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DONNA SUMMER: Adieu à la Reine du Disco-music!

De profundis...co-music!

La "reine du disco" américaine Donna Summer est morte, jeudi 17 mai, en Floride (sud-est des Etats-Unis) à l'âge de 63 ans des suites d'un cancer.

"Tôt ce matin, nous avons perdu Donna Summer Sudano, une femme pleine de talents, le plus grand étant sa foi", indiquait le communiqué de la famille. Sa mort avait été annoncée quelques minutes plus tôt par le site internet spécialisé dans la vie des célébrités, TMZ.

Dans les années 1970, la chanteuse avait marqué l'histoire du disco avec des hits comme "Love to love you baby", "Last Dance" ou "Hot Stuff". Elle avait pour producteur un autre grand nom du disco, Giorgio Moroder.

La star avait remporté 5 grammy awards, notamment pour ces premiers succès.

"Après avoir connu un tel succès, je ne savais plus quoi faire. Plus rien n'avait de signification. Je me suis senti désespérée et déprimée. J'ai commencé à prendre des médicaments", racontait la chanteuse, des années plus tard, à la télévision, révélant que c'est par la prière qu'elle a finalement retrouvé goût à la vie, disait-elle dans cette même interview.

Selon TMZ, la star née en 1948 est décédée d'un cancer des poumons. L'annonce de sa mort a provoqué un flot de réactions.

"Repose en paix Donna Summer!!! Tu as vraiment changé la donne", a écrit la chanteuse Mary J. Blige. "Mes condoléances à la famille et aux proches de Donna Summer. Elle va terriblement nous manquer. Elle était vraiment la reine du disco", écrit la chanteuse La Toya Jackson.

 

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BOB MARLEY: Un rêve d'Afrique et de liberté

Sa disparition, il y a 31 ans!

31 ans! A cinq années près, c'est quasiment l'âge qu'avait Bob Marley à sa disparition, le 11 mai 1981. Cet anniversaire a été célébré à travers le monde par tous ceux qui ont aimé sa musique et écouté son message engagé pour l'unité de l'Afrique et l'amour fraternel entre les hommes.

La presse l'a surnommé le "Pape du reggae", cette musique qu'il a largement contribuée à faire rayonner dans le monde, continue pourtant d'être adulée. De partout. Ses contemporains, comme ceux qui naquirent après lui, apprécient la dimension musicale de l'homme et son oeuvre de plus d'une dizaine d'albums. La musique reggae ne pourrait, néanmoins, résumer Bob Marley, même si c'est celle-ci, par son engagement, sa rythmique, son appel était la plus indiquée pour délivrer le message. Un message plutôt d'amour, de fraternité et d'unité. Surtout pour la terre-mère, terre-promise (Afrique), assimilée chez les rastas à Zion.

Aussi, Bob Marley, fruit d'un métissage entre un anglais et une descendante d'esclave jamaïcaine, avait-il, lui et ses amis, résolument identifié le combat à mener pour restaurer cette dignité perdue de l'homme noir, spolié et déraciné par l'esclavage, la colonisation, le néocolonialisme, l'impérialisme.

Qu'importe si nombre de termes ne sont plus usités ou sont passés de mode. Dans le monde, d'après les guerres mondiales et l'espoir suscité par une décolonisation, qui s'inscrivait dans la marche inéluctable de l'histoire, la donne en était à un monde bipolaire entre les blocs Est et Ouest. Et l'homme noir ne s'y retrouvait toujours pas. Les premiers dirigeants africains, vaniteusement appelés pères-fondateurs, se pliaient à la logique des intérêts des puissances étrangères. L'illusion d'une libération n'en était que plus grande pour les peuples, mais nombre de ces dirigeants prenaient les consignes auprès des ex colons. Que dire alors de la diaspora noire ?

Sa situation n'était pas plus enviable, bien qu'elle s'est évertuée, par des figures historiques comme les Dubois, Marcus Garvey et autres, à rompre les chaîenes de l'esclavage. En ce sens, elle menait le combat, malgré un confinement dans une certaine «ghettoïsation» et une paupérisation. Elle prenait de l'avance sur l'Afrique dont la plupart des dirigeants étaient enchevêtrés dans «l'esclavage mental».

C'est là que les rastas, relayés par les «freedom fighters», parfaits musiciens de reggae, ont choisi de se battre pour dénoncer, combattre le «système». Un système qui ne mise que sur la rentabilité et ne vomit pas l'exploitation ou l'asservissement du prochain. La prophétie de Garvey de 1927, indiquant à ses frères de se tourner vers l'Afrique pour la délivrance, sera suivie par les rastas qui ont vu en Haïlé Sélassié, couronné en 1930 roi d'Ethiopie, comme le sauveur et mieux encore, comme le représentant de Dieu sur terre.

