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You are here Africains de la diaspora COMMUNAUTÉS AFRICAINES

COMMUNAUTÉS AFRICAINES

ESTELLE YAH N'GUESSAN: Auteur du livre "Due ragazzi innamorati" (Deux jeunes amoureux)

Nouveaux italiens, nouveaux talents. Comme Estelle N'guessan Yah, auteur à 15 ans!

Fille de deux immigres ivoiriens, elle étudie à crema et a déjà publié un livre. "Je n'ai pas renoncé et j'ai réussi. Je veux cultiver mon talent".

 

Arrivée en Italie, à 10 ans de la Côte d'Ivoire pour rejoindre ses parents, elle a trouvé un nouveau pays et le premier amour, Francesco.

Et «pour ne pas l'oublier» , elle a décidé d'écrire leur histoire, transfigurée dans les tons fabuleux d'une adolescente pleine de rêves.

Ainsi est né "Due ragazzi innamorati" (Deux jeunes amoureux), dont les protagonistes "Estelle Star" et "Francis Sun", «vivent ensemble l'aventure d'un amour merveilleux et comprennent certains des sentiments de la vie», dit Estelle.

Le manuscrit a été envoyé, comme par un jeu, à la Book Sprint Edizioni... qui l'a publié.

Un beau début pour la chévronnée Estelle, étudiante dans une école professionnelle de Crema (Lombardie) qui revèle:  «J'ai commencé à écrire juste pour blaguer et j'ai continué; je n'ai pas abandonné et finalement j'ai reussi. Je suis en train d'ecrire un nouveau livre, un livre de magie. Je désire cultiver mes talents et les faire valoir à l'avenir».

Bonne chance Estelle!

Elvio Pasca

 

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BRUNA NDIAYE: La vénus noire sénégalaise a posé nue pour Playboy

La beauté sénégalaise aurait encaissé un cachet de 50.000 euros (32 millions CFA).

Les photos nues de Bruna Ndiaye ont été faites pour le magazine de charme internationalement connu, PlayBoy.

Pour son édition du mois de novembre en Italie, Bruna a reçu plus de 50 000 euros pour se montrer comme l'a faite maman. 

Rappelons que Bruna Ndiaye est une très belle demoiselle de Genova, d'origine sénégalaise.

Elle a été élue "Miss Muretto 2010 et a participé au talent show de Sky "Italia's Next Top Model".

 

PlayBoy tire à plusieurs dizaines de millions d'exemplaires dans le monde et paraît dans plusieurs pays.
Vu la beauté à ne pas discuter de notre soeur Bruna Ndiaye, aucun doute qu'elle deviendra très bientot une des préférées des italiens et pas seulement.

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MARGUERITE ABOUET: Grande bédéiste ivoirienne de succès

Créatrice de la saga ”Aya de Yopougon”, bande dessinée de succès, traduite en 15 langues dans le monde entier!

"Aya" est une success-story d’une jeune fille de 19 ans qui vit à Abidjan, la capitale ivoirienne, plus précisément dans le quartier de Yopougon (Yop-City). Elle souhaite devenir médecin.

C’est un récit qui commence en 2005, avec la sortie du premier tome et gagne le Premier prix du meilleur 1er album au Festival d’Angoulême. Puis les différents tomes se succèdent jusqu’à arriver aujourd’hui au 6ème, qui clôture la série, ouvrant les portes au projet de réalisation d’un film. «Aya de Yopougon», c’est 450.000 tomes publiés pour les 5 premiers albums et la traduction en 15 langues. C’est une BD qui représente l’Afrique sous un jour des plus positifs.

Africa Nouvelles a rencontré Marguérite Abouet, à la présentation du 6ème tome d’Aya de Yopougon, au Centre Culturel Français de Rome, au cours d’une rencontre guidée et modérée par Mélanie Marchand.



Mélanie Marchand:
Comment ça t’est venu de vouloir raconter des histoires. Quelle est l’origine de ce projet?

