Africulture - Africa Nouvelles

Aucune renonce à la dénonce! 

Les rideaux de la 3e édition du concours de créativité sur les droits humains sont tombés à Ouagadougou, avec la cérémonie de remise des prix. Avec «Le droit à un environnement sain» comme thème retenu cette année, c'est le journaliste du bimensuel Le Reporter, Yacouba Ladji Bama, qui a été sacré lauréat en catégorie «Presse», avec son article sur le martyre des populations riveraines de la cimenterie Diamont Cement.

alt«Le droit à un environnement sain»; c'est sous ce thème que la 3e édition du concours de créativité sur les droits humains a été placée. Cette édition, lancée en septembre 2012, a vu la participation de 126 oeuvres qui ont été appréciées par un jury de 6 membres dont la délibération a eu lieu le 25 novembre dernier, au cours d'une cérémonie de remise de prix.

C'est Y. Ladji Bama, journaliste du bimensuel «Le Reporter», qui a été sacré lauréat de cette édition 2012 en catégorie «Presse». Il s'ensort avec un trophée, une attestation et la somme de 100 000 CFA.

Il est suivi dans la même catégorie par Kpenati Traoré avec 50 000 F CFA et une attestation.

En plus de ces deux lauréats, 8 autres des autres catégories ont été primés par le jury. Une mention spéciale a été faite aux candidats de moins de 21 ans avec un prix spécial jeunesse. Les initiateurs que sont le Réseau d'initiatives de journalistes (RIJ), le Mouvement burkinabè des droits de l'Homme et des peuples (MBDHP) et la Coopération allemande GIZ (Deutsche Gesellschaft fur Internationale Zusammenarbeit), avaient pour ambition de promouvoir le respect des droits humains. Et ce, en rapport avec le thème choisi afin d'impulser un changement de comportements et de pratiques pour une liberté d'expression qui participe à une démocratie vraie au Burkina Faso.

Les différentes catégories

- Catégorie A:  Art plastique • Peinture • Sculpture

- Catégorie B:  Bandes dessinées • Posters • Photos

- Catégorie C:  Poésie • littérature • texte narratif

- Catégorie D:  Presse • Presse écrite • Télévision • Radio

NB: Un prix spécial jeunesse a été décrété par le jury afin d'encourager la candidature des plus jeunes créateurs, moins de 21 ans.

Yacouba Ladji Bama: «La promotion des droits de l'Homme, une cause si noble»

Il s'agit d'un grand reportage sur la cimenterie Diamont cement qui se situe à la périphérie Ouest de Ouagadougou sur le «Marthyr des populations riveraines de cette usine». J'ai été là-bas et j'ai constaté que ceux qui étaient à proximité de cette société vivaient un vrai calvaire. Pour raison, une poussière de ciment se dégageait de cette usine et se deversait dans le village à cause d'une panne technique. Ce qui provoquait des maladies respiratoires et de peau et cela m'a choqué. Donc, j'ai décidé de faire un article là-dessus. Article qui a été publié le 15 mars dernier. Le secret est le travail et la persévérance dans les efforts. C'est mon 2ème prix cette année après celui du REN-LAC. Aux organisateurs, je leur demande de maintenir ce prix malgré les difficultés car, il s'agit là d'une si noble cause, la promotion des droits de l'Homme. J'invite aussi les autorités à s'intéresser aussi aux problèmes des populations vivant à proximité de Diamont cement.

En plein au Tremplin!

L'artiste franco-sénégalais Moh Dediouf a été choisi comme invité spécial et parrain de la 2ème édition du festival «Tremplin talents tambours battants» qui se tient en marge de la 7ème édition «Tambour Battant», prévue du 28 novembre au 9 décembre à Genève en Suisse.

Maltoh Diouf sera sur scène avec Sidi Touré, MOKOBÉ et Pédro Kouyaté du Mali et le groupe sénégalais Wagéblé.

A ce rendez-vous annuel consacré aux musiques d'Afrique et sa culture, d'autres spectacles et projections de films africains sont prévus.

