Africulture - Africa Nouvelles

Trafiquants mis au... Nok-out!

En provenance du Burkina Faso, elles se cachaient dans des bagages individuels à l'aéroport Charles-de-Gaulle à Paris!

Alertées par deux colis d'oeuvres artisanales à destination de New York, les douanes françaises sont tombées sur 6 statuettes nok.

Ces objets appartiennent à l'ethnie Nok du Nigeria et figurent sur la liste rouge du Conseil international des musées. Leur vente et leur exportation sont donc interdites.

L'annonce de cette prise a été publiée, le vendredi 10 août 2012, mais la saisie date de 2010, a déclaré Michel Dufay, responsable des enquêtes douanières à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle

Ces statuettes provenaient du Burkina Faso et étaient destinées aux Etats-Unis.

Elles ont été officiellement remises aux autorités nigérianes en juillet 2012.






Carthage: héritage sans partage?

"Il faut détruire Carthage" avait déclaré l'empereur romain Jules Cesar en -146 av JC. L'histoire est-elle entrain de se répéter avec l'angoisse d'une nouvelle invasion de la cité carthaginoise menacée aujourd'hui, non par un ennemi extérieur, mais ses propres habitants qui se sont lancés dans une course effrénée au béton, érigeant leurs maisons sur des sites archéologiques.

Carthage est une civilisation profonde qui mérite le respect. Pourtant, malgré l'immensité de ses symboles, la ville de la reine Didon et d'Hannibal se voit infliger l'oubli et le mépris par certains de ces habitants.
La cité Mohamed Ali de Carthage illustre cette destinée imméritée qui voudrait enterrer une partie de l'histoire du pays oubliant que même ces ennemis ont fini par reconstruite Carthage reconnaissant que sa résistance n'avait d'égal que sa grâce.
Il s'agit en fait de l'exploitation à des fins d'habitation de sites archéologiques. Sous d'autres cieux, c'est un sacrilège.

Le problème se situe au niveau de la zone située à l'entrée Ouest de Carthage, plus connue sous le nom "cité Mohamed Ali" qui comprend deux zones protégées, une forestière et une autre archéologique et qui ne peuvent être légalement destinées à l'urbanisation ou à l'exploitation commerciale. Pourtant beaucoup ont acheté des titres fonciers de façon illégale!

Construire sur des sites archéologiques est une atteinte à leur histoire et leur historicité. C'est pourquoi des habitants de Carthage se sont révoltés contre l'inaction de l’État, qualifiant l'autorité publique de laxiste à l'égard des contrevenants.

Slah Medalla, président de l'Association des habitants de Carthage résume bien la situation en précisant que des zones archéologiques de 48 hectares et 9 hectares de forêts sont menacés de disparition à très court terme par l'urbanisation galopante parce que des courtiers sans scrupules ont vendus des fonds de commerce pour usage autre que l'habitation.

Par inconscience ou indifférence, les acquéreurs mettent en avant le droit au logement au détriment du droit du patrimoine. Mais de nombreux habitants originaires de la cité Mohamed Ali se plaignent et considèrent qu'il y a des violations de la loi et une atteinte aux fondements de l'aménagement du territoire.

L'absence d'une "conscience archéologique" chez les citoyens est due essentiellement à l'échec des politiques publiques en matière d'enseignement qui n'ont pas accordé à l'étude de la Cité de Carthage, toute l'attention requise.
Face au phénomène de l'expansion urbaine illégale, et au "statu quo social" irréversible qui en découle, les décideurs publics sont appelés plus que jamais à identifier les mécanismes appropriés afin de protéger ces sites et relancer leur dimension économique, dans le cadre d'une action concertée avec l'Unesco, principal organisme onusien dans le domaine.

Les composantes de la société civile auront également une grande part de responsabilité en matière de préservation du patrimoine archéologique de la région, à travers des campagnes de sensibilisation auprès des citoyens et mettre fin au phénomène de la construction anarchique, privé de réseaux d'évacuation sanitaire et d'infrastructure de base nécessaires.

Nul ne peut nier les efforts déployés par la municipalité de Carthage en vue de délivrer ce patrimoine archéologique de la ruine et de la perdition, a affirmé le président de la municipalité de Carthage, Zied El Héni, précisant que la modicité des ressources financières dont dispose cette municipalité commande impérativement de trouver des moyens de financement adéquats pour accroître ses revenus et partant faire face aux exigences de la gestion locale.

Le MAMA de Mama pour... Mama Africa!

Musicologue et muséologue, Ousmane Sow Huchard veut construire un complexe dédié à la sauvegarde de la musique africaine: la Maison de la Musique Africaine (MAMA), c'est le nom du projet qui sera installé à Ziguinchor.