Marguérite Abouet: Moi même ce succès me tombe dessus. Je n’en reviens toujours pas. On n’a que des voyages dans plusieurs endroits, au cours desquels je rencontre des gens qui viennent m’entendre parler. Je suis émue à chaque fois. Comment ça a commencé? Moi je ne suis pas littéraire. Je n’avais aucune intention de faire de la BD. Moi ce que j’aimais faire, c’est raconter les histoires. A force d’en raconter aux enfants que je gardais quand j’étais plus jeune, les parents eux-mêmes me disaient à chaque fois: «Mais Marguérite pourquoi est-ce que vous n’écrivez pas, parce que vos histoires sont drôles».
En fait, au départ je racontais mes souvenirs de Yopougon. Je suis partie de la Côte d’Ivoire, à 12 ans et en plus un peu malgré moi. J’étais un peu Akissi, la petite sœur d’Aya. Dans ce quartier, je jouais au foot, je traumatisais un peu les gosses des voisins. J’avais mon grand-oncle qui était médecin en France qui venait chaque fois en vacances; il me voyait traîner dans la rue et il ne comprenait pas pourquoi. Il disait à mes parents qu’à Paris ça ne se passe pas comme ça. «Elle va mal finir si elle reste encore à Yopougon».
C’est ainsi qu’il a proposé à mes parents de me faire venir à Paris. Et j’avoue que je ne comprenais pas pourquoi ils étaient tous contents et surtout qu’étant la dernière de trois enfants, on  me laissait partir comme ça partir loin. J’ai donc beaucoup pleuré surtout pensant à certaines histoires qui se racontaient sur la France. Comme par exemple qu’il faisait tellement froid que les pipis gelaient sur place, ce qui fait que quand on était dans les toilettes, il fallait casser le pipi pour pouvoir sortir.
Ou que les Français vivaient avec des ours pour se couvrir la nuit. Ou encore que dans la journée, ils se baladaient avec des bâtons pour chasser les loups.
Je me sentais donc très malheureuse pendant que tout le monde autour de moi était content.

 

Mélanie Marchand: Comment ça a été alors le départ de Yop-City?

Marguérite Abouet: Avant de partir, je suis allée saluer tous les voisins et chacun avait quelque chose à me dire ou à me demander. Il y avait par exemple  des tanties qui disaient «là-bas est-ce que tu peux me trouver un blanc» ou des tontons qui voulaient des pains au saucisson. Et je me souviens d’une copine qui m’a disait: «Mais pourquoi tu pleures? Tu vas rencontrer ton amoureux Rahan». Je me suis dit «Bêh oui effectivement je vais peut-être voir Rahan». En fait, on était toutes amoureuses de Rahan. Il était beau, pas très couvert aussi (!) et il avait un couteau. Et c’est avec cette phrase de réconfort de ma copine que j’ai donc pris l’avion.



Mélanie Marchand: Quel a été l’impact de la petite go* de Yop-City que tu étais, avec Paris et la France?

Marguérite Abouet: J’arrive à Paris, il n’y avait pas de Rahan, les gens étaient habillés et il ne faisait pas froid: c’était un 30 août! Je suis entrée en classe de sixième et j’étais tellement triste d’avoir été enlevée de mon pays. J’ai toujours voulu garder cette partie de moi et il me fallait raconter ce que je faisais tout simplement quand j’étais là-bas.
Et c’est comme ça que j’ai commencé avec les enfants, d’abord avec ceux qui étaient dans ma classe. Pour me faire accepter,  je leur disais que je chassais les lions avec mon grand-père, je leur montrais d’ailleurs mes "cicatrices de serpent".
J’étais une grande star aussi et comme je jouais également au foot, tous me voulaient dans leur équipe. J’avais donc beaucoup de succès et tout le monde venait me voir pour que je leur raconte des histoires. Et moi je les contentais, parfois j’en ai beaucoup inventées. C’est donc comme ça que tout a commencé.



