Africains de la diaspora - Africa Nouvelles

Un autre pas vers le premier vote de la diaspora camerounaise d'Italie.

La délégation d’ELECAM conduite par madame Dorothy L. NJeuma, ancien ministre et le professeur Pierre TITI Nwel, deux membres du conseil général d’ELECAM, a été reçue lpar son excellence Dominique Awona Essama, ambassadeur du Cameroun au Quirinal et le lendemain par son excellence Antoine Zanga, ambassadeur du Cameroun près le St Siège, dans leurs chancelleries respectives à Rome.


Ce déploiement à Rome de l’organe en charge de l’organisation, de la gestion et de la supervision des élections au Cameroun est intervenu au lendemain de la signature du décret d’application de la loi portant sur le vote de la diaspora camerounaise, loi promulguée le 13 juillet dernier et signée le 08 août 2011  par le chef de l’Etat, Paul Biya.

La présence des deux émissaires d’ELECAM en Italie et au Vatican avait pour objet l’engagement du processus d’inscriptions des Camerounais établis en Italie et dans l’Etat du Vatican, afin que ceux-ci, pour peu qu’ils soient en règle avec le code de nationalité camerounais, puissent participer au scrutin prévu le 09 octobre prochain.
Par conséquent il a été mis en place par les deux émissaires, des points Focaux et des cadres d’appui en soutien à ELECAM, en présence des ambassadeurs, du personnel des ambassades et des diasporas camerounaises dans chaque Etat, à quelques jours de la fin des opérations d’inscription sur les listes, prévue le 31 août dernier.

La diaspora romaine, présente aux  séances d’échanges d’informations avec les représentants d’ELECAM, dans ses requêtes, a souligné la nécessité d’une prorogation des échéances de clôture de l’enregistrement sur les listes électorale pour leurs compatriotes actuellement en vacances, afin de permettre à ceux-ci de participer à ce moment important de la démocratie au Cameroun.

 

Flavie Ngah

Après avoir fui l'apartheid, ce sud-africain fut exploité et tué, à Villa Literno. Il y a 22 ans!

Jerry Essan Masslo, réfugié sud-africain qui, durant l'été 1989, qui travaillait à la cueillette des tomates, à Villa Literno (Caserta), fut assassiné une nuit par des énergumènes qui voulait lui dérober les maigres sous qu'il avait sués durant une ingrate journée de travail, au soleil dans les champs.

J'espérais trouver en Italie un espace de vie, un souffle de civilisation, un accueil qui m'aurait permis de vivre en paix et cultiver le rêve d'un demain sans barrière ni préjudice. J'ai au contraire été déçu. Avoirla Peau noire peau noire âges dans ce pays est une limite à la coexistence civile. Ici aussi il y a le racisme: c'est fait d'intimidations, abus de pouvoir, violences quotidiennes contre ceux qui ne demandent que la solidarité et le respect. Nous, le Tiers-Monde, sommes en train de contribuer au développement de l'0Italie, mais il semble que cela n'a aucun poids. Tôt ou tard, on tuera quelqu'un et alors on s'apercevra que nous aussi existons".
Ainsi parlait Jerry Essan Masslo, réfugié sud-africain qui, l'été 1989 à Villa Literno, ramassaient les tomates, dans le Casertano. Il a été tristement prophétique: le 25 août, il était assassiné par un gang de voleurs qui voulaient arracher, à ses compagnons et à lui, le peu de lires gagnés, à se briser le dos comme des esclaves,  dans les champs.

Masslo était arrivé à Rome en 1988 pour échapper à l'apartheid, mais il n'avait pas réussi à obtenir l'asile politique, qu'à l'époque l'Italie ne réservait qu'aux réfugiés fuyant des  régimes communistes de l'Europe orientale. Il avait tenté en vain de se transférer au Canada et, il vivait en attendant dans une communauté d'accueil à Rome, et, durant l'été, pour joindre les deux bouts, il bossait comme ouvrier agricole dans la Campania, comme d'autres africains.

Les conditions étaient dures. Quinze heures de travail par jour, salaire è la pièce, moins de 1000 lires par caisse de tomates, des dortoirs de fortune dans des fermes délabrées. A cela s'ajoutait le contraste avec la population locale, les intimidations, les chasses à l'étranger et les rossées, qui ont abouti à l'assassinat du jeune.