Loin de cette idéologie, le message de Bob Marley, musicien hors pair ayant vendu plus de 200 millions d'albums, appelait à la paix et surtout, en visionnaire, à l'unité africaine. Plus de trois décennies après sa disparition, force est de constater que l'Afrique semble avoir raté le train de l'histoire. La Guinée-Bissau, le Mali, le Soudan, le Soudan du Sud... s'illustrent, aujourd'hui, hélas, dans l'actualité mondiale de la pire des façons.

Obama, un autre métis, président des Etats-Unis, n'est que la face visible de l'iceberg. Son ascension sociale ne reflète pas une meilleure humanisation des rapports. Le règne des «illuminati», ces «dominateurs implacables dont le but essentiel est de conserver leur pouvoir sur la population», est encore plus que de rigueur.

Et que dire des autres micros-Etats africains qui se retrouvent pris au piège de la démocratie, de la bonne gouvernance et de l'agenda édicté par l'Occident? Si ce n'est qu'il faut impérativement satisfaire aux recommandations des maîetres du monde et se plier à leur agenda.

Ah ! Cette Afrique dont les dirigeants pensent, d'emblée, à satisfaire les Occidentaux plutôt qu'à oeuvrer pour le salut de leurs peuples ! Cette Afrique dont les dirigeants s'empressent, une fois vaincus par les urnes, de se réfugier en Occident ! Cette Afrique dont la classe politique pense plutôt à se servir qu'à servir, et dont certaines élites, alphabétisées, ne pensent en aucun cas être redevables aux peuples.

Marley implorait l'Afrique de tout son coeur, il l'appelait et souhaitait son unité, fort de la conviction que nous ne pourrons pas survivre autrement. En ce jour anniversaire de sa disparition, il aurait bien aimé que la situation connaisse une évolution positive.

 

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MAROC: Youness remporte l'Award du meilleur artiste du monde à Amiens

Youness! N'est-ce pas?

C'est une bonne nouvelle pour la sa scène musicale marocaine et, à certains égards, le raï, un genre de musique très apprécié au Maroc.

Le chanteur Youness a remporté l'Award 2012 du meilleur artiste dans la catégorie «Musique du monde» lors de l'émission de télévision «On va faire le show». C'était à Amiens. Une belle récompense qui sonne comme une reconnaissance du talent de ce jeune artiste marocain dont les inspirations et le timbre prédisaient, il y a quelques année seulement, un bel avenir.

Cette récompense ne devait guère surprendre les observateurs avertis de la scène musicale marocaine et maghrébine en général. Alors que l'auteur de « Bledi bledi » faisait ses débuts sur différentes scènes au Maroc, ceux-ci avaient déjà perçu chez ce chanteur des prémices d'un futur grand artiste. Lui qui, à seulement 7 ans, avait déjà conquis le coeur de ses ainés.

Avant de devenir, quelques années plus tard, la nouvelle étoile montante du raï. Et de faire parler de lui, outre-Hexagone, de séduire les médias et de se façonner, en peu de temps, une image de star qui ne le quitte plus.
Youness n'anime plus les mariages et les fêtes du bled. Il ne chante plus dans la cour de l'école pendant la récréation, comme aimait le lui demander son instituteur.
Après s'être longtemps inspiré des ainés, comme Cheb Khaled, Cheb Mami ou encore Cheb Hasni, et marqué les plateaux d'émissions de musique telle que Casting star, il s'est envolé pour d'autres cieux.
Il séduit désormais un nouveau public, part à la conquête d'autres scènes pour le bonheur de ses fans marocains et de ce pays qu'il a toujours aimé et qu'il chante à tout bout de chemin.

«Je donne des concerts dans beaucoup de pays. Où que j'aille et où que je me produise, je n'oublie jamais mon pays. C'est justement le message que je véhicule à travers «Bledi bledi», un des titres de mon album («Safar»). C'est-à-dire, la fierté d'être Marocain tout en veillant à représenter dignement la chanson marocaine à l'étranger», confiait-il l'année dernière dans un entretien avec Libé.

C'est donc tout naturellement que cet artiste au talent incroyable ait été désigné meilleur artiste dans une catégorie qui en comptait d'aussi bons artistes que lui.
Pour une bonne nouvelle, c'en est vraiment une. Espérons que ce prix ne sera qu'une parmi d'autres récompenses promises à un jeune dont la voix et les thématiques sont très porteurs.


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UNESCO: Journée Internationale du Jazz

Y a jazz!