Mélanie Marchand: Quand est-ce que tu t’es donc mise à écrire?

Marguérite Abouet: En fait, l’écriture est venue plus tard. A 16 ans, j’avais une chambre de bonne et j’étais tellement contente de l’avoir. J’avais une vieille télé, donnée avec cette chambre; elle était tellement vieille qu’elle mettait deux heures pour s’allumer, ce qui fait que j’avais jugé bon de ne plus l’éteindre. Mais zut! Un soir, en pleine nuit, cette télé explose et je me suis retrouvée donc orpheline de ma boite de compagnie et je n’avais pas les moyens d’aller au cinéma ou autre. J’ai commencé à écrire.

En fait l’écriture ce n’est pas une passion, c’était une thérapie pour moi, une manière de ne pas devenir folle dans ces quatre murs. J’ai commencé à mettre mes souvenirs sur papier et puis j’y prenais goût. Tout ce qui m’arrivait dans le métro, les histoires que j’entendais, j’arrivais et j’écrivais. J’en ai tartinées de pas mal aussi. Voilà donc comment j’ai commencé à écrire.



Mélanie Marchand: Malgré le titre, «Aya de Yopougon», que tu as définie auto-fiction, n’est pas seulement l’histoire d’Aya mais celle de toute une communauté. Tu dis être plutôt Akissi mais dans quelles parts d’Aya tu t’identifies?

Marguérite Abouet: Oui, Aya c’est une auto-fiction, ce n’est pas vraiment elle l’héroïne de cette histoire mais il fallait un fil conducteur. Je dis souvent qu’Aya, c’est mon Tintin à moi. En fait, le héros de cette BD, c’est Yopougon, un quartier où il faut vraiment aller et dont on entend beaucoup parler parce que quand ça chauffe, ça vient de Yopougon. C’est un quartier d’un million de personnes, une petite ville dont les trois quarts sont des jeunes de moins de 18 ans.

 

Mélanie Marchand: A quelle période est située la BD «Aya de Yopougon»?

Marguérite Abouet:
Je situe mon roman vers la fin des années 70. C’est fait exprès parce que je ne pourrais pas inventer. C’est un parti pris car je ne parle pas des guerres du sida. Moi j’ai eu cette chance de vivre à Yopougon en ce moment-là parce que c’était ouvert, c’était des petites maisons avec de grandes ruelles où on entrait un peu chez les voisins comme on voulait. Ce n’était pas comme aujourd’hui où ça a beaucoup changé: la population a triplé et les gens sont devenus beaucoup plus pauvres.
Ce n’est plus le même Yopougon que j’ai quitté mais ce qui reste c’est encore cette solidarité, cette ambiance et tous ces maquis où on danse , on boit et il y a un mélange de toutes les religions.

* fillie en nouchi (argot ivoirien)

Milton Kwami

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L'IMMIGRAZIONE CAMERUNENSE IN ITALIA: Una ricerca analitica di Raymond Siebetcheu

I camerunensi: ‘primi della classe’ negli atenei e pionieri in ambito imprenditoriale.

Il Camerun è un paese bilingue (francese e inglese) dell’Africa centrale con una popolazione di circa 20 milioni di abitanti. Chiamato anche ‘triangolo nazionale’ per la sua forma geografica, questo paese si contraddistingue da sempre per la sua tradizione intellettuale, con un tasso di alfabetizzazione che si aggira intorno a 80% (tra le più alte percentuali del continente) secondo i dati dell’Unicef.

 

L’interesse per lo studio da parte dei camerunensi sembra non essere calato neanche quando a causa della crisi economica che colpì duramente il paese negli anni Novanta il governo decise di sospendere la gratuità dell’iscrizione nelle università statali e buona parte delle borse di studio per gli studenti. Tuttavia, nello stesso periodo, si assisté ad un boom migratorio degli studenti verso l’Occidente, dovuto probabilmente al sistema universitario locale sempre più carente.

