Africains de la diaspora - Africa Nouvelles

Accueil chaleureux et distingué de la Diaspora camerounaise au Président Paul Biya, venu en Italie, pour la fête de béatification du Pape Jean-Paul II.
En groupe organisé, les Camerounais de Rome / Lazio ont réservé un accueil chaleureux et distingué au Président Paul Biya, durant sa visite à la béatification du Pape Jean Paul II. Quoiqu’elle fût non officielle, la Diaspora camerounaise Romaine a tenu à manifester au Chef d’Etat camerounais, par sa présence massive, son soutien total face à sa politique tant intérieure qu’extérieure.

 

Pancartes à la carte!

A travers des pancartes, on pouvait lire différents messages dans diverses langues, des déclarations d’appui aux prochaines élections présidentielles, comme par exemple: «La diaspora camerounaise avec Paul Biya pour 2011», le regard sur un séjour paisible au couple président «La famille Béti be nanga vous souhaite un bon séjour dans la cité Eternelle» et la pensée de l’association Camerounaise Bassa Ni MPO’O (ASCABAM) de gratuité «Bienvenue et merci!».
La première dame n’a pas été oubliée, elle a été aussi l’objet d’attention de la diaspora féminine: «Maman Chantal Biya, les femmes de la diaspora Camerounaise à Rome vous souhaitent la bienvenue».

 

Costumes et coutumes!

Le style de tenue adoptée était remarquable avec les costumes traditionnelles aux couleurs ethniques, les chants et les danses culturelles qui rappellent l’ambiance de fête au pays.
Un vrai moment de joie et d’unité nationale au-delà des attentes, ce qui démontre l’importance et l’impact que la Diaspora a accordés à cette visite non officielle du couple présidentiel à la béatification du Pape Jean-Paul II. 
C'est également un signal d’encouragement et de tranquillité au président de la République, vu le climat actuel de contestation qui secoue certains Pays africains.
Les Camerounais mobilisés ainsi ont communiqué l’intérêt et le regard pour le Cameroun. Trois jours de visite qui ont laissé dans la mémoire, des images fortes, signes du pacifisme camerounais, un des mot d’ordre du Président Paul Biya, tant apprécié de tous.

 

Un accueil Sans écueil!

Parti de Yaoundé le 29 avril pour prendre part le 1er mai, à la cérémonie de béatification du Pape Jean Paul II, le chef de l’Etat a été accueilli au bas de la passerelle, le samedi 30 avril en fin de journée, à l’aéroport militaire de Pratica di Mare, à Rome, par Mgr Jean-Pierre Briard de la préfecture de la Maison pontificale et les Ambassadeurs du Cameroun près le Saint-Siège et le Quirinal, respectivement Leurs Excellences Messieurs Antoine Zanga et Dominique Awono Essama.
Le cortège présidentiel est ensuite arrivé à l'Hôtel Rome Cavalieri, au quartier Tomba di Neurone, à la périphérie de Rome.
Arborant tantôt le drapeau national tricolore tantôt le pagne du parti au pouvoir, le RDPC (Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais), la Communauté Camerounaise est présente massivement  pour ovationner le chef d’Etat.

 

L'Afrique à la Basilique!

Le Président de la République et son épouse étaient parmi les pays africains représentés, sur le plan protocolaire, le 1er mai dernier à Rome, pour la béatification de Jean-Paul II.
Un événement planétaire qui a mobilisé le monde entier, des plus grandes figures de la scène internationale, aux simples pèlerins des cinq continents.
Une représentation pleinement justifiée, Jean Paul II a visité deux fois le Cameroun (en 1985 et 1995), a su apprécier l'esprit pacifique de ce pays africain, varié géographiquement, divers dans sa population, multiple dans ses confessions religieuses et, somme toute, en paix avec lui-même et avec les autres pays.
Dimanche matin, le couple présidentiel est arrivé à la place Saint Pierre vers 9h30, accompagné de délégation camerounaise. Sous les tentes attenantes ont également pris place plusieurs dignitaires de ce monde dont une dizaine de chefs d'Etat ou de gouvernement.

