Africulture - Africa Nouvelles

Culture et sculpture! 

Pour son œuvre à la fois colorée, contemporaine et bercée dans la tradition Guélédé, l'artiste béninois Kifouli Dossou a remporté le premier prix Orisha pour l'art contemporain africain. La création de ce prix s'inscrit dans l'effervescence qui règne actuellement autour de cet art. 

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Pour son œuvre à la fois colorée, contemporaine et bercée dans la tradition Guélédé, l'artiste béninois Kifouli Dossou a remporté le premier prix Orisha pour l'art contemporain africain. La création de ce prix s'inscrit dans l'effervescence qui règne actuellement autour de cet art. Décerné à Paris, à l'occasion de la vente «Africain Stories» qui rassemble une centaine d'œuvres d'une cinquantaine d'artistes contemporains africains et qui a eu lieu, le mardi 7 octobre, à la maison de vente aux enchères Piasa, le prix est doté de 10 000 euros, en soutien à deux expositions personnelles, en France et en Afrique.

C'est une sculpture fantasque, colorée, peuplée d'animaux sauvages posés sur un masque traditionnel avec ses yeux en amande et scarifications, si caractéristiques de l'esthétique Yoruba. Tout en haut trône un homme noir, assis exactement dans l'axe de la trompe de l'éléphant et du troisième œil du personnage du masque. Son titre ? "Concevoir la paix". Tout un programme. «Quand on dit 'la paix', ce n'est pas le mot qui m'intéresse, mais le comportement de la personne qui prend la paix, assure Kifouli Dossou. Ce qui m'intéresse, c'est comprendre. La paix est une vertu. On doit avoir la paix en soi, même si on est attaqué on ne doit pas réagir violemment. On doit être calme et répondre dans la douceur. (... ) Une fois que le grain de la paix est semé, il faut le laisser germer. (... ) Les gens qui ont des potentialités, mais qui n'ont pas la paix, ne peuvent pas progresser». 

« Créer une visibilité pour l'art africain contemporain » 

C'est Nathalie Miltat, spécialiste des arts subsahariens et également originaire du Bénin, ce petit pays souvent surnommé le « Quartier Latin » d'Afrique, qui a lancé le prix Orisha : «En 2005, j'avais créé La Noire Galerie, déjà avec le même objectif : créer une visibilité pour l'art africain contemporain. Avec le recul, ce n'était peut-être pas le bon format. J'ai compris qu'un prix permettait une visibilité beaucoup plus rapide. Les gens commenceront à s'habituer à la présence de l'art contemporain africain. C'est cela que je veux. D'ici en 2024, on aura déjà une centaine d'artistes contemporains africains découverts ici en Europe». 

Kifouli Dossou n'était pas présent lorsque, à Paris, chez Piasa, son nom a été annoncé comme lauréat du premier prix Orisha pour l'art contemporain africain. Dans le jury officiaient des grands noms comme Jean-Hubert Martin, l'initiateur de l'exposition mythique Les Magiciens de la Terre, Marc Olivier Wahler, l'ancien directeur du Palais de Tokyo, et Touria El Glaoui, la fondatrice du premier salon d'art contemporain africain : «Je suis très émotionnelle. J'aime beaucoup le travail de Kifouli Dossou, mais je n'ai pas d'explication conceptuelle par rapport à l'œuvre, cela me parle directement au cœur». 

« Je suis un sculpteur de Guélédé » 

Pendant que le Tout-Paris buvait un cocktail à son honneur, l'artiste restait au Bénin, loin des mondanités parisiennes, à Cové, là où il vit et travaille depuis qu'il y est né, en 1978, dans une famille d'artisans-sculpteurs de masques. Alors on lui envoie par courriel des questions auxquelles il répond en Fon par traducteur interposé. C'est depuis l'âge de 10 ans qu'il sculpte des masques Guélédé inscrits dans les traditions Yoruba et Nagô, présentes au Bénin, au Nigéria et au Togo. «Je suis un sculpteur de Guélédé. Dans ma tradition, le Guélédé est sacré, il est montré lors des cérémonies pour des rituels. Je m'inspire de ma tradition pour essayer d'éduquer, pour essayer de sensibiliser. À travers mon travail de sculpteur de Guélédé, la tradition ne va pas mourir, car je puise mon travail dans la tradition, mais en m'inspirant de tout ce qui m'entoure pour avancer et construire un futur meilleur. Le passé et le quotidien me font avancer dans mon travail». 