L'ambassadeur de la musique sénégalaise, Moh Dediouf va animer la finale du Tremplin avec des artistes musiciens suisses.

A noter que Moh Dediouf est le seul artiste franco-sénégalais sélectionné sur la programmation musicale officielle de la Coupe du Monde 2010 par Sony Music. '

Que le pays ne soit plus "théâtre" de l'extrémisme!

Par le biais du théâtre, du sport et des arts, la Mauritanie aide les jeunes à trouver des alternatives à l'extrémisme.

altUn projet novateur organisé dans la capitale mauritanienne utilise l'art pour faire de la jeunesse une force efficace au sein de la société et la mobiliser dans le rejet du terrorisme et de la violence.

"L'avenir de la jeunesse mauritanienne et son intégration dans la vie active est l'une des principales priorités de l'actuel gouvernement", a déclaré le wali de Nouakchott Fall N'Guissaly lors du lancement de la Semaine régionale de la culture, de la jeunesse et des sports, à laquelle ont participé les associations culturelles, les clubs sportifs et les groupes d'artistes de Nouakchott.

Parmi les activités proposées se trouvaient des spectacles de théâtre, des rencontres sportives, des chants de groupe, et des conférences de sensibilisation consacrées à l'impact de l'extrémisme sur la jeunesse mauritanienne. Des tables rondes se sont également penchées sur le rôle que les jeunes peuvent jouer dans le renforcement de l'unité nationale.

"Lutter contre l'extrémisme et le terrorisme, consolider l'unité de la nation et renforcer la citoyenneté sont les axes majeurs de cette rencontre avec la jeunesse", a expliqué N'Guissaly.

Ahmed Ould Hamza, leader communautaire à Nouakchott, a appelé les jeunes participants à ces manifestations à contribuer au développement de leur ville: "Il est également important d'impliquer les élus locaux dans les activités liées au développement de la jeunesse", a-t-il indiqué.

Des pièces de théâtre ont illustré ce qui arrive aux jeunes qui rejoignent les réseaux extrémistes et terroristes, a expliqué le dramaturge Mohamed Salem Ould Khalih à Magharebia: "Le terrorisme, qui est aujourd'hui le sujet du moment en Mauritanie et au Sahel, a été abordé lors de spectacles de groupes et de chants, en présentant sa définition, en illustrant ses méthodes et en terminant sur son impact négatif. Cette manifestation a indubitablement été l'occasion pour les jeunes de présenter leurs talents de chanteurs et d'acteurs. Elle a effectivement contribué à orienter les jeunes vers des aspects qui aideront la société."

Siley Ould Abdelfettah, lauréat du prix du meilleur spectacle théâtral consacré à la lutte contre le terrorisme et au renforcement de l'unité nationale, a souligné que l'art peut aider à transmettre un message positif: "Le théâtre, notamment mon spectacle intitulé "Soupire", lutte contre l'extrémisme parce qu'il s'adresse directement à la conscience de la société ; cela en fait un élément efficace dans la prise de conscience et l'orientation", a-t-il expliqué, décrivant son spectacle comme "l'expression physique de l'aliénation au sein de la patrie. Cette aversion entre les gens tourne à un conflit qui conduit à des luttes sanglantes. Les belligérants prennent conscience du fait qu'ils doivent parvenir à un accord lorsqu'ils découvrent qu'ils vivent inévitablement sur la même terre. La réponse enthousiaste du public à son spectacle, a ajouté ce jeune dramaturge, "signifie que le message a été transmis", a-t-il conclu.

Une édition... 10 sur 10!

Au Festival Sport et Culture de Ouahigouya (FESCO), 13 troupes de danse traditionnelle liwaga ont rivalisé de talents. Le premier prix a été remporté par la troupe Naaba Kango de Attécoubé de Côte d'Ivoire.

