Africulture - Africa Nouvelles

La ligne a été baptisée "Juju", du surnom du leader de la Jeunesse de l'African National Congress (ANC).

Un jeune couturier sud-africain va lancer début février une ligne de vêtements inspirée par Julius Malema, le très médiatique président de la Ligue de jeunesse du Congrès national africain (ANC, au pouvoir. "Il s'agit de célébrer mon héros", a dit Obakeng Ramabodu.


Le couturier basé à Pretoria va commercialiser des tee-shirts, casquettes et bérets portant le logo "JuJu" --surnom de Malema-- qu'il a fait fabriquer en Chine parce que, dit-il, "l'Afrique du Sud n'a pas la machinerie pour produire des vêtements de haute qualité comme la Chine où vous avez tout, y compris l'étiquetage et l'empaquetage sous un seul toit à un prix raisonnable".

M. Ramabodu voulait initialement profiter du centenaire de l'ANC, début janvier à Bloemfontein (centre), pour lancer ses vêtements, mais il a décidé de patienter un peu "parce qu'(il) ne (voulait) pas manquer de respect envers l'ANC".

La Ligue de jeunesse de l'ANC a précisé que son président n'était pas impliqué dans la ligne de vêtements "JuJu". Mais Julius Malema n'a pas pour autant l'air contrarié par l'initiative du couturier: "Il n'a pas besoin de ma bénédiction", a-t-il réagi selon le Sowetan.

Président de la Ligue depuis 2008, "Juju" est devenu l'un des hommes politiques les plus controversés d'Afrique du Sud, se faisant le champions des plus pauvres, s'en prenant régulièrement à la minorité blanche, et appelant sans cesse à la nationalisation des mines et à la saisie des fermes exploitées par des Blancs.

Mais Julius Malema, 30 ans, est parallèlement accusé de corruption et ses détracteurs ne se privent pas de critiquer son luxueux train de vie, qui tranche avec la pauvreté de ceux qu'il dit défendre. Alors qu'il appelle désormais ouvertement au renversement du président Jacob Zuma --qu'il avait pourtant aidé à arriver au pouvoir mais qu'il juge désormais trop mou--, il a été suspendu pour cinq ans par la direction du parti au pouvoir, pour indiscipline. Il a fait appel.

Julius Malema a changé de look ces derniers mois, adoptant notamment un béret révolutionnaire à la Che Guevara

 

 

 

Une cinquantaine d'exposants venus de 10 pays d'Europe, d'Asie, d'Afrique et d'Amérique.

Les rideaux sont tombés sur la 20ème édition de la Foire internationale du livre et du matériel didactique de Dakar (FILDAK), axée sur "les industries culturelles, un moteur de développement : place et perspectives pour le livre." 

 

Pendant 6 jours, une cinquantaine d'exposants venus de 10 pays d'Europe, d'Asie, d'Afrique et d'Amérique, ont pris part à cette rencontre dédiée au livre et au matériel didactique.

Organisée pour la première fois en 1985, la FILDAK a pour objectifs de faire connaître la production intellectuelle des pays y participant, encourager et renforcer les activités liées à la création, la production et la diffusion du livre.

Ses organisateurs déclarent aussi chercher à établir et renforcer les contacts entre les différents acteurs de la "chaîne du livre", aider à la promotion du livre et du matériel didactique, contribuer au rayonnement culturel du Sénégal et de l'Afrique. La FILDAK se tient tous les deux ans à Dakar.

Au-delà de l'exposition de livres et de matériel didactique, des rencontres ont été organisées sur le thème de la foire.

Des séances de dédicace et de présentation de nombreux livres ont marqué cette rencontre. Des activités culturelles ont été aussi organisées à l'occasion du 10ème anniversaire de la mort de Léopold Sédar Senghor (1906-2011), écrivain et homme d'Etat sénégalais. Une exposition a été consacrée à sa vie et à son oeuvre.

La maison d'édition tunisienne Eliza a remporté le 12ème Prix Alioune Diop dédié à la promotion de l'édition en Afrique.

 

Dix groupes à ce Festival de la musique acoustique dont Metzo Djatah était la tête d'affiche.

«Ndoungouman», la demeure des hyènes en Sérère Safi, aujourd'hui transformée en théâtre de l'engouement à Toubab Dialaw par l'architecte sculpteur Gérard Chenet, a vécu deux nuits folles de jazz et de blues.