La mort de Masslo est considéré comme un jalon important de la naissance du mouvement anti-raciste en Italie. Elle attira à Villa Literno les journaux et la télévision, mis l'attention et les consciences  des Italiens sur un phénomène jusqu'alors passé sous silence. Aux funérailles, participèrent des milliers de personnes et les hautes personnalités de l'Etat.

Un mois plus tard, à Villa Literno, les travailleurs sont descendus dans les rues pour protester contre les "caporali" et, à Rome, il y eut une grande manifestation contre le racisme et pour les droits des immigrants. Au début de 2009, arrivò la Loi Martelli, qui entre autres, redéfinit la procédure d'asile, étendant aussi la protection aux non ressortissants des pays du Pacte de Varsovie.

Elvio Pasca

Enfin la fin de l'apartheid électoral des Camerounais de l'Extérieur.

Les Camerounais résidant à l'étranger peuvent désormais voter lors des élections présidentielles. Une nouvelle loi a été votée par le Parlement et promulguée par le président de la République. C'est une satisfaction globale, mais pour les concernés le gouvernement peut mieux faire.

Jusqu'ici, les Camerounais vivant à l'étranger n'avaient pas le droit de vote. S'ils voulaient voter, ils devaient revenir au Cameroun. Cette situation relève désormais du passé. Après le vote du Parlement, le président Paul Biya a promulgué le 13 juillet une loi accordant le droit de vote aux Camerounais établis ou résidant à l'étranger. Du moins lors des présidentielles et des référendums.

 

Parmi les Camerounais résidant à l'étranger, certains expriment leur soulagement.

"L'apartheid électoral a pris fin au Cameroun. La forteresse du déni de citoyenneté du fait de la résidence est tombée. L'arrivée de la diaspora dans le processus électoral est un acte politique majeur. La légitimé du prochain élu à la présidence de la République en sera fortifiée", se félicite Pierre Mila Assouté.

Même satisfaction chez Macaire Lemdja , qui précise toutefois que c'est "un premier pas timide vers la satisfaction des revendications de cette frange de la communauté nationale", puisque selon lui, cette loi "en appelle d'autres".

Pour d'autre Camerounais de la diaspora, la nouvelle loi a "un goût d'inachevé".

Le CODE (Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques de la Diaspora), un collectif des Camerounais vivant en Europe, émet quelques réserves, craignant que les Camerounais de l'étranger ne puissent voter en octobre prochain, lors de la présidentielle, en raison des délais trop courts.

"Le droit de vote accordé à la diaspora ne pourra pas avoir une traduction matérielle d'ici octobre 2011", indique le CODE. Il sera en effet difficile pour les autorités de réunir toutes les dispositions nécessaires.

Le chef de l'Etat Paul Biya n'a d'ailleurs pas encore signé les textes réglementaires qui, selon la loi, "précisent les modalités d'application de la présente loi".

Autre critique: les Camerounais ayant la double nationalité ne pourront pas voter. En effet, pour bénéficier de divers avantages, bien des Camerounais ont pris la nationalité de leurs pays d'accueil. Or, le Cameroun ne reconnaît pas la double nationalité.

"Les 90% des compatriotes vivant à l'étranger ont la double nationalité. Ce qui les exclut d'office de l'exercice du vote concédé", indique le CODE. D'autres vivent sans papiers. Selon Jean Blaise Gweth, un Camerounais vivant en France, seuls 10 % de ses compatriotes pourront donc jouir de ce nouveau droit.

Par ailleurs, la disposition de la loi selon laquelle "des bureaux de vote sont créés au niveau des représentations diplomatiques et des postes consulaires, sur proposition du gouvernement" suscite également des critiques.

Pour les pourfendeurs de cette disposition, la création de ces bureaux de vote permettra au gouvernement d'avoir la main mise sur le processus mais aussi d'écarter les compatriotes de l'étranger n'ayant pas les moyens de se déplacer pour les ambassades et consulats.