 

Hommage à un Sage!

A l’issue de la messe de béatification, à la suite du Saint Père Benoît XVI, le chef d’Etat Camerounais, accompagné de la première dame vont se recueillir en silence dans la basilique st pierre devant le cercueil du béatifié Jean Paul II, retiré depuis deux jours des grottes du Vatican, un moment de vive émotion.
En quittant la place Saint-pierre, le chef d’Etat s’est brièvement entretenu avec plusieurs figures politiques.
Il a notamment eu des interlocutions avec le président Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville, François Fillon, premier ministre et Alain Juppé, ministre des affaires étrangères de la France, les cardinaux Mgr. Christian Tumi et Mgr. Laurent Monsengwo.

 

Les audiences de la Présidence

Avant son départ de l’Italie, le chef d’Etat a accordé des audiences. Il a reçu le professeur Vittorio Collizi, Directeur scientifique du "Centre International de Référence Chantal Biya" et la Communauté religieuse Sant’ Egidio, active dans la lutte à la pauvreté.
La Première dame, également sollicitée, a, elle, concédé une audience à une délégation des Sœurs du "Cameroun Religious Group" (CRG), et au nom du chef d’Etat, un groupe des membres du CRG a été reçu par M. Martin Eboutou, le Directeur du Cabinet Civil de la présidence de la République.

C'est en fin d’après midi que le couple présidentiel, au terme d'un bain de foule chaleureusement applaudi, a quitté l’hôtel pour l’aéroport.

 

Flavie Ngah

Le Président congolais était en Italie où il a notamment rencontré le Pape Benoît XVI, au Vatican, et le Président Giorgio Napolitano, au Quirinal.
A son arrivée, à l'aéroport de Ciampino de Rome, le Président Denis Sassou N'Guesso avait été accueilli par les youyous d'un groupe de compatriotes arborant des tee-shirts soulignant qu'il est «l'Apôtre de la paix». Des mots qui, dans le contexte d'une ville sainte comme Rome, avec une Eglise catholique aux avant-postes de la recherche des solutions de paix dans le monde et surtout en Afrique, ne pouvaient sonner plus «dans le ton».

Le président Denis Sassou N'Guesso a fait une visite au Vatican où il a été solennellement reçu par le pape Benoît XVI, dans la bibliothèque privée du souverain pontife où celui-ci accueille habituellement ses hôtes de marque.
Cordon de gardes suisses, déploiements des gentilshommes de sa Sainteté ouvrant la voie à la délégation présidentielle: une solennité au cordeau et faite pour témoigner des bonnes relations entre le Congo et le Saint-Siège, la visite du président congolais a donné à voir le faste des grands jours, pour un hôte apprécié au Vatican et mis à l'aise par une connaissance parfaite du pape des réalités du Congo.

Sassou a, à son tour, marqué sa grande déférence pour une personnalité de l'Eglise dont il n'a cessé de louer sagesse et clairvoyance sur les questions de l'Afrique et de son développement.

Après une dizaine de minutes d'entretien face à la presse et les membres de la délégation, le Pape et le Président congolais ont gagné  les profondeurs de la bibliothèque pour leur entretien, strictement privé, pour ensuite passer à l'échange des cadeaux.
Pour la circonstance, le président de la République a offert au pape un bas-relief d'une extrême finesse, œuvre de sculpture congolaise. En bois local congolais, ce cadeau original a visiblement émerveillé le souverain pontife qui l'a apprécié, sourire aux lèvres, par un acquiescement répété de la tête alors que les photographes immortalisaient l'événement par un crépitement répété de leurs appareils.