La passion pour la musique a amené le musicologue et muséologue Ousmane Sow Huchard à vouloir construire un complexe dédié à la sauvegarde de la musique africaine. La Maison de la musique africaine (Mama), telle que concue par son promoteur, doit disposer d'une antenne représentée par un centre d'échanges devant être installé sur l'île de Karabane, à quelque 50 Km de Ziguinchor.

Ousmane Sow Huchard explique que ce futur complexe sera composé d'un musée d'instruments africains de musique, d'un centre international de documentation et d'information sur la musique africaine et ensuite, d'une radio pour la promotion de la musique africaine. Il sera construit sous la forme d'un village diola avec 8 cases et une grande case à impluvium centrale. Il comportera un auditorium sous forme d'une agora, avec à peu près 1.500 places pour les concerts, en plus des gradins et de la scène.

Le promoteur compte sur des partenaires québécois, français et suédois qui sont prêts à l'accompagner dans la réalisation de ce projet, y compris les institutions de financement des acteurs culturels qu'il y a sur la place, notamment le ministère de la Culture.

«Implanter un projet comme ça demande bien sûr beaucoup de moyens. Mais moi, je vais y aller à mon rythme et à celui de mes partenaires, au fur et à mesure qu'ils accepteront de me suivre», assure Ousmane Sow Huchard, qui estime que, dans un projet comme celui-là, le plus compliqué c'est le bâti. Pour le contenu, le muséologue affirme disposer des spécimens d'une centaine d'instruments de musique africains.

«Chaque fois que je voyage, je reviens avec deux ou trois instruments», le musicologue et muséologue qui affirme que les esquisses architecturales du projet sont là, soulignant que la façade d'entrée de l'édifice sera inspirée de l'architecture néo-soudanaise. Et deux instruments mythiques de l'Afrique - une harpe égyptienne et une kora - seront dessinés et gravés sur le portail.

Forbes: Eto'o for best?

Forbes se met au français en Afrique. La revue américaine "Forbes" a désormais une édition en français sur le continent: "Forbes Afrique". L’édition francophone du magazine sera disponible dans 23 pays, dès le 1er août. Pour son premier numéro, il a été choisi de mettre en couverture Samuel Eto’o.


Forbes Afrique est le nouveau titre de la revue américaine d’informations économiques et financières. Il a été lancé. à Brazzaville, la capitale congolaise.

C’est la deuxième déclinaison de Forbes sur le continent: en effet, Forbes Africa, édité en anglais, est diffusé à partir de l’Afrique du Sud.

Le footballeur Samuel Eto’o, qui se lance dans le business des télécommunications, fait la couverture du premier numéro de Focus Afrique, qui sera dans les kiosques à compter du 1er août prochain et sera disponible dans 23 pays africains francophones, ainsi qu'en France, en Suisse, en Belgique et au Québec.

«Avec le lancement de Forbes Afrique, Forbes poursuit son expansion internationale et consolide son engagement sur le continent. Nous voulons offrir aux milieux des affaires, aux décideurs et aux observateurs, africains et internationaux, un support de qualité supérieure pour suivre et décrypter l’extraordinaire dynamisme des économies africaines et de leurs acteurs», explique Mark Furlong, le directeur de publication de Forbes Afrique dans un communiqué.

Forbes Afrique devrait ainsi organiser un congrès annuel qui rassemblera «décideurs, investisseurs et leaders d’opinions afin qu’ils échangent sur les difficultés et des opportunités économiques des pays de l’Afrique francophone».

Dagne gagne!

L'Ethiopie vient d'inaugurer un nouvel espace destiné au spectacle, grâce à un groupe exceptionnel d'animateurs d'un cirque éthiopien. Le cirque Fekat a apporté le côté magique du monde du cirque dans la capitale Addis Abeba et les régions rurales du pays. Mais Fekat c'est plus que ça, il s'agit d'un tremplin pour le changement social et le développement.

Le cirque Fekat a été crée en 2004 par un groupe de jeunes dirigés par Dereje Dagne. Ils ont grandi dans les rues de la capitale, et grâce au cirque leur vie a changé. Ce changement ils souhaitent l'apporter aux autres enfants. Depuis lors, ils entraîenent des jeunes vivant les quartiers défavorisés d'Addis Abeba avec l'intention d'être un exemple pour combattre les risques liés au dangereux mode de vie et à la pauvreté urbaine.