Avant de participer cette année à la Biennale de Dakar, Kifouli Dossou avait exposé à l'Institut français à Cotonou et à Sao Paulo, à Paris et à Bruxelles, l'artiste béninois Romuald Hazoumé lui avait acheté des masques et donné des conseils, mais c'est surtout l'entrée de sa série "Le Sondage" à la Fondation Zinsou au Bénin qui a marqué jusqu'ici sa carrière. « Kifouli Dossou est encore un 'jeune artiste', c'est-à-dire qu'il n'a pas encore eu d'exposition personnelle dans de grandes institutions à travers le monde. Donc sa place est à faire et c'est le bon moment de l'attraper avant que ses prix ne flambent. », estime Timothée Chaillou, directeur du département art contemporain de Piasa et directeur du prix Orisha. 

« J'ai mes propres idées »  

À Paris, sa sculpture lauréate (et les vidéos, photos, peinture abstraite des cinq autres candidats sélectionnés au Prix Orisha) est exposée au milieu d'une centaine d'autres œuvres d'artistes africains dont des peintures de Chérie Samba et une pièce historique de Frédéric Bruly Bouabré. Des pièces rassemblées pour la vente African Stories qui a eu lieu,  mardi 7 octobre à la maison de vente Piasa, avec des prix allant de 3 000 jusqu'à 120 000 euros. Un événement majeur d'envergure internationale avec près d'une cinquantaine d'artistes originaires de plus de 15 pays différents. Et qui sont les artistes contemporains qui inspirent Kifouli Dossou ? « Je ne suis pas inspiré par des artistes. Mon inspiration, c'est la tradition Guélédé et les gens autour de moi. Mon frère Amidou Dossou qui est également sculpteur de Guélédé et avec qui j'ai appris quand j'étais enfant, reste un modèle pour la technique, mais mon travail vient de moi. J'ai mes propres idées. »

Le bois de ses masques vient de la forêt à côté de son village. Dans ces œuvres d'art, il revient souvent sur la tradition et la vie ordinaire des gens au Bénin tout en dépassant leur cadre rituel ou quotidien pour arriver à un questionnement de la société d'aujourd'hui à travers de l'art contemporain. En 2011, il avait exposé à la Fondation Zinsou 10 masques Guélédé qui résumaient les préoccupations majeures de la population béninoise avant les élections présidentielle et législatives. L'éducation, l'électricité et l'eau courante arrivaient en tête de ce Sondage un peu spécial, néanmoins acclamé par le public. Hélas, il n'a pas pu surmonter la réalité politique de son pays. « À chaque fois que je quitte Cové pour aller à Cotonou, je me rappelle 2011, c'est comme si c'était hier. Je me rappelle de tout ce que j'ai fait pour "Le Sondage". Mais c'est le cœur serré que je vois que rien n'a changé, rien n'a évolué. C'est comme si on faisait un pas en avant et deux pas en arrière. Nos dirigeants ne font rien ! Les gens qui ont vu l'exposition sont venus me voir pour me dire que vraiment j'avais parlé de toutes leurs préoccupations, mais que depuis rien n'a été fait, qu'il n'y avait pas eu de réponses à mes questions. »

L'effervescence de l'art contemporain africain 

En attendant, l'effervescence de plus en plus grande de l'art contemporain africain continue. Le prix Orisha et la vente African Stories incarnent simplement la suite d'une série d'événements qui s'enchainent depuis quelques années autour de l'art contemporain africain qui était à l'honneur de salons prestigieux comme Art Paris, Paris Photo, la Fiac ou le Parcours des Mondes. Et l'inauguration en novembre 2013 du premier musée d'art contemporain africain en Afrique, à Ouidah, au Bénin, a encore une fois changé la donne, selon Touria El Glaoui, la fondatrice du salon 1:54 à Londres. « Dans certains pays, c'est même flagrant. Par exemple, au Nigéria, il y a 5 ans, il n'y avait absolument rien. Cinq ans plus tard, il y a 15 ou 25 galeries, des maisons de vente aux enchères, il y a un vrai marché secondaire, ce qu'il fait que cela donne plus de validité à certains artistes. Du coup, les collectionneurs sont beaucoup plus ouverts à acheter, parce qu'ils savent qu'ils peuvent revendre, il ya une stabilité de prix. On sait la valeur des artistes. Tout cela est très important. »