A son tour, le pape a fait don au président de la précieuse «Médaille du Pontificat», sertie de pierres précieuses. Rappelons que chaque pape fait inciser ses armoiries et sa devise sur une œuvre d'art réservée aux hautes personnalités.
Le pape a aussi remis un petit coffret blanc à chacun des officiels congolais, au fur et à mesure que le président les lui présentait: les ministres Firmin Ayessa, Basile Ikwebe, Rodolphe Adada; le Conseiller diplomatique du chef de l'Etat, Lambert Adouki, et les collaborateurs étroits de la présidence ...

Puis le Président Sassou s'est  rendu à la Secrétairerie d'Etat, (la primature du Vatican) pour  des entretiens privés avec deux hommes forts de la diplomatie vaticane: le Secrétaire d'Etat, le Cardinal italien Tarcisio Bertone et son ministre des Affaires étrangères (Secrétaire du Saint Siège pour les rapports avec les Etats), le français Dominique Mamberti.

Il ne serait ressorti aucun contentieux entre l'Eglise catholique et l'Etat congolais, mais a plutôt été question des relations cordiales entre les deux Etats, des activités retenues pour la célébration du Cinquantenaire de l'indépendance et, a ajouté plus tard le président, du clocher de la Basilique Ste-Anne du Congo pour la pose duquel le Congo sollicite l'aide multiforme de l'Eglise.

La visite du président s'est poursuivie en Italie. Il a été l'invité de son homologue italien Giorgio Napolitano, dans le cadre de la célébration de la "Journée de l'Afrique" ponctuée par une soirée, où le Congo est fortement impliqué, étant son ambassadeur à Rome, S.E. Mamadou Dékamo Kamara, le doyen des Ambassadeurs africains en Italie.

La semaine a été fortement à l'enseigne du Congo également, puisque le président Denis Sassou Nguesso a poursuivi sa visite à Milano où il a été l'hôte des autorités municipales et des hommes d'affaires de la capitale économique de l'Italie.


Afri-Nous

Doubles célébrations marquées par une grande participation de la Communauté camerounaise en Italie.

Les Ambassades du Cameroun près le Quirinal et le Saint-Siège ont célébré la Fête nationale et le 50e anniversaire de la Réunification, offrant chacune une réception pour la Communauté camerounaise d'Italie, dans la ville de Rome.


AMBASSADE DU CAMEROUN PRÈS LE QUIRINAL

 

Au lendemain du séjour acclamé de la visite du chef d’Etat Paul Biya au Vatican, la Communauté camerounaise d’Italie a célébré à Rome, la Fête nationale du Cameroun, quelques jours après les festivités officielles marquant la dite solennité au pays, sous le thème: «Armée camerounaise, creuset de l’unité nationale, socle des institutions stables et démocratiques, garante du développement socio économique».

Une fête de l'indépendance pas comme ailleurs et pas comme les autres, grâce à un double événement offert à ses hôtes et invités par l’Ambassadeur permanent de la République du Cameroun près le Quirinal, Son Excellence Monsieur Dominique et Mme Patience Awono Essama, qui ont célébré la 39ème fête nationale du Cameroun et le cinquantenaire de la Réunification nationale.

L'Ambassadeur du Cameroun près le Quirinal, en Italie a convié ses compatriotes, au prestigieux Hôtel Crowne Plaza de Rome, de 19h à 21h.
Aidée par une météo clémente et le retour  du beau temps estival dans la ville éternelle, la solennelle célébration a vu la participation de plus de 300 invités, parmi lesquels: les Consuls honoraires du Cameroun à Firenze et Trieste, respectivement Leurs Excellences M. Morelli Ildo et M. Massimiliano Fabian, plusieurs personnalités italiennes, les membres du Corps diplomatique, les Institutions des Nations Unies ainsi que de nombreux travailleurs et étudiants Camerounais, venus en masse de toute l'Italie, notamment: Firenze, Trieste, Parma et Perugia.