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Pour la 10ème fois consécutive, le FESCO a tenu toutes ses promesses de la promotion des valeurs culturelles et artistiques, de la mobilisation et de l'union des filles et fils de la région du Nord autour d'un idéal commun et de l'intégration des peuples. Trois jours durant, les troupes de danse traditionnelle liwaga et les sportifs en compétition ont montré aux festivaliers, venus de divers horizons, qu'ils avaient du talent à revendre.

Pour la présente édition, le thème retenu est: «Promotion culturelle et insertion socioprofessionnelle des jeunes». De l'avis du promoteur du FESCO, Gilbert Noël Ouédraogo, le choix d'une telle thématique est la preuve que le Festival accorde de l'importance à la question de l'emploi des jeunes et soutient le gouvernement dans ses recherches de solutions à cette problématique.

C'est dans cette optique que les responsables du FESCO ont choisi la personne la mieux indiquée, notamment le ministre de la Jeunesse, de la Formation professionnelle et de l'Emploi, Achille Marie Joseph Tapsoba, pour parrainer l'événement. Tout ému, celui-ci a indiqué qu'il a été très honoré.

«Le sport et la culture ne doivent pas être considérés seulement comme des domaines ludiques mais aussi comme des activités génératrices de revenus, source de stabilité et de paix sociale», a relevé le parrain qui a, au passage, salué la persévérance et la ténacité des organisateurs, et surtout de l'initiateur pour avoir réussi un grand pari, celui de tenir le Festival 10 ans sans discontinuer.

Et le président du comité national d'organisation, Etienne Ouédraogo, de renchérir que ce succès est à mettre à l'actif du promoteur, toujours déterminé à faire de la valorisation de la culture africaine son cheval de bataille. Très enthousiaste, le promoteur a confié qu'en dix ans, le FESCO a gagné en maturité. C'est pourquoi, il a rassuré de son engagement à pérenniser ce rendez-vous culturel et à inscrire les troupes les plus méritantes dans de grandes compétitions. « Mon souhait est que nous puissions mûrir les réflexions en vue d'accompagner les talents culturels révélés dans la recherche de fonds pour la promotion de leurs oeuvres », a déclaré Gilbert Noël Ouédraogo.

Par rapport au thème, il a souligné qu'il vient rappeler l'impact certain de la promotion culturelle et l'essor économique qui doivent passer par la jeunesse. Avant de proclamer les résultats, le jury a tenu à faire des observations et des recommandations dans l'optique de rendre davantage le FESCO professionnel. Et c'est sans surprise que la troupe Naaba Kango de Attécoubé de Côte d'Ivoire a été sacrée championne de la 10e édition. Elle empoche ainsi la coquette somme de 500 mille FCFA plus 200 mille FCFA offerts par le promoteur et Airtel. Le trophée et une attestation de participation accompagnent ces espèces sonnantes et trébuchantes. La troupe victorieuse vient de ravir la vedette à son homologue de Ouahigouya qui l'avait devancée l'an passé en remportant le premier prix. Celle-ci s'est consolée avec le 2e prix d'une valeur de 300 mille FCFA. « Franchement, je n'ai pas été surpris par les résultats. Quand j'ai suivi la prestation de la troupe de Attécoubé, je l'avais pronostiquée comme étant la première. Elle mérite sa victoire et c'est un sentiment de fierté pour moi », s'est réjoui le promoteur. Toutefois, il a regretté l'inconstance de certaines troupes due à l'orpaillage, l'insuffisance de la préparation, la non prise en compte des thèmes, etc. Pendant les trois jours, Ouahigouya a vibré au rythme des festivités. Le sport (football, cyclisme des hommes, des femmes et des handicapés) et les jeux de société (belote, dame, scrabble, pétanque...) étaient à l'honneur. Les plus méritants dans ces disciplines ont été récompensés. Plusieurs associations et d'autres services ont également reçu des dons divers de la part du promoteur. Le défilé de mode et l'élection Miss FESCO n'en n'étaient pas en reste. A l'ouverture tout comme à la clôture de la cérémonie, des artistes-musiciens tels que Awa Nadia, Dez Altino, Axelle Kidal, Wend Raabo, Oskimo, Prince Zoétaaba, Sana Bob, etc. ont tenu les invités en haleine. Avant que les lampions du 10e FESCO ne s'éteignent, un show de feux d'artifice a été servi aux festivaliers. Rendez-vous leur a été donné du 24 au 26 octobre 2013 pour vivre la 11e édition qui va se pencher sur l'habitat et l'urbanisme.

