Africulture - Africa Nouvelles

Pourvu que ça soit pas... «AFRIK'A to loose!»

La 4ème édition du festival «AFRIK'A Toulouse», devant se dérouler du 2 au 8 juillet prochain dans la ville de Toulouse (France), aura pour thème cette année le « Gabon », une passerelle dédiée au pays choisi pour vendre sa diversité culturelle à l'international.

L'Ambassadeur du Gabon en France, son Excellence Monsieur Germain Ngoyo Moussavou, lors de la première étape de sa tournée à travers la France pour rencontrer la communauté gabonaise, a vivement exhorté tous ses compatriotes à répondre présents, début juillet, à cette semaine toulousaine dédiée au Gabon, afin qu'elle soit une réussite, avant d'annoncer la présence durant le festival, d'un «invité surprise» de marque.

La 4ème édition du festival «AFRIK'A Toulouse», devant se dérouler du 2 au 8 juillet prochain dans la ville de Toulouse (France), aura pour thème cette année le «Gabon», une passerelle dédiée au pays choisi pour vendre sa diversité culturelle à l'international.

Cet évènement culturel vise à promouvoir chaque année un pays africain.

Après la Côte d'Ivoire en 2009, le Mali en 2010 et le Cap-Vert en 2011, pour la 4è édition les initiateurs de ce grand projet culturel ont choisi de mettre en avant le Gabon et sa culture.

Depuis son lancement en 2009, le festival a déjà mobilisé plus de 30.000 personnes et hommes d'affaires confondus.

Contre le pouvoir monarchique, ...le pouvoir photographique?

Triptyque photographique de l'artiste camerounais Hervé Youmbi, pour dénoncer, avec une pointe d'ironie la «dévolution monarchique du pouvoir».

Musée Théodore Monod au Dak'Art 2012. Dans une salle bondée de personnalités du monde de la culture, des curieux contemplent des toiles grandeur nature. Y figurent trois portraits de deux mètres de haut.

Des photos imprimées sur un fond gris clair représentent un président, tout sourire, confortablement assis sur un fauteuil. Derrière lui, flotte le drapeau de l'Union africaine. Le second tableau est une copie conforme de ce premier modèle, mais cette fois-ci, le président porte sur ses genoux, un enfant. Enfin, le troisième tableau montre l'enfant seul, s'amusant debout sur le fauteuil présidentiel, avec en arrière fond, le portrait de son père.

A travers ce triptyque photographique, dans lequel il se met lui-même en scène, l'artiste camerounais Hervé Youmbi, veut dénoncer, avec une pointe d'ironie la «dévolution monarchique du pouvoir. Cette pratique veut que les présidents revoient la Constitution pour s'éterniser au pouvoir. A leur mort, c'est leurs fils qui prennent leur place. Je me suis inspiré des phénomènes réels : on a en République démocratique du Congo, le fils Kabila qui est en place (au pouvoir, ndlr) ; on a au Togo, le fils Eyadema, au Gabon, le fils Bongo, qui est en poste. C'est cette pratique que je tente de dénoncer à travers cette oeuvre», conclut Youmbi.

Pratique de l'art, de Fatick à Dakar!

Le Centre culturel Blaise Senghor a servi de cadre à la 2ème phase du festival «Festi'Siin». Au menu, des expositions et un colloque sur: «Arts et cultures au service de la citoyenneté et du développement».

Parmi les exposants, le Centre de Malango et un colloque scientifique avec comme thème la problématique des Arts et Cultures au service de la citoyenneté et du développement.
Le président de l'Ong Ndef Leng, Mbagnick Ndiaye s'est d'abord félicité du succès qu'avait connu la première étape du Festi'Sin organisée début janvier dans la région de Fatick.
«La première étape s'est très bien déroulée, c'est le sentiment de l'Union européenne, qui a financé le projet», a-t-il notamment déclaré, revenant également sur le choix de la région de Dakar pour abriter cette deuxième phase du Festi'Sin.
«Dakar recèle une grande communauté sérère. Sur le flanc ouest vous avez, les Safènes, les Palors; à l'intérieur, il y a toute une communauté migrante», a-t-il justifié. Pour sa part, le coordonnateur du Festi'Siin, Babacar Diouf, a dressé un bilan à mi-parcours satisfaisant.

«Lors de la première étape, nous avons visité des sites historiques dans les départements de Fatick, Foundiougne et Gossas, fait des consultations gratuites pour 1.300 personnes et fait intervenir 13 artistes pour la première partie du concours de l'animation culturelle», explique-t-il. Cette deuxième étape du Festi'Siin s'est poursuite avec une soirée culturelle toujours au Centre culturel Blaise Senghor par la prestation de troupes musicales.

Comme perspectives dans lesquelles est engagée l'Ong Ndef Leng au terme de ce festival, la réalisation d'un film documentaire sur la communauté sérère, les communications du colloque scientifique seront publiées dans le journal « Ngelné » (la cour du village) qui sera ainsi relancé.


