacts divers avec l'immense société américaine. Dans ce qu'elle a de cosmopolite et de dynamique sur les plans de la promotion des initiatives privées, du soutien à la société civile, de l'aide à la formation et à l'apprentissage des métiers, l'Amérique mérite d'être connue et de mieux connaître l'Afrique.

Les interlocuteurs du président des États-Unis et d'autres acteurs américains devraient, sans chercher à extraire l'Afrique de la quête du bien-être vers laquelle tendent toutes les régions du monde aujourd'hui, savoir défendre avec leurs propres mots leur vision de l'avenir de la jeunesse africaine, s'engager à consolider la démocratie, promouvoir la justice et les droits humains, le développement durable, de la paix, de la stabilité et la sécurité. L'Amérique peut alors l'aider à préserver les équilibres nationaux, régionaux et sous-régionaux. Envisagé sous cet angle, le sommet de Washington fonderait son historicité sur des bases solides, évitant d'être un rendez-vous où une partie en dicterait à une autre.

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CENTRAFRIQUE: L'UE lance un premier fonds fiduciaire multidonateurs

Centre à fric? 

À l'occasion de la réunion informelle des ministres européens du Développement, le 14 juillet à Florence (Italie), la secrétaire d'État chargée du Développement et de la Francophonie Annick Girardin, le commissaire européen chargé du Développement Andris Piebalgs, le ministre allemand du Développement et de la Coopération Gerd Müller et la ministre néerlandaise du Commerce et de la Coopération au développement Lilianne Ploumen ont signé l'acte constitutif du fonds Bêkou (espoir en sango). 

À l'occasion de la réunion informelle des ministres européens du Développement, le 14 juillet à Florence (Italie), la secrétaire d'État chargée du Développement et de la Francophonie Annick Girardin, le commissaire européen chargé du Développement Andris Piebalgs, le ministre allemand du Développement et de la Coopération Gerd Müller et la ministre néerlandaise du Commerce et de la Coopération au développement Lilianne Ploumen ont signé l'acte constitutif du fonds Bêkou ("espoir" en langue sango). La Centrafrique était représentée par sa ministre de l'Économie et de la Coopération internationale, Florence Limbio.

Ce fonds original, innovant et multidonateurs associe les bailleurs européens et non européens. Il a pour objectif de relancer l'économie centrafricaine. Son montant initial s'élève à 64 millions d'euros pour 2014 et 2015 et est financé par l'Union européenne (41 millions d'euros), la France (10 millions d'euros), l'Allemagne (10 millions d'euros) et les Pays-Bas (4 millions d'euros). Il s'ajoute à la contribution (84,5 millions d'euros) apportée depuis décembre 2012 à la Centrafrique en matière d'aide humanitaire.

« La République centrafricaine doit actuellement faire face à une grave crise humanitaire, politique et sécuritaire nécessitant une approche réaliste et pragmatique pour venir en aide à ses habitants aussi efficacement que possible », a déclaré Andris Piebalgs, qui a appelé « à sortir des sentiers battus collectivement, et orienter [la] réflexion et [l']action vers la recherche de solutions qui assurent le lien entre la gestion des urgences, la réhabilitation et le développement . En agissant de concert, en mutualisant nos ressources financières, nos compétences et nos forces respectives, nous obtiendrons bien plus qu'en œuvrant séparément », a-t-il souligné.

La communauté internationale a prévu une conférence des donateurs dans le courant de l'année, dont la vocation est de lever des fonds supplémentaires. Dans le cadre du processus de transition, Andris Piebalgs et Florence Limbio vont cosigner un accord portant sur un contrat d'appui à la consolidation de l'État d'un montant de 33 millions d'euros, en vue de payer les salaires des fonctionnaires.

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TUTELLE DES MINEURS: Adoption islamique - L'Italie reconnaitra la "kafala" islamique!

Ad...option islamique!

L'Italie aussi va reconnaitre la "kafala", le principal instrument avec lequel les pays musulmans sauvegardent les mineurs abandonnés ou en difficulté. Accord du Parlement Italien à la ratification d'une convention internationale: le mineur pourra arriver en Italie et aura un permis pour placement en famille.

L'Italie aussi va reconnaitre la "kafala", le principal instrument avec lequel les pays musulmans sauvegardent les mineurs abandonnés ou en difficulté. Accord du Parlement Italien à la ratification d'une convention internationale: le mineur pourra arriver en Italie et aura un permis pour placement en famille. Pour la Lega Nord (Ligue du Nord): “C'est une capitulation à l’Islam, on se planque le burqa sur la tête!” Le Droit islamique n'admet pas d'adoption parce qu'il ne reconnait pas les liens entre parents et fils différents de ceux biologiques.

Cependant, avec la "kafala" stipulée devant un juge ou un notaire, un mineur (makfoul) peut être confié à une personne (kafil) qui prendra soin de lui jusqu'à l’âge majeur, comme ferait un géniteur.

En Italie, où la loi ne le prévoit pas, jusque-là, la "kafala" a été un problème. Il a fallu par exemple, les verdicts des juges parce que certains "kafil" immigrés puissent porter les mineurs en Italie avec un regroupement familial. Et divers citoyens italiens d'origine étrangère, n'arrivant pas à faire reconnaitre la "kafala", restent à l'étranger pour ne pas se séparer de leur "makfoul".

Les choses vont changer. Du Parlement Italien, est arrivé en effet le premier ok (la balle est maintenant dans le camp du Sénat) à la ratification de la "convention sur la responsabilité parentale et les mesures de protection des mineurs".

La principale nouveauté du projet de loi se trouve justement dans la reconnaissance de la "kafala" dans la Loi italienne, qui sera encadré comme "placement en famille ou assistance légale du mineur".

Si l'enfant ou le jeune est en état d'abandon, la procédure pour la reconnaissance passera à travers la Commission des Adoptions Internationales.

Si au contraire, il n'est pas en état d'abandon, c'est le Ministère de la Justice qui s'en occupera, à travers le Tribunal des Mineurs.

Dans tous les deux cas, les autorités italiennes dialogueront avec les autorités étrangères et évalueront si la famille est adéquate à accueillir le mineur.

Une fois reconnue la "kafala", le mineur pourra entrer en Italie et on lui délivrera un "permis de séjour pour assistance légale" de la durée de 2 ans, renouvelable pour d'autres biennats, si les conditions sont encore remplies.

A 18 ans, le permis de séjour de séjour pourra être converti en un permis de séjour d'études, d'attente d'emploi ou de travail, comme pour les mineurs étrangers non accompagnés.

Au Parlement, le projet de loi est passé avec les votes de tous les partis, excepté celui de la Lega Nord. Le député léghiste Luca Rondini a parlé de “capitulation face à une religion qui a démontré d'être incompatible avec les principes basilaires des démocraties occidentales”. Sur le même diapason, son collègue Luca Buonanno, fraichement élu au Parlement Européen, avait lui, de son coté,  promis, en signe de protestation, de se présenter à Strasbourg, coiffé un "burqa" sur la tête. 

Elvio Pasca

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