Un super buffet gastronomique de spécialités variées du pays, bien garni, a été très apprécié par les palais des membres de la Diaspora camerounaise présents et de tous les autres invités, qui ont, une fois de plus, eu l’agréable occasion de déguster des plats et des mets de toutes les régions du Cameroun, arrosés d'un choix de bons vins; le tout adouci par des gâteaux décorés aux couleurs du pays.
Les poissons frits, le "ndolè", le poulet braisé, le bâton de manioc, sans oublier tous les accompagnements typiques, ont satisfait les appétits de la foule, qui a pu, aider sa digestion en jouant des jambes et des hanches aux rythmes irrésistibles  de la musique camerounaise ("bikutsi", "makossa", "assiko") et autres.

Un pari réussi, grâce au dynamisme de l’ambassadeur et son personnel.
«L’organisation et les préparatifs de cet événement ont été réalisé sous la coordination de l’ambassadeur, qui a assigné des taches spécifiques aux diplomates»  a dit Mr Médi Moungui, le 2ème Conseiller.

L’un des temps forts a été le mot de l’ambassadeur, aux fils et aux amis du Cameroun, en face du gâteau d’anniversaire confectionné aux couleurs du drapeau Camerounais.
«Le Cameroun reste et demeure votre pays et si pour un certain notre de raison nous nous sommes éloignés de la maire patrie, nous restons attachés à cette mère-patrie par le cordon ombilical, qui s’appelle le patriotisme qui nous rassemble ici ce soir»: un message qui a provoqué des applaudissements nourris.

Il ensuite convié son Collègue du Saint Siège, Son Excellence M. Antoine Zanga à couper le gâteau. Un grand repas de l’amitié, qui s’est achevé dans la joie, la gaieté e la bonne humeur, dans l’espoir d’être présents l’année prochaine.



AMBASSADE DU CAMEROUN PRÈS LE SAINT-SIÈGE

 

Au lendemain du passage remarqué du chef d’Etat Paul Biya, venu pour la cérémonie de Béatification du Pape Jean Paul II et un jour après la double fête organisée par l’ambassadeur du Cameroun près le Quirinal, la petite communauté camerounaise du Saint Siège a, elle aussi, célébré à sa manière la 39ème fête nationale du pays.

L’Ambassadeur du Cameroun près le Saint-Siège et l’Ordre Souverain de Malte, Son Excellence M. Antoine Zanga et Mme Célestine Zanga ont convié la Diaspora camerounaise vaticaniste, les amis du Cameroun, les autorités du Vatican et les membres du corps diplomatique au Saint Siège, à une réception, le 24 mai dernier à l’Hôtel villa Carpegna, au centre de Rome.

L’ambassade du Cameroun auprès du Vatican en est à sa troisième organisation.
Chaque année est une nouvelle expérience et, pour cette 39ème fête nationale, les choses ont été vues en grand par l’Ambassadeur qui a souligné: «Nous avons fait appel à la diaspora camerounaise: les religieux et les média, et le personnel de l’ambassade».
C'est donc fort du soutien des compatriotes, et sous la supervision de l’Ambassadeur, que la Communauté camerounaise vaticaniste a célébré avec fierté le 20 mai. Au programme de la soirée, un buffet de spécialités variées du pays, bien fourni et accompagnés de quelques menus italiens.

Plus de 300 invités, qui, tout comme ça a été le cas de la fête organisée la veille par l'Ambassade du Cameroun près le Quirinal, ont été gâtés par un banquet gastronomique "100% made in Cameroun" qui a reproposé la panoplie culinaire des spécialités des diverses régions du pays, sur lesquelles, encore une fois, le bon vin n'a pas manqué de couler à flots tandis que les pieds ont là encore trépidé sur la colonne sonore des rythmes typiques nationaux: du "bikutsi" au "makossa" en passant par l'"assiko"  et autres.

L’Ambassadeur du Bénin près le Saint Siège a parlé d’un moment exceptionnel:  «C’est un moment de joie. Comme africain, je suis à l’aise avec mes frères du Cameroun, on est dans l’ambiance africaine, la nourriture et la musique sont africains».