 

Prima di questa ondata migratoria, già all’indomani dell’indipendenza, la Francia e la Gran Bretagna in particolare, in quanto ex paesi colonizzatori, iniziarono ad accogliere un flusso regolare, ma molto ridotto all’inizio, dei camerunensi (di solito nell’ambito della formazione accademica e/o professionale in vista dell’inserimento di un personale qualificato nella funzione pubblica di questo paese africano). Forte dei vantaggi logistici (borse di studio, residenze universitarie, etc.) e accademici (qualità della didattica, opportunità di lavoro dopo gli studi, etc.) del suo sistema universitario, l’Italia, dopo la Germania, ed esclusi i due ex paesi colonizzatori, è probabilmente il paese europeo che ha attratto il più gran numero di camerunensi in Europa nell’ultimo ventennio.

 

 

 

Secondo il 21° Dossier Statistico Immigrazione curato dalla Fondazione Migrantes e la Caritas italiana, il Camerun è il:

43° paese in Italia con il maggior numero di residenti;

1° paese dell’Africa centrale e meridionale dal punto di vista demografico.

 

Nel 2011, si contavano 10.324 camerunensi in Italia, tra cui 4.865 femmine e 5.459 maschi, ossia il 0,22 % della popolazione straniera in Italia.

La maggior parte dei camerunensi (oltre 97%) è concentrata nelle regioni del Centro-Nord. Le province italiane con il più gran numero di immigrati di questo paese sono rispettivamente:

 

Torino (699);

 

Perugia (677);

Padova (644);

Roma (605);

Bologna (599)

Milano (597).

 

La regione camerunense da cui proviene il maggior numero degli immigrati è quella occidentale che attira  circa il 70% del totale. In questa regione è presente l’etnia bamiléké, conosciuta in tutto il paese, oltre alla sua devozione per il commercio, anche per la sua dedizione allo studio e alla ricerca.

Le prime cinque tipologie di visto rilasciate dall’Ambasciata italiana in Camerun nel 2010 sono:

turismo (632);

studio (482);

affari (403);

ricongiungimento familiare (269);

lavoro (132).

Ma le tipologie che influenzano maggiormente l’assetto socio-linguistico italiano sono lo studio, il ricongiungimento familiare e il lavoro perché garantiscono un radicamento duraturo sul territorio attraverso progetti migratori a medio o lungo termine.

Al di là di questi dati demografici, molto modesti rispetto ad altri paesi, la forza dell’immigrazione camerunense risiede a livello accademico. Come si può osservare in tutti paesi del mondo dove sono presenti, anche in Italia i camerunensi si contraddistinguono dalla loro integrazione intellettuale.

 

Dopo due decenni d’immigrazione, l’Ambasciata d’Italia in Camerun ha rilasciato circa 4.000 visti di studio. Accanto a questo numero, è utile considerare anche i camerunensi che vengono da altri paesi o che pure arrivando dal Camerun con un altro tipo di visto decidono di studiare in Italia.

 

In base a questa tendenza, si osserva che circa il 70% dei camerunensi in Italia è studente o è arrivato per motivo di studio. Con una percentuale del 3,9% sul totale degli studenti stranieri  in Italia, il Camerun si colloca alla quinta posizione dei paesi demograficamente più importanti dietro all’Albania, la Cina, la Romania e la Grecia.

Se questi paesi devono il loro primato alla vicinanza geografica, all’appartenenza all’UE, e agli scambi culturali (il caso specifico della Cina), la distanza geografica tra l’Italia e il Camerun così come l’assenza di Accordo di cooperazione culturale tra i due paesi rivelano che la presenza degli studenti camerunensi in Italia deriva da una scelta consapevole e motivata dalla radicata e duratura tradizione intellettuale che accompagna il Camerun da diversi decenni e che lo colloca oggi tra i paesi stranieri con il maggior numero di laureati nelle università italiane.