Et du 16 au 19 octobre, Touria El Glaoui a inauguré à Londres la 2ème édition de 1:54 : « Kifouli Dossou y a été déjà présenté, l'année dernière, par le Musée du Guinée équatoriale, parce qu'il faisait partie de la future collection du musée. Pour vous donner une idée de l'évolution du salon 1:54: l'année dernière, on avait 6 000 visiteurs et 15 galeries. Cette année on a 27 galeries et on attend 12 000 visiteurs. On entend déjà que c'est l'événement le plus attendu de la semaine de la Frieze Art Fair. Donc on est ravis de la réputation qu'il a avant même de commencer». 

Du 1er au 31 octobre... à travers l'Italie! 

Pendant un mois, le Festival Octobre Africain ("Ottobre Africano" ) sera le réflet de la culture africaine et non seulement: une manifestation voulue, conçue, promue et cultivée par des Africains, en collaboration avec les Italiens et toutes les réalités présentes en Italie, et qui représentable un véritable chantier d'intégration interculturelle. 

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Pendant un mois, le Festival Octobre Africain ("Ottobre Africano" ) sera le réflet de la culture africaine et non seulement: une manifestation voulue, conçue, promue et cultivée par des Africains, en collaboration avec les Italiens et toutes les réalités présentes en Italie, et qui représentable un véritable chantier d'intégration interculturelle. Avec tant d'événements et réalités culturelles, pensées et promues par des personnes d'origines et cultures non italiennes, mais vivant en Italie, et aussi avec le désir de participation politique, culturelle, économique et sociale des "nouveaux Italiens", on ne peut  plus ne pas imaginer l'Italie de demain, une Italie toujours de plus en plus riche de métissages, de rencontres et de couleurs. Et nous voulons promouvoir un dialogue sur l'Italie qui sera. 

Cette année aussi, le Festival entend maintenir sa traditionnelle  identité itinérante, impliquant plusieurs villes et communautés.

Parmi les nouveautés 2014, l'événement intitulé «Se solo mi guardassi“ (Si seulement je me donnais un regard): deux jours de musique, art culinaire, propsés par la Marraine du Festival, la célèbre chanteuse italienne Fiorella Mannoia, et qui se tiendra à Rome.

Y prennent part toutes les expressions culturelles du territoire (pas seulement africaines mais aussi du reste du monde).

Fort du soutien des partenaires acquis, ces dernières années (Legacoop sociali, Région Emilia-Romagna, ..) et des nouveaux autres (Institut Français de Rome, Casa delle Letterature di Roma, Upter, Librerie "Griot" de Rome, Associazione Mondo Attivo de Reggio Emilia, Commune de Felino, Alliance Française, Centre Culturel Elsa Morante,...), le Festival a l'intention de s'adresser, pas uniquement à un public adulte, mais aussi de travailler avec les écoles, les centres d'agrégation, les jeunes.

Objectif particulier de cette année est d'étendre les activités du Festival, outre le mois d'Octobre, sur toute l'année ou plusieurs mois, visant les jeunes, les écoles et les centres d'agrégation.

D'autre part, partant du succès de la conférence organisée à la Chambre de Commerce de Rome en 2013, en collaboration avec "Fondazioni4Africa", CNA de Roma, Chambre de commerce de Rome, Legacoop Sociali et les ambassades africaines, le Festival, cette année, insiste  sur les "nouveaux italiens" et les Italiens de seconde génération.

Avec la création de CNA World (dédiée aux entrepreneurs immigrés), il est souligné leur apport économique, entrepreneuriale, fiscale et leur contribution au systèmes des pensions.

Le Festival insiste enfin sur la lutte contre le racisme, à travers   l'éducation, dans les écoles et dans les centres d'agrégation, ainsi qu'une variété d'activités: ateliers, vidéo, valorisation de l'expression et de la production  des jeunes sur le thème.

Cleophas Adrien Dioma (Directeur - "Octobre Africain")

Vive les mariés!