 

Youssou... tient l'art!

Le ministre de la Culture et du Tourisme, Youssou Ndour, a annoncé la création d'une radio dédiée aux écrivains, dans le but de les aider à avoir un cadre d'expression.

"Notre pays ne détient pas de ressource minière tels que l'or et le pétrole, mais dispose de richesses culturelles et intellectuelles", a déclaré M. Ndour à l'occasion de la célébration de la Journée internationale du livre et du droit d'auteur, à Keur Birogo.

Il a salué l'effort fourni par les acteurs du livre, promettant de les appuyer pour que le livre soit "roi". Pour lui, le droit d'auteur doit être préservé et défendu pour que les artistes puissent vivre de leurs oeuvres. Il a ainsi souligné sa volonté d'appuyer la création d'une société de gestion des droits d'auteur.

Du côté de l'Association des écrivains du Sénégal, Madéyena Diéye à déploré la faiblesse de l'édition africaine.

"Chaque personne a le droit de disposer d'un livre pour sa formation, son éducation. L'Afrique dépense des milliards pour acheter des armes au lieu de les mettre dans l'édition", a-t-il déploré, martelant que "le livre ne peut plus être un luxe".

La cérémonie, qui s'est déroulée en présence du ministre de la Culture et du Tourisme Youssou Ndour, de l'ancien ministre de la Culture, Abdoulaye Elimane Kane, et de Daba Siby du bureau nationale des droit d'auteurs, a pris fin avec un sketch sur la piraterie joué par l'Association des artistes comédiens du Sénégal.

L'Association des écrivains du Sénégal a offert des cadeaux au ministre de la Culture dont un tableau d'art de l'artiste Khassim Mbaye.

 

Il mord l'art avec le mors du morse!

L'artiste marocain Younes Baba Ali (26 ans) fait partie de cette jeune génération d’artistes nomades et pluridisciplinaires qui construisent une oeuvre au croisement des territoires, des médias et des identités.

Issu de l’Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg et diplômé de l’Ecole d’Art d’Aix en Provence, Younes Baba-Ali vit et travaille actuellement entre Bruxelles et Casablanca. Sa double appartenance culturelle (originaire de Oujda au Maroc, il fait ses études en France), lui donne une ouverture sensible aux enjeux de notre société. Il les met en oeuvre sur un mode sonore, musical pourrait-on dire, au sein d’installations toujours déroutantes, car laissant une place à l’interprétation poétique.

Objets électriques désuets se mettant en marche à contretemps, portes d’armoires industrielles métalliques s’ouvrant doucement en grinçant, suggérant une présence mystérieuse ou inquiétante, mégaphones produisant du morse en lieu et place d’appels à la prière, tels sont les modes d’intervention de ce jeune artiste.

Au Dak'Art 2012, Younes Baba Ali est auteur de deux installations sonores quelques peu surprenantes.

La première installation est discrète: il s'agit d'un haut-parleur fixé sur la devanture du Musée Théodore Monod, splendide édifice des années 1930 récemment rénové. Cinq fois par jour, à l'heure de la prière musulmane, ce mégaphone diffuse l'appel du muezzin, en signal morse. L'appel à la prière devient ainsi un langage international. «L'idée de travailler avec le morse est d'utiliser un langage abstrait et quand on essaie de le traduire, on a un contenu qui se révèle», relève Younes Baba Ali.

Sa seconde oeuvre est tout autant minimaliste: dans une pièce ensablée installée dans les jardins du musée, une série de klaxons suspendus, qui s'enclenche dès qu'un visiteur franchit le milieu de la salle. «C'est un questionnement sur la pollution sonore qui touche beaucoup les pays africains, quelque chose qui peut rendre malade ou stressé. Je propose un regard critique et ironique sur cette situation», suggère Younes Baba Ali.

Si le travail de Younes Baba-Ali est marqué par la diversité voire la divergence des formes, il s’agit toujours, pour lui, de se situer au point d’équilibre entre une volonté esthétique et l’urgence de messages à transmettre.


Les kaolackois à l'école du «Hip-Hop»

Une douzaine de danseurs issus de la commune de Kaolack ont entamé une formation en danse «Hip Hop». Cet atelier que dirige le formateur Salim autrement appelé «Big Seush» dans les couloirs artistiques, est ouvert en prélude de la première édition du festival "Krump Back to Roots" qui se tiendra à Dakar le 25 juin prochain.

Même si visiblement, le talent guide encore les pas des danseurs de Kaolack, l'interprétation et l'émotion, mais surtout la philosophie, constituent certains déficits sur lesquels, le formateur en question veut aujourd'hui «apporter quelques ajustements pour rehausser le niveau de prestation qu'il attend des artistes du centre au prochain festival de "Krump Back To Roots"», confie-t-il.