 

La 1ere édition du festival « Waykat Yi » ou "Festival des voix", initié par Norbert Hausen, appuyé par Goethe Institut, s'est déroulée avec le soutien de Sobo Badé, de l'institut français et de Senecartours.
Le public a grandement apprécié la prestation des dix groupes qui ont marqué cette première édition du festival de la musique acoustique dont Metzo Djatah était la tête d'affiche.
La demeure des hyènes, « Ndoungouman » en Sérère "Safi", transformée en théâtre de l'engouement par l'architecte sculpteur d'origine haïtienne Gérard Chenet, a vibré au rythme de la musique acoustique, à Toubab Dialaw.
Tibou Diabaye, assis sur un tabouret avec sa guitare, ouvre l'affiche en déchirant l'atmosphère avec son tube «Mamadou», chanté en Pulaar. En deux jours, les dix groupes qui se sont succédé sur scène ont démontré leur classe en faisant bien vibrer le public qui, dans le théâtre de l'engouement de ce cadre exceptionnel, niché au coeur des collines situées à quelques kilomètres de Toubab Dialaw, a apprécie et applaudit au gré de sa sensibilité.

Gérard Chenet, maître des lieux, accueille le public par un discours philosophique engagé. pour expliquer les péripéties de la mise en oeuvre du théâtre de l'engouement, révèlant que c'est «une illustration architecturale passionnelle».

L'architecte sculpteur d'origine haïtienne explique qu'il avait tout simplement voulu créer «quelque chose qui est égale à la splendeur de la colline». Il définit l'art comme «une dynamique qui nous porte et nous transporte» dans le rythme qui un tout, dans le temps et dans l'espace. «La défaillance du rythme peut entrainer l'effondrement de la société», soutient-il.

Et ce rythme est donné par les artistes Hampaté, Claire Mbeng, Sahel Khoumassi et Metzo Djatah. Mais aussi par Fulani Sarsara, Kalifa Jengi, Mellow Mark (homme orchestre qui a fait une belle prestation), Ablaye Cissokho et Mansour Seck en ont fait autant le lendemain samedi 10 décembre 2011. Ils ont véritablement suscité l'engouement du public venu nombreux au théâtre de l'engouement.

Norbert Hausen, visiblement satisfait de cette première édition, a lancé un appel à ses différents partenaires pour pérenniser ce festival de la musique acoustique.

Offrir un cadre d'échanges aux artisans et un espace d'écoulement des produits.

La direction de «Côte d'Ivoire Tourisme» a organisé la première édition de l'exposition vente des produits artisanaux dénommée "Expo'Art 2011".

 

Selon Mme Djereket Germaine du service de promotion d'artisanat d'art à Côte d'Ivoire tourisme, organisatrice de cette exposition, «le but de cette action est d'offrir un cadre d'échanges aux artisans ; mais aussi trouver un espace qui puisse leur permettre d'écouler leurs produits. Car avec la crise, les artisans ont tout perdu, certains se sont déplacés, quand d'autres ont perdu leur association de base».

Les artisans qui se sont réjouis de cette initiative, ont effectué nombreux le déplacement.

Pour Michel Moyenga, exposant de tableaux et de costumes traditionnels, «cette initiative est à saluer surtout que les stands ont été offerts gratuitement aux exposants».

Cependant, il y a quelques regrets en raison de la courte durée de l'événement (un jour).

«Pour la prochaine fois, nous souhaitons que l'exposition s'étende sur deux ou trois jours pour nous permettre de mieux vendre nos produits», a-t-il indiqué.

Pour Mme Aminata Bâ, artisane d'oeuvres d'art, notamment d'assiettes en bois, elle se dit satisfaite de cette exposition qui s'inscrit dans la droite ligne de ESPACI, initié en 1994.

Expo'art 2011 a permis de découvrir la richesse du patrimoine artisanal d'art ivoirien.

L'événement s'adresse à l'Afrique et à sa diaspora des Amériques.

La 6ème édition du Festival des divinités noires est placée sous le thème: "Togo, terre de nos aïeux, terre inconnue".

Au Togo, dans la forêt sacrée, à une centaine de kilomètres de Lomé, s'est déroulée une cérémonie vaudou de 6 heures en hommage à l'esclavage.

Des funérailles exceptionnelles qui ont eu lieu pendant le Festival des divinités noires, fondé par Yves Wilson.

Tout cela se déroulait de nuit, entre danse, chants, et transe et fait l'objet d'un reportage de José Marinho, témoin spectateur exceptionnel de l'évènement.

Cinquième roman de l'ancien ministre de la culture.

Auteur du livre «La femme-parfum», le professeur de philosophie à l'Ucad, Abdoulaye Elimane Kane, a profité de la cérémonie de dédicace, pour rappeler les « Enjeux du global et du local », sous-titre de ce roman de fiction.