Sur le même diapason, s'est également exprimée Mme Ankolo Suzanne, Agent comptable à l'Université de Yaoundé, de passage à Rome Un moment unique «C'est une fête formidable, différente de l’organisation au pays: pas de défilé, mais seulement une réception pour tous les Camerounais et leurs amis. ça fait chaud au cœur de revoir les vieille connaissances, voir des compatriotes à l’aise dans un pays étranger» a-t-elle chaleureusement déclaré.

La célébration s'est conclue dans la joie, la gaieté et la bonne humeur des participants qui se sont séparés en se promettant de renouveler, l’année prochaine, ce qui est devenue, depuis maintenant trois ans, une véritable tradition.


Flavie Ngah

Pour la première fois depuis 20 ans, une Sénégalaise vient d'avoir la distinction "Hippogrifo d'oro" avec Topsprint.

Cette cérémonie, organisée chaque année, par les autorités locales de la Région Sicilienne, permet de récompenser certains parmi les meilleurs travailleurs, employeurs et Siciliens de l'étranger. C'est ainsi que Mme Aida Fall a été honorée.


Native de Pikine Khourounar, dans la banlieue dakaroise, cette dame opératrice économique, qui œuvre pour l’intégration entre les communautés, fait aujourd'hui la fierté de la Communauté sénégalaise de Catania en particulier, et en général de toute les Sénégalais qui vivent en Italie.

Les Sénégalais de Sicile ont fait de bons témoignages sur elle, de même que les autorités italiennes qui l’ont distinguée.

Mme Aïda Fall, qui réside en Sicile depuis plus de 8 ans, est la Vice-présidente de l’Association des Sénégalais.

«Cette nomination est pour nous une très grande fierté. Ce n’est pas une surprise au regard de l'intégration exemplaire et sans faute de notre compatriote et sœur Mme Aïda Falé qui, tout au long de ces années, s'est dévouée à notre Communauté Sénégalaise sans réserve. Elle nous a toujours dignement représentés » a confie un membre de l’Association des Sénégalais.

Steve Emejuru est un des plus influents promo-acteurs de l’interculturalité, opérant en Italie.

L'Association "ORLU Senatorial Zone Cultural Association of Nigeria - Rome Lazio" a fêté, à Rome, l’édition 2010 du "Iri Ji Ohuru Festival" (Fête de l’Igname). Outre la grande participation de la communauté nigériane et de nombreux amis africains et italiens, cette manifestation traditionnelle a aussi été marquée par la première grande sortie du nouveau président, Dr Steve Emejuru, élu pour trois ans. et qui a, à telle occasion, échangé deux mots avec votre journal Afri-Nous, sur l’Association et le sens de la célébration du "Iri Ji Ohuru Festival".

Afri-Nous: Qu’est-ce que ça signifie au juste ORLU?

Dr Steve Emejuru: Notre terre mère ORLU est un acronyme réunissant nos quatre clans: Orlu, Oru, Nkalu et Isu. Les colonisateurs adoptèrent ce nom avant l’indépendance du Nigeria pour permettre au Chef de district de gouverner cette région du Nigeria Est. Orlu acquit un grand intérêt pour les Européens. L’éducation étant la clé du succès, plusieurs écoles furent créées à Orlu.

Afri-Nous: Quelle est la place qu’occupe  ORLU au Nigeria?

Dr Steve Emejuru: L’histoire du Nigeria, et notamment celle des Igbos, n’est pas complète sans mentionner certains fils illustres d’Orlu. Nous sommes fiers que l’architecte de la renaissance de la culture et tradition Igbo soit un fils d’Orlu: Mazi Mbonu Ojike. Ce nationaliste a revitalisé et promu l’identité Igbo. Rare combinaison d’homme politique et à la fois de culture, son dévouement envers la culture Igbo a même porté les Européens à manger notre nourriture avec les mains. Il avait la cohérence de vivre comme il prêchait. Il fut le premier ministre des Finances de l’alors Région orientale du Nigeria. On peut citer aussi Eze F. N. Ezerioha II, premier Chef de la Cour des Chefs de la Région Orientale, Honorable Dr. K. O. Mbadiwe, Dr. Sir B. U. Nzeribe, Chef A. C. Nwapa, Honorable Dr. E. E. Emezie, Chef E. O. Ifezuo, Honorable Chef F. A. Nzeribe, Chef Rochars Okorocha. ORLU a aussi eu un gros impact sur l’éducation.