"Certains parmi nous doivent parcourir de longues distances. Je ne vois pas un Camerounais partir de Strasbourg, de la Côte d'Azur pour aller voter à Paris ou à Marseille alors qu'il n'arrive même pas à trouver 10 euros par semaine pour s'acheter à manger", affirme Jean Blaise Gweth, qui craint par ailleurs que certaines personnalités politiques camerounaises ne profitent de la situation précaire de leurs compatriotes pour acheter leurs voix.

 

Non satisfaits, les Camerounais de la diaspora revendiquent aussi "la reconnaissance de la double nationalité par la Constitution ainsi que la possibilité d'élire des députés ou des sénateurs de la diaspora au Parlement et au Sénat camerounais", comme le dit Brice Nitcheu, le président du CODE.

 

C'est lors de sa visite officielle en France en juillet 2009 que le président camerounais Paul Biya s'était engagé à tout mettre en oeuvre pour légiférer le vote des Camerounais de l'étranger et la reconnaissance de la double nationalité.

Norbert Ngouma

 

 

 

Le Président congolais était en Italie où il a notamment rencontré le Pape Benoît XVI, au Vatican, et le Président Giorgio Napolitano, au Quirinal.
A son arrivée, à l'aéroport de Ciampino de Rome, le Président Denis Sassou N'Guesso avait été accueilli par les youyous d'un groupe de compatriotes arborant des tee-shirts soulignant qu'il est «l'Apôtre de la paix». Des mots qui, dans le contexte d'une ville sainte comme Rome, avec une Eglise catholique aux avant-postes de la recherche des solutions de paix dans le monde et surtout en Afrique, ne pouvaient sonner plus «dans le ton».

Le président Denis Sassou N'Guesso a fait une visite au Vatican où il a été solennellement reçu par le pape Benoît XVI, dans la bibliothèque privée du souverain pontife où celui-ci accueille habituellement ses hôtes de marque.
Cordon de gardes suisses, déploiements des gentilshommes de sa Sainteté ouvrant la voie à la délégation présidentielle: une solennité au cordeau et faite pour témoigner des bonnes relations entre le Congo et le Saint-Siège, la visite du président congolais a donné à voir le faste des grands jours, pour un hôte apprécié au Vatican et mis à l'aise par une connaissance parfaite du pape des réalités du Congo.

Sassou a, à son tour, marqué sa grande déférence pour une personnalité de l'Eglise dont il n'a cessé de louer sagesse et clairvoyance sur les questions de l'Afrique et de son développement.

Après une dizaine de minutes d'entretien face à la presse et les membres de la délégation, le Pape et le Président congolais ont gagné  les profondeurs de la bibliothèque pour leur entretien, strictement privé, pour ensuite passer à l'échange des cadeaux.
Pour la circonstance, le président de la République a offert au pape un bas-relief d'une extrême finesse, œuvre de sculpture congolaise. En bois local congolais, ce cadeau original a visiblement émerveillé le souverain pontife qui l'a apprécié, sourire aux lèvres, par un acquiescement répété de la tête alors que les photographes immortalisaient l'événement par un crépitement répété de leurs appareils.

A son tour, le pape a fait don au président de la précieuse «Médaille du Pontificat», sertie de pierres précieuses. Rappelons que chaque pape fait inciser ses armoiries et sa devise sur une œuvre d'art réservée aux hautes personnalités.
Le pape a aussi remis un petit coffret blanc à chacun des officiels congolais, au fur et à mesure que le président les lui présentait: les ministres Firmin Ayessa, Basile Ikwebe, Rodolphe Adada; le Conseiller diplomatique du chef de l'Etat, Lambert Adouki, et les collaborateurs étroits de la présidence ...

Puis le Président Sassou s'est  rendu à la Secrétairerie d'Etat, (la primature du Vatican) pour  des entretiens privés avec deux hommes forts de la diplomatie vaticane: le Secrétaire d'Etat, le Cardinal italien Tarcisio Bertone et son ministre des Affaires étrangères (Secrétaire du Saint Siège pour les rapports avec les Etats), le français Dominique Mamberti.

Il ne serait ressorti aucun contentieux entre l'Eglise catholique et l'Etat congolais, mais a plutôt été question des relations cordiales entre les deux Etats, des activités retenues pour la célébration du Cinquantenaire de l'indépendance et, a ajouté plus tard le président, du clocher de la Basilique Ste-Anne du Congo pour la pose duquel le Congo sollicite l'aide multiforme de l'Eglise.