Après deux ans d'entrainement dans des locaux de maisons prêtées par des amis et dans les rues d'Addis Abeba, le cirque a été aidé par deux organisations, CIAI et la fondation Altamane, qui furent impressionnées par le talent et l'état d'esprit de ces jeunes. Grâce à ces organisations, le cirque fit la connaissance de Georgia Giunta, une Italienne qui travaille avec eux depuis 2008.

"Leur talent m'a impressionné, mais c'est surtout leur engagement les uns vis-à-vis des autres et de leur communauté qui a marqué mon esprit", explique Georgia Giunta.

Parmi leurs activités, le cirque Fekat (qui veut dire en Amharique "cirque dynamique") se produit chaque semaine à l'hôpital Black Lion (le lion noir), avec le concours des médecins et des animateurs venus visiter l'hôpital des enfants. Ils associent le cirque et le théâtre, appuyés par des campagnes de sensibilisation sur des sujets sociaux et de la santé. Beaucoup de ces campagnes ont été étendues à la campagne.

Aujourd'hui, l'association des artistes du cirque Fekat est composée de 20 jeunes artistes et ils forment 75 jeunes enfants de façon régulière. Georgia explique: "Beaucoup d'enfants ont des sérieux problèmes d'adaptation a un mode d'éducation classique, pour eux le cirque est une occasion de retrouver de l'espoir, l'estime de soi, l'amitié, la joie, l'identification à des nouveaux exemples d'idoles. Ceci permet d'ouvrir leur esprits et de stimuler leur créativité."

Pour beaucoup d'entre eux, sans le cirque, il n y aurait que la rue comme possibilité. Maintenant chaque réalisation dans le cirque équivaut pour eux à un succès et à la magie. Le chemin vers le succès n'est certes pas magique car il faut beaucoup travailler.

Georgia d'ajouter: "Bon nombre de ces enfants n'ont pas de référence comme modèle et d'expérience de réussite. Même les encadreurs ne croyaient pas à ce succès. Mais ce qui vient d'être accompli est magique. Ce que les enfants viennent de comprendre dans ce cirque, c'est qu'en travaillant beaucoup, on peut tout atteindre".

Qu'Allah l'as-Sèye à ses côtés!

Le monde du théâtre sénégalais est endeuillé avec la disparition de Mame Seye Diop.

En effet, la comédienne de la troupe théâtrale de Saint Louis, Mame Sèye Diop a rendu l’âme, ce mercredi 8 aout, à son domicile dans la cité de Mame Coumba Bang, à l’âge de 64 ans.

Mame Sèye Diop souffrait depuis 20 ans de diabète. Elle a eu une crise subite et c’est au moment ou on la conduisait à l’hôpital régional de Saint-Louis qu’elle a rendu l’âme.

La commédienne (qui était conseillère municipale à la mairie de Saint-Louis) a joué au sein de "Bara Yeego" qui, pendant longtemps, domina le théâtre au Sénégal.
Elle y a milité aux côtés des célèbres comédiens Marie Madeleine Diallo et Alioune Diagne alias «Golbert». Ce dernier, ancien complice de la défunte qui faisait son témoignage sur les ondes de la RFM, se rappelle de la «femme de vertu» qu’était Mame Sèye Diop.




Amour  pour l'humour!

Le festival lancé, lundi 23 juillet à Yaoundé, permet de faire revivre l'artiste décédé en 2005.

Rire à gorge déployée sur du «Essindi Mindja». C'est possible et c'est au Centre culturel Savanah jusqu'à ce mercredi 25 juillet. Les fanatiques ont pu ainsi revivre les oeuvres de l'artiste à la bonne humeur contagieuse et à l'humour détonant. Le festival «Remember Essindi Mindja», nostalgique et enthousiaste, comporte plusieurs spectacles et projections cinématographiques qu'a pu offrir l'humoriste de son vivant.

Pour ressusciter le génie de l'artiste, le rendez-vous regroupe de nombreux noms de la scène dont Dave K Moctoï, Donny Elwood, Major Asse, Ardo Nana... De même, une exposition photos retraçant la vie de l'artiste a eu lieu mardi 24 juillet; ainsi qu'une marche de sensibilisation contre les maladies incurables. Particulièrement le cancer dont est décédé l'artiste en 2005.

Tous les ans depuis 2008, des activités commémoratives sont organisées par la "Fondation Essindi Mindja". Ainsi, Rosalie Essindi, veuve de l'humoriste et présidente de la fondation, fait la promesse d'immortaliser l'oeuvre de son époux:

«Je pourrai bientôt sortir deux compilations des spectacles d'Essindi afin que le public saisisse des moments spontanés de sa vie et de son travail», a-t-elle déclaré.