Dans le signe du design! 

Un tabouret XXL pour des gens obèses, un fauteuil « Mobutu », un siège d'après la mosquée de Jingereber à Tombouctou, une chaise fabriquée avec des conserves écrasées ou une armoire conçue à partir des tubes galvanisés et de fûts de pétrole... quelques créations originales de designers africains exposées jusqu'au 14 juillet 2013 au musée Dapper à Paris.

altLe design en Afrique réunit une centaine de pièces et dévoile d'une manière inédite la relation complexe entre le nouveau design et la culture en Afrique.

"Slim bed", c'est une création de Kossi Assou. Un lit, constitué d'une tôle, avec un rondin qui sert d'appui-tête et une roue pour le déplacer avec un poignet. Devant ce design d'une pureté absolue, il y a une émotion qui surgit. Après ce premier moment de fascination apparaît le sentiment d'une hésitation. On n'ose pas s'approcher ce meuble qui ressemble fortement à une sculpture dotée d'une haute dose esthétique. Et pourtant, aucune connotation religieuse habite le meuble, la référence à une tradition est palpable, mais reste invisible.

Bienvenue dans l'univers du design en Afrique. «Je me réclame de mes racines, de cette filiation. Je suis héritier d'une culture dont je fais une relecture pour proposer des objets pour aujourd'hui et pour demain, Oui, la symbolique peut exister. La dimension mystico-spirituelle des objets traditionnels occupe une place importante dans ce que je propose. Parce que quoi qu'on dise, le lit, le tabouret, tout mobilier qui existe dans la cour africaine, dans l'espace de vie en Afrique, a une dimension mystico-spirituelle. Je tiens à préserver cela. Même si cela n'est pas la première préoccupation pour ces objets, ils restent fortement inspirés par ces fonctions traditionnelles», souligne ce designer, né en 1958 en Côte d'Ivoire et qui vit au Togo. 

Où s'arrête la sculpture? Où commence le design? «Dès le moment où ces objets ont pour fonction de répondre aux besoins de l'homme, il y a une rupture qui se fait avec la sculpture qui est beaucoup plus liée à l'esthétique», précise Kossi Assou qui avait reçu la prestigieuse désignation honorifique de "Trésor humain vivant" par l'Unesco.

Faut-il sortir de la tradition pour arriver au design? «Je ne me base pas sur la culture africaine pour créer. Certes, je suis Africain, j'ai une âme africaine en moi, mais je me base sur mes besoins, sur des critères de ce que j'ai envie et je n'ai pas d'identité ni de repères traditionnels. Je fais ce qui me plaît et je m'exprime à ma façon. C'est du mobilier universel», souligne l'artisan-designer sénégalais Ousmane Mbaye, né en 1975.

Faut-il quitter ses racines pour réussir dans le design moderne? «Non, pas forcément. En même temps, je ne cherche pas forcément ces traditions. La tradition est inculquée en moi. J'ai un intérêt à y aller. Je ne me force pas pour y aller. En même temps, j'essaie de garder une ouverture maximale sur le monde», répond le designer camerounais Jules-Bertrand Wokam, né en 1972 et qui avait remporté, en 2004, le Prix de L'UE de la Sixième Biennale de Dakar.

Faut-il finir avec le passé pour concevoir le design de demain? «Le design, c'est l'innovation, affirme le Malien Cheick Diallo qui vit en France et travaille à Bamako. L'architecte-designer, fondateur de l'ADA (Association des Designers Africains), a été primé en 2006 et 2007 le 1er prix du SIDIM (Salon international du design intérieur de Montréal). Faire le design pour la tradition, cela on peut le laisser à l'art traditionnel. Le designer conçoit aujourd'hui les meubles de demain. Même si la référence est traditionnelle, le design doit toujours proposer des nouveaux projets. Pour moi, le design est une prolongation de la vie», affirme le Malien Cheick Diallo qui vit en France et travaille à Bamako.