Afri-Nous: Quel est le sens de la célébration de la Fête de l’Igname?

Dr Steve Emejuru: On sait que la culture et la tradition forment la structure fondamentale de la réalisation de chacun. La célébration de la Fête de l’igname est un évènement solennel qui a une place spéciale dans la Bible, notamment dans:
Exode 23: 14-17, où Dieu dicte la loi des trois fêtes annuelles devant être célébrées en son honneur;
Matthieu 5: 17, où Jésus dit qu’il est venu non pour abolir la loi ou les prophètes, mais pour accomplir.
C’est quelque chose qu’a d’ailleurs confirmé le Cardinal Francis Arinze, dans sa contribution à un livre intitulé «La langue et la culture Igbo». Le prélat nigérian a en effet affirmé que les Igbos sont traditionnellement un peuple religieux.
Il a également déclaré son appréciation sur le fait que les célébrations de diverses occasions telles que les naissances, les mariages, la construction d’une nouvelle maison, la consommation des premiers fruits, le respect des arbres, l’inauguration de lieux, et la nomination des places des villages et autres encore, soient liées aux esprits et aux ancêtres.

Milton Kwami

Les Africains de la Diaspora pleurent un des membres les plus représentatifs de la communauté camerounaise et africaine  en Italie.
Il y a près de 4 mois, notre frère camerounais Bernard Ledoux nous a quittés, le jeudi 23 juin 2011, aux premières heures du jour, pour être inhumé le samedi 25, le jour même de l'inauguration d'un grand évenement de promotion de la culture africaine dont il était, depuis Radio Popolare de Milano, un des pionniers et plus valables et assidus promoteurs en Italie.


La nouvelle a été improviste et elle a choqué tout le monde: les frères camerounais et africains, tout comme ses nombreux amis italiens. Nous nous resserrons tous autour de la douleur de sa famille et de ses proches qui ne méritaient pas d'être privés de si tôt de l'affection de ce jeune dynamique africain, dont le parcours, a marqué l'histoire de la Diaspora africaine en Italie. 

Bernard  Ledoux! La première question que je me suis posée est: "Pourquoi es-tu parti si vite et ainsi à l'improviste?"
Car pour nous, tu avais encore beaucoup à réaliser sur cette terre, avec tout le dynamisme positif que nous t'avons  tous connu.

C'était un bon moment de réalisation pour toi. Nous le sentions tous, Surtout avec tous les projets qu'après tant de dévotion et de préparation, tu étais sur le point de faire démarrer. Mais ça se voit que Dieu en a décidé ainsi.
Ton optimisme nous manquera, cet optimisme qui sortait de ton cylindre des tas de beaux projets, l'un plus valable que l'autre. Tu es un patrimoine intarissable pour la diffusion de la culture africaine en Italie.

Faisant connaître les premières notes de la musique africaine sur les ondes des radios, tu as donné une contribution gigantesque à sa promotion et à sa vulgarisation, non seulement auprès des Italiens (qui ont ainsi eu l'occasion de la découvrir, apprécier, adopter et même imiter et jouer) mais aussi auprès de tous tes frères africains qui (à part le bain nostalgique dans les atmosphères laissées au pays) ont aussi eu un instrument d'orgueil à pouvoir afficher face à la culture du pays qui nous a accueillis.

Tu as fait connaître en Italie la musique africaine, la vraie musique africaine, car en expert musicologue, tu savais comment l'accompagner de tous les habits qui permettaient de mieux l'apprécier, au-delà de la simple jouissance auriculaire.
Tu étais un grand homme de communication, un grand journaliste, un expert showman et un authentique africain panafricain. Un vrai black! Et le tout avec un esprit pacifique, doux et empreint d'une approche constructive envers ton prochain.