La 2ème édition du Salon International du Mariage de Ouagadougou (SIMO) s’est tenue du 26 au 28 septembre dans la capitale burkinabè autour du thème: «Les inconvénients du concubinage dans la société».

altLa 2ème édition du Salon International du Mariage de Ouagadougou (SIMO) s’est tenue du 26 au 28 septembre dans la capitale burkinabè autour du thème: «Les inconvénients du concubinage dans la société». Selon Lilyane Maïga, la promotrice de l’évènement, l’idée est de tout mettre en œuvre pour promouvoir le mariage. A cette occasion, un mariage collectif a été donc offert aux couples vivant en concubinage.

C’était au cours de la «Nuit de la Séduction», une soirée de glamour, une activité phare du SIMO, laquelle a permis à beaucoup de célibataires de se rencontrer et des couples qui se sont mutuellement déclaré des poèmes et de faire des demandes en mariage.

A en croire les organisateurs, l’heure n’est plus au concubinage avec tout son corollaire de problèmes mais au mariage pour tous. Ceci, pour une société plus sereine et paisible et un développement socio-économique du pays des hommes intègres

A noter que cette édition du SIMO a regroupé, pendant 3 jours d’affilée, les prestataires des métiers du mariage et marquée par une exposition-vente sur tous les métiers liés au mariage: décoration, couture, coiffure, restauration… Des conférences publiques ont été animées avec des conseillers matrimoniaux, un espace maquis était également ouvert  tout au long de cette rencontre.

Par ailleurs, des formations ont été offertes en matière d’organisation de mariage, de décoration événementielle et en soins de beauté.

Une émission de télé-réalité dénommée «Mon mariage de rêve» a fait l’objet  de concours mettant en scène des couples avec à la clé la somme d’un million CFA.

Pour jouer la carte de la prudence, vu le ravage du virus Ebola, les organisateurs de SIMO ont choisi de mettre une croix sur la participation des pays étrangers pour cette édition. Même si des partenariats avaient été tissés depuis des mois, et qu’ils tiennent à l’internationalisation du salon, les organisateurs estiment qu’il est mieux de ne pas créer des situations à risques pour les participants.

Et le verbe "singer" ne saura etre plus approprié!

C'est ce qui ressort d'une étude que les chercheurs de l'Université de Saint Andrews des Etats-Unis ont rendu public récemment. Pour y parvenir, ils ont observé une communauté de 80 chimpanzés en Ouganda.

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C'est ce qui ressort d'une étude que les chercheurs de l'Université de Saint Andrews des Etats-Unis ont rendu public récemment. Pour y parvenir, ils ont observé une communauté de 80 chimpanzés en Ouganda. Au regard d'une telle manœuvre, il apparait évident que le langage des signes ne soit pas exclusivement réservé aux humains. A en croire le quotidien L'union qui est revenu sur cette actualité dans sa parution du 28 juillet, « une nouvelle étude a pu reconstituer le tout premier dictionnaire chimpanzés-anglais, en déchiffrant 66 messages sophistiqués que les primates s'envoient grâce à leurs mains. Suis-moi, Prends ça, ou Arrête, les chimpanzés communiquent de façon complexe avec leurs congénères ».

Les chimpanzés utilisent au moins 66 signes différents à l'aide de tous leurs membres à l'image du fait de Lever le bras ou frapper le sol de la main. Dans cette étude les chercheurs, poursuit le journal, « ont ainsi remarqué pas moins de 5.000 utilisations de signes. A l'instar des humains, les chimpanzés sont les seuls animaux de la planète à utiliser une forme intentionnelle de communication, indique le Dr. Catherine Hobaiter, qui a mené l'étude ».

La grande différence, conclut le journal, « reste que, si les chimpanzés semblent comprendre les informations complexes derrière le cri d'un animal, ils n'utilisent pas leur propre voix pour faire passer un message ».

Du 10 octobre au 5 novembre!

Quatre pays de la sous-région accueillent successivement la 14e édition du Festival International de Théâtre et de Marionnettes de Ouagadougou (FITMO) autour de la «problématique de la formation artistique et de l’insertion socioprofessionnelle des artistes en Afrique».

altQuatre pays de la sous-région accueillent successivement la 14e édition du Festival international de théâtre et de marionnettes de Ouagadougou (FITMO) autour de la «problématique de la formation artistique et de l’insertion socioprofessionnelle des artistes en Afrique». Selon des sources proches de l’organisation, l’évènement se tiendra du 10 octobre au 5 novembre 2014 dans quatre pays de la sous-région à savoir, le Burkina, le Mali, le Niger et le Togo.