Comme il n'y a pas d'école de design en Afrique, les formations des designers africains sont très diverses et variées. Le Camerounais Jules-Bertrand Wokam a une formation de bac en génie civil et bâtiment.

Ousmane Mbaye était frigoriste. Ses tabourets sont disponibles dans des grandes boutiques en Japon, aux Etats-Unis, en Espagne, en France, en Belgique et au Sénégal.

Cheick Diallo avait découvert le design lors de son cursus de formation en architecture: aujourd'hui, ses créations sont primées sur les biennales à l'étranger et ses objets produits en grand nombre se vendent un peu partout dans le monde: Etats-Unis, Angleterre, Allemagne, Afrique du Sud, Mali, France.

Les points de ventes de Jean-Bertrand Wokam se limitent pour l'instant au Cameroun, mais à partir de décembre il se déploie aussi en France et sur son site www.julesbw.com.

Chez Kossi Assou, les commandes sont directement traitées dans ses ateliers au Togo: «Nous avons cette difficulté de diffusion, de commercialisation de nos objets. Mais cela commence à venir».

Tous déplorent qu'il n'y ait pas encore une capitale du design en Afrique mais toutefois Kossi Assou reste optimiste et, pour Cheik Diallo, le design en Afrique est clairement en progression.

Quant à Christiane Falgayrettes-Leveau, directrice du musée Dapper et commissaire de l'exposition, elle confirme que le design occupe aujourd'hui une vraie place créative en Afrique. Par contre le rôle économique et industriel du design reste encore à trouver.

«Tout simplement, parce que les habitants des pays africains n'ont pas les moyens, parce que le design reste cher. Les populations ne vont pas s'acheter une chaise de tel ou tel créateur. Les classes aisées oui, mais la bourgeoisie africaine, à des rares exceptions,  n'achète pas du design africain. On est dans le domaine artistique. Cela reste quelque chose qui s'adresse à une élite pour l'acquisition. En revanche, il est important de montrer largement ces créateurs, parce qu'ils manifestent leur culture, leur savoir-faire. Je ne dis pas d'industrie, parce que c'est en Occident qu'on va fabriquer de façon industrielle les sièges ou autre objets du design. De façon générale, c'est plus de la création en série artisanale. Les designers africains s'entourent de menuisiers, de ferronniers, de forgerons, d'artisans qui vont les accompagner dans la réalisation d'un prototype qu'ils ont conçu».

Arti...sanat in corpore sano!

Fidèle à son idéal de perfection, le SIAO (Salon International de l'Artisanat de Ouagadougou) a trouvé des solutions pour rendre agréable l'édition 2012. La communication tient une place de choix dans cette édition pour permettre aux gens de vivre pleinement la fête de l'artisanat africain.

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Sur le parc d'exposition du SIAO, le Commissariat général a décidé de la mise en place d'un système de communication unique grand public. Le SIAO bénéficie ainsi de l'appui du Japon pour disposer d'un équipement qui permet d'éviter que chacun vienne avec son matériel d'animation au niveau de l'espace restauration. Ce matériel permettra également d'animer dans les pavillons. 

Un système de vidéo surveillance est aussi mis en oeuvre pour minimiser l'insécurité puisque le parc d'exposition grouille toujours de monde. Un bureau d'assistance sur le site est mis en place pour faciliter les transactions et la réalisation de certaines opérations. L'espace «B to B» a pour objectif de créer un cadre de négociation directe entre acheteurs professionnels et artisans. Cela permet de négocier ou de faciliter les échanges entre les deux types d'acteurs.