C'est lors de la Conférence générale de l'UNESCO de novembre 2011 que le 30 avril a été proclamé "Journée Internationale du Jazz".

Cette Journée est destinée à sensibiliser la communauté internationale aux vertus du jazz comme outil éducatif, et comme force de paix, d'unité, de dialogue et de coopération renforcée entre les peuples.

«Tout au long de son histoire, le jazz a été un moteur de transformations sociales positives et l'est encore aujourd'hui. C'est pourquoi l'UNESCO a créé la Journée internationale du jazz. Depuis ses origines enracinées dans l'esclavage, cette musique a fait entendre sa voix passionnée contre toutes les formes d'oppression. Elle est une langue de liberté qui parle au coeur de toutes les cultures», a dit Mme Bokova dans un message à l'occasion de cette Journée.
«Le jazz est un style musical unique qui a pris naissance au sud des États-Unis, mais a ses racines en Afrique et mêle les traditions musicales africaines et européennes. Bien avant l'intégration de structures sociales telles que le lieu de travail, les systèmes éducatifs, et les équipes de sport professionnelles, l'orchestre de jazz est un exemple de tolérance, de coopération, d'improvisation, et de compréhension mutuelle», rappelle l'UNESCO dans un communiqué de presse.

En outre, le jazz a fourni un des premiers forums de liberté d'expression et d'autonomisation des femmes, et constitue un exemple du pouvoir de transformation de ce droit humain fondamental. Au cours du 20e siècle, le jazz s'est avéré être un langage universel qui s'étend sur les continents, influençant et influencé par d'autres types de musique, évoluant comme un élément culturel de métissage pour les amateurs du monde entier, sans distinction de race, de religion, ou de nationalité.

La musique jazz a également fourni la motivation et l'occasion pour de nombreuses femmes de dépasser les rôles traditionnels imposés par la société, et la musique jazz a été une force de propulsion pour le Mouvement de Libération des femmes aux États-Unis. La musique jazz a également contribué à créer des emplois pour les femmes au sein de l'industrie de la musique, en particulier en tant que chanteuses. Avant les années 1920, presque toute la musique populaire était exclusivement interprétée par des musiciens hommes, souligne l'UNESCO.

Une soirée spéciale co-organisée par la Directrice générale de l'UNESCO Irina Bokova, l'Ambassadrice américaine à l'ONU Susan Rice, et l'Ambassadeur de bonne volonté Herbie Hancock, s'est tenue dans la salle de l'Assemblée générale des Nations Unies, à New York, et a proposé des spectacles avec Angelique Kidjo, Wynton Marsalis, Hugh Masekela, Shankar Mahadevan, et beaucoup d'autres.

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SÉNÉGAL: Festival international de Jazz de Saint-Louis

Le jazz... éblouit St-Louis!

La 20-éme édition du Festival international de jazz de Saint-Louis, prévue du 23 au 28 mai, sera marquée par les prestations d'atistes américains, européens et africains, dont le saxophoniste camerounais Manu Dibango, annoncent les organisateurs.


Charles Aznavour, auteur-compositeur franco-arménien, est attendu à la prochaine édition de ce festival de jazz, qui sera lancé par l'Ensemble lyrique du Théâtre national Daniel Sorano. La cérémonie d'ouverture se tiendra en présence du ministre sénégalais de la Culture et du Tourisme, Youssou Ndour.

Le festival accueillira aussi l'artiste-chanteur sénégalais Habib Faye et l'Orchestre national du Sénégal.

African Jazz Roots, une expérience inédite née de la rencontre de musiciens sénégalais et français qui se sont fait connaItre du public, sera de la partie, avec une prestation dénommée "les racines africaines du jazz".

Les percussions, la flûte peulh, la kora, la batterie et la contrebasse seront au menu, avec Ablaye Cissokho, Simon Goubert, Ousmane Bâ et Babou Ngom.

La Guinéenne d'origine grecque, Elisabeth Kontomano, revient au festival, en compagnie de son fils qui sera au piano pour de "belles envolées solo", avec sa "voix unique", après un passage bien apprécié il y a deux ans, indique le communiqué.

Une autre grande diva, la chanteuse, guitariste et compositeur Denise Reis, de nationalité brésilienne, retrouvera le Festival international de jazz, qu'il a honoré de sa présence en 2010.

Y sera aussi le bluesman italien Roberto Ciotti, qui interprétera "un répertoire richement varié de sonorités suaves et mélodiques, dans une ambiance festive et colorée".

La virtuose allemande Mike Herting, pianiste de renom, proposera son "magnifique projet Global Music Orchestra Trio".

Le talentueux saxophoniste américain Devin Phillips sera aussi présent, tout comme New Cool Collective, un groupe néerlandais.

 

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