C’est le Burkina qui ouvrira le bal des spectacles du 10 au 16 octobre.

Après, le FITMO se poursuivra au Mali du 18 au 22 octobre, avant de se déporter au Niger du 25 au 29 octobre et au Togo du 1er au 5 novembre.

Au menu des activités, des spectacles traditionnels et modernes d’arts vivants, des ateliers de formation, des diffusions de films, des fora sur les spectacles et un colloque sur le thème.

Pour cause du virus Ebola, souligne le directeur artistique du FITMO, Dr. Hamadou Mandé, la Guinée qui a été initialement invitée a été finalement recalée, puisque ce pays enregistre des cas de la maladie.

L'Algé...rit! 

Le Prix des 5 continents de la Francophonie 2014 a été attribué, à Paris, à l'écrivain et journaliste algérien Kamel Daoud pour son premier roman "Meursault, contre-enquête".

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Le Prix des cinq continents de la Francophonie 2014 a été attribué, à Paris, à l'écrivain et journaliste algérien Kamel Daoud pour son premier roman "Meursault, contre-enquête", ont annoncé les organisateurs. Le prix sera remis au lauréat le 28 novembre à Dakar, dans le cadre du XVe Sommet de la Francophonie. Le jury a été présidé par le romancier français Jean-Marie Gustave Le Clézio, prix Nobel de littérature en 2008.

Kamel Daoud est l'auteur de plusieurs récits dont certains ont été réunis dans le recueil "Le Minotaure 504" (Sabine Wespieser éditeur, 2011) - initialement paru à Alger sous le titre "La Préface du nègre" (éditions Barzakh, 2008).

"Meursault, contre-enquête", publié en Algérie par les éditions Barzakh en 2013 et en France par Actes Sud en 2014, est le premier roman de Kamel Daoud.

Né en 1970 à Mostaganem, Kamel Daoud est journaliste au Quotidien d'Oran et éditorialiste du journal électronique "Algérie Focus".

Préface de Wole Soyinka!

Ce projet a réuni 39 auteurs de moins de 40 ans (sélectionnés en mai par un jury après appel à candidature) qui rédigeront chacun une nouvelle ou un extrait de livre qui seront rassemblés dans une anthologie.

Ce projet a réuni 39 auteurs de moins de 40 ans (sélectionnés en mai par un jury après appel à candidature) qui rédigeront chacun une nouvelle ou un extrait de livre qui seront rassemblés dans une anthologie. Celle-ci sera préfacée par Wole Soyinka, lauréat du prix Nobel de littérature en 1986 et éditée chez Ella Allfrey (OBE) pour être publiée en octobre prochain

Africa 39 est une composante importante des programmes et des célébrations de la capitale mondiale du livre 2014 attribuée à Port Harcourt par l'Unesco. Le projet est le fruit d'un partenariat entre le festival Hay d'Arts et de littérature SARL du Royaume-Uni et le Club de Lecture Arc-en-ciel de Port Harcourt au Nigéria.

Ce projet travaillera en liaison avec les prix de littérature africains, les associations d'écrivains, les magazines de littérature et les festivals littéraires. Il vise à donner un aperçu du futur de la littérature africaine en faisant découvrir des jeunes Africains aventuriers qui redéfiniront l'écosystème littéraire africain dans le futur. Le projet vise ainsi à promouvoir des œuvres qui mettent en exergue l'entière diversité et la complexité du continent africain.

La ville de Port Harcourt dans l'État de Rivers au Nigéria est la première ville en Afrique subsaharienne à avoir reçu en 2014 le statut de capitale mondiale du livre par l'UNESCO (Organisation des Nations Unies pour L'Education, la Science et la Culture). Le salon du livre de Port Harcourt est un événement dédié aux écrivains, libraires, experts littéraires et à tous les acteurs clés de l'industrie littéraire. Les organisateurs estiment que ce salon sera un important événement littéraire panafricain et international qui contribuera à faire progresser considérablement le niveau littéraire, la littérature et l'édition en Afrique. Il se tiendra en octobre prochain.