La visite du président s'est poursuivie en Italie. Il a été l'invité de son homologue italien Giorgio Napolitano, dans le cadre de la célébration de la "Journée de l'Afrique" ponctuée par une soirée, où le Congo est fortement impliqué, étant son ambassadeur à Rome, S.E. Mamadou Dékamo Kamara, le doyen des Ambassadeurs africains en Italie.

La semaine a été fortement à l'enseigne du Congo également, puisque le président Denis Sassou Nguesso a poursuivi sa visite à Milano où il a été l'hôte des autorités municipales et des hommes d'affaires de la capitale économique de l'Italie.


Afri-Nous

La première fois de l'histoire du Kenya , la diaspora va être autorisée à voter aux élections nationales 2012.

Il s'agit d'une situation rendue possible grâce à une nouvelle constitution votée en août dernier et massivement appuyée par la majorité des Kényans.
Un projet de loi portant sur le Kenyan Citizenship and Immigration Bill a été proposé et sera mis en étude par le Parlement, avant sa promulgation. La nouvelle loi permettra aux Kenyans, y compris les citoyens avec une double nationalité, de se présenter aux élections nationales.


Environ 3 millions de Kenyans vivent à l'étranger. Leur implication dans les affaires du pays s'effectue surtout à travers des mandataires. Ils rapatrient des fonds.

En fait, tout récemment, grâce à l'argent rapatrié, ils se sont distingués parmi les sources de devises étrangères en faveur de l'économie du pays en occupant la 4ème place. L'horticulture, le thé et le tourisme constituent les seuls rivaux.

Ces Kényans de la diaspora ont souffert par le passé de privation du droit de vote, au moment d'exprimer leur opinion sur les questions nationales et durant les élections. Leurs préoccupations refont surface de façon constante, à chacune des visites des délégations gouvernementales dans leurs divers pays de résidence.

Les expatriés, notamment au Pays-Bas, travaillent, étudient ou demandent politique, soit s'établissent pour résider. ée.

"Il s'agit d'une opportunité en or de pouvoir participer aux élections des dirigeants. Cette loi nous accorde une chance de mettre un terme à nos plaintes au sujet de la corruption des autres afin de voter de façon concrète" déclare Faith Ogeto, une Kényane vivant à Newcastle (Australie), est ému(e) et enthousiaste au sujet de l'avancée effectuée.


Cependant, des défis s'annoncent avec la promulgation de cette loi. En effet, seul un système de vote manuel sera mis en place durant les élections de 2012, au lieu d'un système électronique plus efficace. Cette situation constituerait une difficulté pour les votes des expatriés vu que le système manuel est plus complexe et moins aisé à respecter.

D'autres questions se posent quant au moyen disponible aux électeurs de la diaspora de déterminer les forces et les faiblesses des futurs candidats. Le fait est qu'ils seront fort éloignés des affaires quotidiennes du Kenya. En outre, ils dépendront grandement de ce qu'ils verront et suivront sur les médias. Un avis qu'Amina Bakari, Kenyane résidant à Bonn, en Allemagne, ne partage pas :

"A l'intérieur du pays, vos points de vue sont limités. A l'extérieur, nous sommes des électeurs plus avertis en ce sens que nous faisons preuve d'un meilleur jugement et d'un point de vue plus soutenu au sujet des exigences du développement. Certes, il existe cette impression que nous sommes trop peu pour influencer les élections ou laisser une forte impression en ayant une incidence sur le résultat national. Cependant, je pense que notre vote aura de l'impact sur les élections des comtés et de la Haute Chambre".

 

Norbert Ngouma

Accueil chaleureux et distingué de la Diaspora camerounaise au Président Paul Biya, venu en Italie, pour la fête de béatification du Pape Jean-Paul II.
En groupe organisé, les Camerounais de Rome / Lazio ont réservé un accueil chaleureux et distingué au Président Paul Biya, durant sa visite à la béatification du Pape Jean Paul II. Quoiqu’elle fût non officielle, la Diaspora camerounaise Romaine a tenu à manifester au Chef d’Etat camerounais, par sa présence massive, son soutien total face à sa politique tant intérieure qu’extérieure.

 

Pancartes à la carte!