Il faut dire que sans changement de calendrier préalable, le festival "Krump Back to Roots" verra la participation des danseurs Européens, Asiatiques et Coréens. Un festival qui vibrera sous un mixage de sons, un mélange de musique occidentale et de "Mbalax" dont la conception est déjà assurée par son organisateur.

Pour les danseurs de Kaolack, «Big Seush» s'inscrit cependant sur le projet de leur offrir tout un canevas d'outils qui feront d'eux, des super danseurs pour l'avenir. Une manière pour lui d'offrir plus de constance au mouvement "Hip Hop" sur toute l'étendue de la région de Kaolack.

Après le festival «Kaay Fecc» organisé l'année écoulée par le centre culturel régional en collaboration avec certains partenaires locaux, la danse «Hip Hop» commence petit à petit à prendre des allures folles dans le centre du pays.

Cette promotion fulgurante du «Hip Hop» dans la région de Kaolack en général et celle des danseurs en connexion avec ce genre musical, a surtout été à l'origine de la naissance de groupes de danse, dont la majeure partie est issue de «Soldiers», le plus réputé de la région de Kaolack d'aujourd'hui. Les promoteurs ont entre-temps organisée une journée de «feu» le 29 Avril, lors de la journée mondiale de la danse, au centre culturel régional de Kaolack.

 

Un bon point sur l'embonpoint!

Alors que la malnutrition sévit dans de grandes régions de l'Afrique, le continent se trouve confronté à un autre problème: l'obésité. A cause des modifications du style de vie, le nombre d'Africains souffrant d'obésité croît rapidement, ce qui engendre une panoplie de problèmes sous-jacents.

L'obésité est un fléau mondial. La Croix Rouge parle d'une "épidémie d'obésité" et selon l'OMS (Organisation mondiale de la Santé), 65% de la population mondiale habitent dans un pays où le surpoids cause plus de mortalité que la malnutrition. On trouve toujours plus de personnes grosses dans le monde, même en Afrique.

"Dans l'Afrique sub-saharienne, 23% des hommes adultes et 30% des femmes souffrent de surpoids ou sont obèses. On s'attend à ce que ce pourcentage double dans les 20 prochaines années", affirme le docteur Timotyh Armstrong, médecin du Département des maladies chroniques et de la prévention sanitaire à l'OMS.

Le problème se rencontre aussi parmi les enfants, "Le mode de vie des enfants a changé à plusieurs points de vue. Autrefois, les enfants allaient à pied à l'école et jouaient dans la cour de récréation, mais maintenant ils sont amenés à l'école en voiture", note Mary Limbe, médecin-pédiatre à l'hôpital universitaire Aga Khan de Nairobi au Kenya.

"Cela ne signifie pas pour autant que les gens deviennent de plus en plus gros dans le continent tout entier", rectifie le docteur Jaap Seidell, professeur en Nutrition et Santé à l'hôpital universitaire de l'Université libre d'Amsterdam. "Pour simplifier, les problèmes liés à l'obésité se rencontrent principalement dans le nord et le sud de l'Afrique. Dans l'Afrique centrale, d'autres problèmes comme la famine ou les maladies infectieuses prévalent."

L'Afrique souffre une double peine. D'un côté il y a la malnutrition et la famine, causées par des facteurs économiques et politiques, et de l'autre on voit un nombre croissant de personnes en surpoids et obèses, causé par des phénomènes sociaux.

"Le problème est principalement l'accroissement de ce problème dans les zones rurales', dit Armstrong. "Il est lié de près à l'urbanisation et l'industrialisation. Dans les villes, les gens souffrent d'un manque d'activité et les fast foods sont accessibles et économiques."

Seidell est d'accord. "La Street food (nourriture de rue) est devenue une tendance populaire en Afrique: snacks-frites et boissons sucrées. Maintenant, vous trouverez des stands, à chaque coin de rue."

Le Centre de recherche sur la population et la santé en Afrique indique que dans certaines couches de la population africaine, l'on a une vision positive de l'obésité - c'est le symbole d'un statut social élevé. "En Afrique, il y a plus de femmes en surpoids que d'hommes. Traditionnellement, les femmes ayant une forte corpulence sont appréciées pour leur capacité à assurer une progéniture", explique Seidell.

Dans certaines cultures, les jeunes filles sont suralimentées afin de devenir des épouses convenables pour leurs futurs maris. Dans d'autres régions, les femmes ne veulent pas perdre du poids parce que les gens vont penser qu'elles sont malades. Dans les townships d'Afrique du Sud, une moitié des femmes est en surpoids et l'autre moitié est infectée par le VIH. Pour éviter que l'on puisse croire qu'elles ont le VIH, les femmes en surpoids ne penseraient jamais à suivre un régime alimentaire.

L'obésité peut entraîner des maladies cardio-vasculaires, le diabète et certaines formes de cancer. Mais les systèmes de santé en Afrique ne sont pas assez solides pour supporter ce poids.