Dal 2003 al 2009, come rileva il Dossier Statistico Immigrazione 2011,  il numero dei laureati camerunensi in Italia si aggirava intorno a 1.250 unità. E nel 2009, 4,7% dei laureati stranieri erano di origine camerunense. Le principali università italiane frequentate dai camerunensi erano rispettivamente:

Politecnico di Torino (219 iscritti, con una percentuale di 6,7% sul totale);

 

 

Università di Parma (213 iscritti, con una percentuale di 15,3% sul totale);

Università di Bologna (205 iscritti, con una percentuale di 4,3% sul totale);

Università di Modena-Reggio Emilia (171 iscritti, con una percentuale di 18% sul totale);

Università di Torino (162 iscritti, con una percentuale di 5,1% sul totale).

 

 

 

 

Dall’anno accademico 2003-2004 all’anno accademico 2010-2011, gli ambiti di studio che hanno interessato i camerunensi erano rispettivamente:

Medicina (604 studenti);

Scienze economiche e bancarie (516);

Ingegneria dell’informazione (458);

Scienze infermieristiche (380);

Scienze farmaceutiche (186);

Ingegneria industriale (177).

 

 

Durante lo stesso periodo, l’immigrazione intellettuale camerunense ha prodotto 388 ingegneri, 222 esperti in economia, 192 medici, 47 farmacisti, numerosi esperti in comunicazione, in mediazione linguistica e culturale e in ben altri settori.

E’ utile osservare che l’integrazione dei camerunensi nella società italiana è agevolata dalla forte diffusione della lingua italiana in Camerun e dalla presenza delle certificazioni di  italiano come lingua straniera che consente loro di accedere direttamente nelle università italiane senza seguire un altro percorso linguistico. Il Camerun è in questo senso l’unico paese africano con le 4 certificazioni di italiano come lingua straniera (CELI, Università per Stranieri di Perugia; CILS, Università per Stranieri di Siena; IT, Università di Roma 3; PLIDA, Società Dante Alighieri) e il paese africano con il maggior numero di candidati a questi esami di certificazione.

Dopo il loro percorso accademico, i camerunensi s’investono nel sistema professionale italiano, anche se secondo un’indagine condotta recentemente presso la comunità universitaria camerunense e illustrata nel già citato Dossier Statistico Immigrazione 2011, si osserva che una piccola percentuale vorrebbe proseguire gli studi altrove (principalmente in Canada o negli USA).

Per chi decide di rimanere in Italia i settori di interesse sono ripartiti come segue:
il terziario, il settore di predilezione, che coinvolge 77% dei camerunensi. La salute, l’informatica, le telecomunicazioni, la banca e le finanze sono le principali aree di interesse. A queste si può aggiungere
il turismo (ristorazione, alberghiero) e il trasporto;
il secondario, con meno di 1/5° dei camerunensi;
il primario che coinvolge solo 2,5% dei camerunensi.

Nel 2009, si contavano 274 imprenditori camerunensi in Italia. Molti di questi sono anche pionieri nei loro settori. Ricordiamo ad esempio che le prime banche per immigrati in Italia sono state create grazie allo spirito di innovazione e di creatività dei camerunensi:
il ‘patriarca’ Otto Bitjoka, imprenditore e primo banchiere extracomunitario nella storia del credito italiano, è l’attuale vice presidente di ‘Extra Banca’;
il medico gastroenterologo Francis Nzepa Sietchiping, titolare di un master in Business administration alla Bocconi di Milano, è l’ideatore della ‘Banca Etica’ della diaspora africana;
la prima radio multietnica in Italia (Radio Asterisco) fu creata da due giornalisti camerunensi: Raymond Dassi e Faustin Akafack;
Genéviève Makaping, scrittrice e docente universitaria, è dal suo canto la prima giornalista immigrata a dirigere un quotidiano italiano (La Provincia consentina).