En fait, l'opération se menait auparavant mais cette fois-ci, elle est suffisamment singularisée dans un espace dédié. Par le passé, les entretiens se déroulaient les matins, dans les pavillons, et l'ensemble des acteurs ont convenu que le cadre n'était pas propice à ce genre d'opérations. Les allées principales sont occupées, moyennant un paiement supplémentaire de 50 000 CFA pour les pavillons climatisés et 25 000 CFA pour les pavillons ventilés.

L'attribution des stands a été faite selon l'ordre d'acquittement des frais d'inscription. Ainsi, chaque artisan a pu choisir son stand au moment du règlement des frais. Ceux de l'extérieur qui ont procédé par virement ont pu également choisir les leurs à partir du schéma d'aménagement dans le site web du SIAO régulièrement mis à jour.

Une autre innovation et non des moindres concerne les échanges professionnels en matière de gestion des participants. Le SIAO est allé vers des partenaires pour solliciter leur accompagnement pour mieux gérer les participants aussi bien artisans qu'acheteurs professionnels qui prennent part à l'espace de rencontres B to B.

Il a aussi reçu l'accompagnement notamment de l'UEMOA, de la LONAB, de la Chambre de commerce et de l'Organisation internationale de la Francophonie qui ont accepté prendre en charge la participation d'un certain nombre d'artisans africains.

Toutefois l'organisateur s'en...tête!  

Du 3 octobre au 7 janvier, l'artiste Adel Abdessemed expose ses œuvres à Beaubourg (Paris IVe). L'une d'entre elles a déjà pris ses quartiers sur le parvis du centre Pompidou. Il s'agit d'une sculpture de 5 mètres représentant... le coup de tête de Zidane sur Materazzi en finale de la Coupe du Monde 2006.

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Le "coup de tête" de Zinedine Zidane immortalisé par une sculpture monumentale de l'artiste Adel Abdessemed a installé devant le Centre Pompidou une oeuvre géante représentant ce fameux geste sur le joueur italien Marco Materazzi en finale de la Coupe du monde de foot 2006.

Intitulée "Coup de tête" (2012), cette statue de bronze de plus de 5 mètres de haut et de plusieurs tonnes a été posée mardi sur la Piazza de Beaubourg, dans le cadre d'une exposition d'oeuvres d'Adel Abdessemed, qui ouvre au public le 3 octobre.

D'ores et déjà, les passants se pressent pour se faire photographier devant cette sculpture très réaliste. Elle devrait quitter la Piazza à la fin de l'exposition vers le 7 janvier.

"Cette statue s'oppose à la tradition qui consiste à faire des statues en l'honneur de certaines victoires. Elle est une ode à la défaite. L'oeuvre d'Adel est souvent à double tiroir. Bien qu'elle reprenne un événement populaire connu de tous et immédiatement identifié, cette oeuvre est aussi une allusion à la tradition réaliste et aux fresques de Masaccio. Le regard de Zidane vers le sol nous rappelle celui d'Adam, chassé du paradis", explique Philippe Alain Michaud, le commissaire de l'exposition-t-il.

Une version beaucoup plus petite de "Coup de tête" avait déjà été présentée par la galerie new-yorkaise David Zwirner.

Le Centre Pompidou présente jusqu'au 7 janvier la première grande exposition consacrée au plasticien Adel Abdessemed. Elle est intitulée: "Je suis Innocent".

Né à Constantine en Algérie en 1971, Adel Abdessemed a quitté en 1994 son pays, en proie à une flambée de violences. Il connaît une notoriété grandissante et est reconnu internationalement.

Pendant les dernières minutes de la finale du Mondial 2006 à Berlin, Zidane avait donné un violent coup de tête dans le thorax de Materazzi qui venait de le provoquer: il avait écopé d'un carton rouge et a été expulsé du terrain. L'Italie l'avait ensuite emporté aux tirs au but.

 

(Regardez la vidéo - Cliquez sur le lien ci-dessous)

http://www.dailymotion.com/video/xtw3et_le-coup-de-tete-de-zidane-s-expose-a-beaubourg_creation