L'auteur pose à nouveau le rapport entre la modernité et la tradition. Abdoulaye Elimane Kane refuse que la tradition soit vue comme un simple conservatisme. Il pose une énigme en disant: «La modernité n'est pas forcément synonyme de développement, de progrès». A travers ce roman où la question de la tolérance religieuse est un sujet phare, il lance un appel à s'inspirer des religions traditionnelles.
«Il ne s'agit pas de retourner aux religions traditionnelles, mais plutôt de s'inspirer de la particularité de la pratique de ces religions. C'est-à-dire la pluralité, la tolérance».

Satisfait de la cohabitation religieuse au Sénégal, il souligne cependant que «rien n'est définitivement acquis. Il est impératif de toujours cultiver la tolérance à l'image des religions traditionnelles».

L'amour occupe une place de choix dans ce roman, mais ici le principal obstacle à son épanouissement est la religion. Kadia et Bilo en sont les victimes à cause de leur différence de religion. L'amour est aussi un sentiment de respect, de considération.

Abdoulaye Elimane Kane exprime dans ce livre des idées philosophiques. Il appelle «à la libération de la femme africaine», selon Ahmadou Ly, professeur de lettres modernes, qui ajoute également que ce roman est une réflexion sur les questions d'homme, sur l'art, l'esthétique. Contrairement à l'interprétation qu'en feront certains, le titre de ce roman est loin d'indiquer une intimité profonde ou sensuelle.

"La Femme-parfum" est juste le nom d'une création, d'une robe. En effet, dans cette fiction, le professeur Kane revient souvent sur le stylisme qui est pour lui un prétexte pour parler de la mondialisation, du capitalisme. Il est question des échanges Sud-Nord. L'auteur invite enfin, à travers ce roman, «à l'avènement d'un monde nouveau, porteur de valeurs nouvelles».




Une idée de trois jeunes inventeurs de Yaoundé, protégée à l’Oapi depuis 2006.
La "Revelda", une idée de trois jeunes, est protégée depuis 2006, à l'OAPI (Organisation Africaine de la Propriété iItellectuelle), qui a enregistré (en 2001, par procès verbal n° 120300228, et décerné un brevet d'invention sous le n° 12694) l'invention de trois instruments de musique: deux guitare et un connecteur de transmission mobile.


La première guitare baptisée la "Revelda" (Révélation Dieu, éternel des armées) version Gm (guitare mobile) est présentée comme une guitare moderne, très différentes des guitares électriques actuelles. Elle se joue sans être connectée à un préamplificateur ou une console à travers un fil. Elle est donc comparable à ces microphones modernes sans fil.

Elle dispose de six cordes. Et les spécialistes peuvent l'utiliser aussi bien pour les sons solo, rythmique et basse. Elle dispose de 26 cases.
Ses inventeurs, Richard Essimi Ngono, Patrick Nathan Bayiha et Paulain Eye Ateba estiment qu'il s'agit d'un système indépendant simultané, qui offre également des sons acoustiques électriques, acoustiques sec.


L'avantage à utiliser cette guitare est que le musicien qui aimerait se déplacer sur la scène ne sera plus limité par un câble qui lie la guitare aux autres appareils. Il peut en même temps s'écouter grincer sa guitare grâce à un casque, ou baffle de plus de 100 watts.


La deuxième guitare est une basse indépendante. Les jeunes inventeurs pensent qu'avec cette autre guitare mobile, ils ont découvert la réalisation des sons que les guitares actuelles n'offrent pas encore.


La troisième invention est la Revelda Ctm (connecteur de transmission mobile). Il s'agit d'une liaison en aimant entre la Gm à travers des signaux sans câble.
Comme avec les guitares, les instrumentistes peuvent s'éloigner au maximum de la scène et exprimer leur talent, une fois que la connexion entre leurs guitares et le connecteur de transmission est établie.

D'où l'importance de la Revelda Cam (la centrale d'analyse et de mixage), qui est un appareil qui donne des systèmes permettant d'être totalement indépendant du câble.


Les jeunes inventeurs résidant à Emombo, un quartier populaire de Yaoundé, rêvent de commercialiser leur découverte faite sur la base des recherches à base de bois et de déchets électroniques. D'ailleurs, ils n'ont aucune formation préalable en électronique.
Mais, «nous recherchons des partenaires pour une production locale de notre découverte. Car, il y a de la matière première ici sur place», estime Richard Essimi Ngono, qui confie que le groupe de jeunes inventeurs indépendants (leur nom de baptême) a déjà été approché par la firme Yamaha, qui voulait racheter le brevet (la licence, pour être juste) pour une production intensive de ce nouveau matériel technologique.
Mais, «nous avons refusé», affirme aujourd'hui Richard Essimi Ngono. Leur projet : nationaliser la guitare électromagnétique