 

Questi risultati accademici e professionali così come questo investimento sul territorio italiano hanno anche degli effetti sullo sviluppo socio-economico e culturale del Camerun. Possiamo osservare tali ricadute ad esempio attraverso le rimesse, effettuate tramite gli istituti di credito (meno del 2% rispetto al totale delle rimesse verso tutta l’Africa), e tramite i canali informali. Ad esse si aggiungono anche i doni materiali, i progetti di cooperazione in vari settori (salute, educazione, sociale, ecc.).

 

Nell’ambito della già citata indagine, effettuata su un campione di 50 informanti, tra studenti e studenti-lavoratori, selezionati in base al sesso, al tipo di corso, all’anno di studio e al tempo di permanenza in Italia, il 40% degli intervistati è pronto a tornare in Camerun dopo il percorso accademico, anche se la data precisa non viene indicata.

Tutto lascia pensare, però, che questi intendono tornare in Camerun solo quando avranno delle garanzie  sociali solide e una situazione economica stabile che consentono loro di inserirsi nel sistema camerunense, eventualmente con la possibilità di investirsi con le loro attività imprenditoriali. Idea, questa, che consentirebbe loro di proporre liberamente l’esperienza maturata in Italia. In attesa del ritorno definitivo, molti lavoratori contribuiscono allo sviluppo del paese attraverso progetti seguiti a distanza o attraverso viaggi frequenti in Camerun.

Oltre allo studio, alla competenza plurilinguistica e alle posizioni professionali apicali, la linea di demarcazione dell’immigrazione camerunense in Italia si fonda anche sull’associazionismo. La diversità geolinguistica e socioculturale che caratterizza questo paese, chiamato per l’appunto 'Africa in miniatura', porta i suoi figli ad organizzarsi in diverse tipologie di associazioni (studentesche, professionali, culturali, sportive, per città di residenza in Italia, per villaggi o regioni di provenienza in Camerun, ecc.).

Le attività dell’ 'Associazione Haut Nkam' di Perugia, dell’ 'Associazione Baleveng di Padova', dell’ 'Associazione degli studenti camerunensi di Milano' sono, insieme all’ 'Associazione dei farmacisti camerunensi d’Italia' e al grande lavoro di mediazione linguistica e culturale del ‘decano’  Ndjock Ngana Yogo a Roma, solo alcuni esempi di quanto la comunità camerunense riesca ad integrarsi nel sistema-Italia e nello stesso tempo ad essere utile per il suo paese.

Dal punto di vista politico, i camerunensi hanno a cuore l’attività politica del loro paese e lo dimostrano sia attraverso le discussioni calde che animano le loro associazioni e i loro incontri informali sia partecipando alle consultazioni elettorali indette nel paese. In questo senso, nonostante il forte clima di astenzione diffuso sia nel paese sia nelle comunità della diaspora in tutto il mondo, gli immigrati camerunensi hanno avuto la possibilità di votare in Italia durante le ultime elezioni di ottobre 2011 per scegliere il loro presidente della repubblica. Riguardo all’attività politica italiana, i camerunensi naturalizzati italiani, dal momento in cui non è ancora riconosciuto il diritto di voto e di rappresentanza politica agli immigrati, sono ugualmente implicati nella vita pubblica e politica delle città in qui vivono.

L’esempio emblematico è legato all’impegno del già citato Raymond Dassi, oggi Assessore alla qualità dell’integrazione presso il comune di San Lazzaro di Savena nella provincia di Bologna. Il ‘principe delle montagne Baloum’ (villagio della regione dell’Ovest del Camerun da cui è originario Raymond Dassi), come gli piace essere chiamato, è competente per varie funzioni quali, la cooperazione internazionale, la partecipazione, le politiche dell'integrazione, i progetti web, i sistemi informatici e il volontariato.