A travers des pancartes, on pouvait lire différents messages dans diverses langues, des déclarations d’appui aux prochaines élections présidentielles, comme par exemple: «La diaspora camerounaise avec Paul Biya pour 2011», le regard sur un séjour paisible au couple président «La famille Béti be nanga vous souhaite un bon séjour dans la cité Eternelle» et la pensée de l’association Camerounaise Bassa Ni MPO’O (ASCABAM) de gratuité «Bienvenue et merci!».
La première dame n’a pas été oubliée, elle a été aussi l’objet d’attention de la diaspora féminine: «Maman Chantal Biya, les femmes de la diaspora Camerounaise à Rome vous souhaitent la bienvenue».

 

Costumes et coutumes!

Le style de tenue adoptée était remarquable avec les costumes traditionnelles aux couleurs ethniques, les chants et les danses culturelles qui rappellent l’ambiance de fête au pays.
Un vrai moment de joie et d’unité nationale au-delà des attentes, ce qui démontre l’importance et l’impact que la Diaspora a accordés à cette visite non officielle du couple présidentiel à la béatification du Pape Jean-Paul II. 
C'est également un signal d’encouragement et de tranquillité au président de la République, vu le climat actuel de contestation qui secoue certains Pays africains.
Les Camerounais mobilisés ainsi ont communiqué l’intérêt et le regard pour le Cameroun. Trois jours de visite qui ont laissé dans la mémoire, des images fortes, signes du pacifisme camerounais, un des mot d’ordre du Président Paul Biya, tant apprécié de tous.

 

Un accueil Sans écueil!

Parti de Yaoundé le 29 avril pour prendre part le 1er mai, à la cérémonie de béatification du Pape Jean Paul II, le chef de l’Etat a été accueilli au bas de la passerelle, le samedi 30 avril en fin de journée, à l’aéroport militaire de Pratica di Mare, à Rome, par Mgr Jean-Pierre Briard de la préfecture de la Maison pontificale et les Ambassadeurs du Cameroun près le Saint-Siège et le Quirinal, respectivement Leurs Excellences Messieurs Antoine Zanga et Dominique Awono Essama.
Le cortège présidentiel est ensuite arrivé à l'Hôtel Rome Cavalieri, au quartier Tomba di Neurone, à la périphérie de Rome.
Arborant tantôt le drapeau national tricolore tantôt le pagne du parti au pouvoir, le RDPC (Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais), la Communauté Camerounaise est présente massivement  pour ovationner le chef d’Etat.

 

L'Afrique à la Basilique!

Le Président de la République et son épouse étaient parmi les pays africains représentés, sur le plan protocolaire, le 1er mai dernier à Rome, pour la béatification de Jean-Paul II.
Un événement planétaire qui a mobilisé le monde entier, des plus grandes figures de la scène internationale, aux simples pèlerins des cinq continents.
Une représentation pleinement justifiée, Jean Paul II a visité deux fois le Cameroun (en 1985 et 1995), a su apprécier l'esprit pacifique de ce pays africain, varié géographiquement, divers dans sa population, multiple dans ses confessions religieuses et, somme toute, en paix avec lui-même et avec les autres pays.
Dimanche matin, le couple présidentiel est arrivé à la place Saint Pierre vers 9h30, accompagné de délégation camerounaise. Sous les tentes attenantes ont également pris place plusieurs dignitaires de ce monde dont une dizaine de chefs d'Etat ou de gouvernement.

 

Hommage à un Sage!

A l’issue de la messe de béatification, à la suite du Saint Père Benoît XVI, le chef d’Etat Camerounais, accompagné de la première dame vont se recueillir en silence dans la basilique st pierre devant le cercueil du béatifié Jean Paul II, retiré depuis deux jours des grottes du Vatican, un moment de vive émotion.
En quittant la place Saint-pierre, le chef d’Etat s’est brièvement entretenu avec plusieurs figures politiques.
Il a notamment eu des interlocutions avec le président Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville, François Fillon, premier ministre et Alain Juppé, ministre des affaires étrangères de la France, les cardinaux Mgr. Christian Tumi et Mgr. Laurent Monsengwo.

