African..nes!
Apparemment, l'histoire d'amour entre le cinéaste tchadien et le Festival de Cannes se poursuit bien. Il ne s'agit pas d'une première pour le réalisateur tchadien. Il avait fait sa première montée des marches en 2002 pour la quinzaine des réalisateurs, où il avait présenté «Abouna» ("Notre père" en arabe tchadien), qui a eu un large succès auprès des tchadiens dont je me souviendrais toujours.
La 66e édition du Festival de Cannes se tient du 15 au 26 mai. La liste officielle des 19 films qui concourent pour la prestigieuse Palme d'or a été dévoilée, jeudi 11 avril dernier. Cette année, deux cinéastes africains ont vu leur film figurer sur la liste des sélectionnés: «La vie d'Adèle» du tunisien Abdellatif Kechiche, et «Grigris» du réalisateur tchadien Mahamat-Saleh Haroun.
Apparemment, l'histoire d'amour entre le cinéaste tchadien et le Festival de Cannes se poursuit bien. Il ne s'agit pas d'une première pour le réalisateur tchadien. Il avait fait sa première montée des marches en 2002 pour la quinzaine des réalisateurs où il avait présenté «Abouna» ("Notre père" en arabe tchadien), qui a eu un large succès auprès des tchadiens dont je me souviendrais toujours..
Ensuite, en 2010 quand il avait fait une percée très spectaculaire en décrochant le prix spécial du Jury pour son film «Un homme qui crie». C'était la première fois, depuis 13 ans qu'un long métrage africain est ainsi distingué à Cannes.
Cette année, Mahamat-Saleh Haroun fait un retour remarquable avec "Grigris" . Ce dernier film du réalisateur produit en France, raconte l'histoire d'un jeune de 25 ans qui se rêve danseur.
Le film pose là une douloureuse question. Dans le synopsis qui résume l'histoire du film, on peut lire que Grigris (personnage principal interprété par le burkinabé Souleymane Démé) est un jeune paralytique frappé durant l'enfance par la poliomyélite. Alors que sa jambe paralysée devrait l'exclure de tout, Grigris lance un défi.
Il se rêve en un grand danseur. Mais son rêve se brise lorsque son oncle tombe gravement malade. Il doit travailler pour des trafiquants d'essence afin de le sauver. Grigris met avant tout en lumière une certaine jeunesse délaissée qui se bat pour construire un avenir meilleur.
Pour le moment, aucune bande annonce n'a été dévoilée. Seules quelques photos traînent sur la Toile, et l'esthétique visuelle de Haroun semble une fois de plus être au rendez-vous.
Pour séduire le jury présidé par le réalisateur américain Steven Spielberg, Mahamat-Saleh Haroun devra affronter des habitués du festival. Parmi eux cette année, il y a les frères Joel et Ethan Coen (Palme d'or en 1991 pour "Barton Fink") qui présenteront «Inside Llewyn Davis».
Un portrait du village new-yorkais à travers le parcours de l'une de ses figures emblématiques, le musicien Dave von Ronk.
Il y aura aussi le réalisateur danois Nicolas Winding Refn, qui avait impressionné en 2011 en dernière minute avec «Drive», un film devenu culte. Il sera de nouveau en compétition avec son acteur fétiche Ryan Gosling. 2013, fête aussi le grand retour de Steven Soderbergh qui avait triomphé en 1989 avec «Sexe, mensonge et vidéo».
Est-ce qu'il va décrocher sé deuxième palme avec «Behind The Candeblabra»? Son film annoncé sulfureux parle du pianiste gay Liberace, incarné par Michael Douglas.
Pour ceux qui s'interrogent sur les réelles chances de Mahamat-Saleh Haroun face à ces grands du septième art, une petite réponse : avec le Grigris, tout est possible.
Organisé par l'Agence Algérienne pour le Rayonnement Culturel (AARC), le Pavillon Algérie sera, durant toute la durée du festival, une vitrine de la production cinématographique algérienne actuelle et même en cours. Deux journées d'études se tiendront également au sein du pavillon et seront consacrées, entre autres, aux mécanismes de production cinématographique et à la promotion de l'Algérie comme «Destination cinématographique», rapporte le communiqué des organisateurs.
Ce film, de la société Sakia pour la production appartenant à Mohamed Ali Talbi, parlant Hassania qui comptera exclusivement des acteurs Sahraouis et dont le scénario est écrit par un autre sahraoui, Mohamed Fadel Joumani, sera le premier du genre.
Les obstacles ont été multiples. Il a d'abord fallu convaincre des producteurs, puis obtenir le visa de la censure. Mais au moment de la projection en salle, il y a eu un nouvel obstacle: la sécurité nationale a estimé que le film pourrait provoquer des désordres. Ce n'est qu'après une levée de boucliers des médias que la sécurité nationale s'est aperçue qu'après tout, le film avait déjà été projeté l'année dernière dans le cadre d'un festival sans faire le moindre désordre.
L'humoriste franco-marocain Jamel Debbouze s'est produit au Grand Théâtre de Dakar.