E’ opportuno segnalare che Dassi è il primo assessore di origine straniero in tutta l’Emilia Romagna, assieme a Youssef Salmi di origine marocchina. Ma i camerunensi di tutta Italia sono orgogliosi di considerarlo simbolicamente come il loro portavoce nella politica italiana, anche se si deve occupare dei problemi di tutti gli immigrati e degli italiani.

E’ opportuno aggiungere che anche il calcio è un vero ‘ambasciatore’ del Camerun in Italia. Sono tre i fattori che hanno agevolato tale situazione:

 

 

l’immagine di questo paese è, infatti, rimasta 'incisa' nel cuore degli italiani anche grazie ai mondiali del 1982 in Spagna dove l’Italia, prima di vincere la coppa, pareggiò appunto con il Camerun nella fase a gironi;

grazie ai mondiali del 1990 in Italia e alla bella prestazione dei Leoni Indomabili del Camerun, arrivati fino ai quarti di finali (la prima squadra africana nella storia), oggi provenire dal Camerun significa in modo metonimico per gli italiani appartenere al paese di Roger Milla e di Thomas Nkono, due leggende del calcio camerunense;

la recente ed impressionante esperienza calcistica di Samuel Eto’o in Italia ha ulteriormente ravvicinato gli italiani dai camerunensi.

Se la questione della fuga dei cervelli continua a fare scorrere fiumi d’inchiostro, l’immigrazione camerunense in Italia, seppur molto contenuta dal punto di vista demografico anche se per il Camerun costituisce un 'brain brain' importante, nel dare il suo contributo in Italia e nell’essere un valore aggiunto, è una dimostrazione di quanto non debba essere la presenza massiccia degli immigrati, attraverso le sue ricadute negative nelle dinamiche sociali quali la paura e la diffidenza, a ‘fare la notizia’.

Come per gli altri immigrati, l’immigrazione camerunense costituisce una risorsa non solo per l’apporto economico, ma soprattutto per la ricchezza plurima che favorisce il plurilinguismo e l’internazionalizzazione in Italia, con il nuovo assetto sociale che ne deriva. In un contesto italiano dove sembra ancora primeggiare la valenza emergenziale del fenomeno migratorio in riferimento alle cosiddette  ‘cinque P’ dei lavori affidati agli immigrati (precari, pericolosi, poco pagati, pesanti, penalizzati) l’esempio del ‘modello camerunense' d’integrazione appena illustrato può essere interpretato come une chiave di lettura valida per altre comunità immigrate in Italia.

 

Raymond Siebetcheu Y.

Esperto in comunicazione interculturale

 

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COMMUNAUTE SENEGALAISE: IRECIS: Un pont direct entre Verona et Dakar

La Communauté sénégalaise de Verona contribue au développement du pays.

Irecis (Institut pour les Relations Economiques et Culturelles entre l'Italie et le Sénégal): "Notre premier objectif est de réduire la distance entre les deux pays en faisant pour un premier temps un vol direct de Verona à Dakar".


Le Sénègal a une croissance de 4% malgré la crise économique mondiale, grace à sa stabilité sociale et à sa sécurité qui attirent de plus en plus les investisseurs étrangers.

Dans le cadre des initiatives pour le dévelopemnt du pays et l'épanouissement de sa poipulation se donne comme objectif et mission de:

■ montrer les faces culturelle, économique et sociale du Sénégal riche de par sa diversité, ses sites touristiques, son hospitalité qui font de ce pays où il fait beau vivre.
■ servir de pont entre les deux pays à tous les industriels italiens qui désirent s'implanter ou exporter vers le Sénégal en leur fournissant un "business plan" défini par des experts pour permettre à ces derniers d'avoir une approche globale du pays.
■ faire des études de projets pour en définir la faisabilité dans de brefs délais grace à son personnel déjà sur le terrain au Sénégal.

Pour toutes informations contacter:

Irecis via 20 Settembre n°113 verona
Tel 0039/3881705557
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GUEYE Oumar
Pr Irecis et SG "Gore-Onesta"

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