 

Les audiences de la Présidence

Avant son départ de l’Italie, le chef d’Etat a accordé des audiences. Il a reçu le professeur Vittorio Collizi, Directeur scientifique du "Centre International de Référence Chantal Biya" et la Communauté religieuse Sant’ Egidio, active dans la lutte à la pauvreté.
La Première dame, également sollicitée, a, elle, concédé une audience à une délégation des Sœurs du "Cameroun Religious Group" (CRG), et au nom du chef d’Etat, un groupe des membres du CRG a été reçu par M. Martin Eboutou, le Directeur du Cabinet Civil de la présidence de la République.

C'est en fin d’après midi que le couple présidentiel, au terme d'un bain de foule chaleureusement applaudi, a quitté l’hôtel pour l’aéroport.

 

Flavie Ngah

Steve Emejuru est un des plus influents promo-acteurs de l’interculturalité, opérant en Italie.

L'Association "ORLU Senatorial Zone Cultural Association of Nigeria - Rome Lazio" a fêté, à Rome, l’édition 2010 du "Iri Ji Ohuru Festival" (Fête de l’Igname). Outre la grande participation de la communauté nigériane et de nombreux amis africains et italiens, cette manifestation traditionnelle a aussi été marquée par la première grande sortie du nouveau président, Dr Steve Emejuru, élu pour trois ans. et qui a, à telle occasion, échangé deux mots avec votre journal Afri-Nous, sur l’Association et le sens de la célébration du "Iri Ji Ohuru Festival".

Afri-Nous: Qu’est-ce que ça signifie au juste ORLU?

Dr Steve Emejuru: Notre terre mère ORLU est un acronyme réunissant nos quatre clans: Orlu, Oru, Nkalu et Isu. Les colonisateurs adoptèrent ce nom avant l’indépendance du Nigeria pour permettre au Chef de district de gouverner cette région du Nigeria Est. Orlu acquit un grand intérêt pour les Européens. L’éducation étant la clé du succès, plusieurs écoles furent créées à Orlu.

Afri-Nous: Quelle est la place qu’occupe  ORLU au Nigeria?

Dr Steve Emejuru: L’histoire du Nigeria, et notamment celle des Igbos, n’est pas complète sans mentionner certains fils illustres d’Orlu. Nous sommes fiers que l’architecte de la renaissance de la culture et tradition Igbo soit un fils d’Orlu: Mazi Mbonu Ojike. Ce nationaliste a revitalisé et promu l’identité Igbo. Rare combinaison d’homme politique et à la fois de culture, son dévouement envers la culture Igbo a même porté les Européens à manger notre nourriture avec les mains. Il avait la cohérence de vivre comme il prêchait. Il fut le premier ministre des Finances de l’alors Région orientale du Nigeria. On peut citer aussi Eze F. N. Ezerioha II, premier Chef de la Cour des Chefs de la Région Orientale, Honorable Dr. K. O. Mbadiwe, Dr. Sir B. U. Nzeribe, Chef A. C. Nwapa, Honorable Dr. E. E. Emezie, Chef E. O. Ifezuo, Honorable Chef F. A. Nzeribe, Chef Rochars Okorocha. ORLU a aussi eu un gros impact sur l’éducation.

Afri-Nous: Quel est le sens de la célébration de la Fête de l’Igname?

Dr Steve Emejuru: On sait que la culture et la tradition forment la structure fondamentale de la réalisation de chacun. La célébration de la Fête de l’igname est un évènement solennel qui a une place spéciale dans la Bible, notamment dans:
Exode 23: 14-17, où Dieu dicte la loi des trois fêtes annuelles devant être célébrées en son honneur;
Matthieu 5: 17, où Jésus dit qu’il est venu non pour abolir la loi ou les prophètes, mais pour accomplir.
C’est quelque chose qu’a d’ailleurs confirmé le Cardinal Francis Arinze, dans sa contribution à un livre intitulé «La langue et la culture Igbo». Le prélat nigérian a en effet affirmé que les Igbos sont traditionnellement un peuple religieux.
Il a également déclaré son appréciation sur le fait que les célébrations de diverses occasions telles que les naissances, les mariages, la construction d’une nouvelle maison, la consommation des premiers fruits, le respect des arbres, l’inauguration de lieux, et la nomination des places des villages et autres encore, soient liées aux esprits et aux ancêtres.

Milton Kwami