Tu nous manqueras avec le style de ton langage, un label si particulier et si original, ce même style que tu as laissé indélébile auprès de tous tes fans, à partir de ceux qui ont eu le plaisir de te suivre, dès tes débuts dans les studios de "Radio Popolare", à Milano.
Tu es et tu resteras un motif de fierté et d'orgueil pour nous tous Africains, pour ton pays, le Cameroun, et pour l'Afrique.

Merci au nom de la Diaspora!  
Que le Bon Dieu t'accueille dans sa gloire!

Milton Kwami

Soeur ivoirienne, Présidente de la fraîchement née Association des Africains d’Attigliano, abrégée “3A”.

Il y a six mois, faisait sa sortie l’Association des Africains d’Attigliano (3A). A la présentation officielle, qui s’était tenue dans les locaux de l’église de la ville, étaient intervenus le Président de l’Association, Chantal GnaKouri Dohoun, le frère ivoirien Djédjé Arthur ainsi que les Autorités d’Attigliano. Après une dégustation gratuite de spécialités typiques africaines, la manifestation avait été clôturée par des rythmes et danses africains. Votre journal Afri-Nous a échangé avec Chantal, deux mots sur l’Association «3A» qu’elle préside.

Afri-Nous: Quel est parcours qui a porté à la naissance de l’Association "3A"?

Chantal GnaKouri Dohoun: Notre association est née depuis 6 mois, on a fait notre première sortie, le 17 juillet. Elle est née avec beaucoup de difficultés car ça n’a pas été facile de rassembler les Africains mais, avec la patience et la persuasion, on a réussi. Tout d’abord on n’était pas nombreux mais c’est en tapant même aux portes de nos frères qu’ils ont vu l’importance de se mettre ensemble. Et maintenant, ils répondent présents. Dans tous les cas, on est vraiment au début.

Afri-Nous: "3A" c’est Association des Africains d’Attigliano. Combien de communautés africaines y a-t-il au sein de votre association?

Chantal GnaKouri Dohoun: Il y a une dizaine de communautés africaines qui vivent à Attigliano mais dans l’Association 3A, sont représentées la Côte d’ivoire, Centrafrique, Congo, Ethiopie, Ghana, Nigeria et Togo. La porte est ouverte pour l’adhésion des autres communautés.

Afri-Nous: Qu’est-ce que ça représente  d’être femme, immigrée et présidente de l’association panafricaine d’une ville italienne?

Chantal GnaKouri Dohoun: D’abord c’est pour moi une très grande fierté car ce n’est pas facile pour une femme de recueillir la confiance de toute une communauté africaine, surtout aussi que j’ai été élue avec les voix de beaucoup d’hommes. Donc c’est vraiment une grande dignité pour moi. Je crois que les Africains ont fait mieux de se rassembler, de s’organiser parce que sans l’organisation,  dans un village comme Attigliano, c’est difficile de communiquer et de se rapporter avec les autorités locales et les habitants. Et comme femme, je crois que c’est un lourd fardeau, c’est un défi à relever, à tout moment, avec l’énergie de l’association toute entière. On a tous ensemble le même objectif et on fera tout pour l’atteindre, honorant l’opinion positive, l’estime et la confiance que la communauté attiglianaise met en nous.

Afri-Nous: Quelles sont alors vos relations avec les autorités locales?

Chantal GnaKouri Dohoun: Nous avons un très bon rapport avec eux surtout qu’ils nous qualifient d’immigration de choix parce que les Africains d’Attigliano sont  une communauté qui se comporte très bien. Attigliano est une cité dortoir pour nous, c’est-à-dire que le matin tout le monde sort et on rentre le soir. On essaie de participer aussi aux événements de la cité. On est quand même obligés participer aux activités sur place. Les rapports sont bons et ce sont les autorités elle-mêmes qui nous ont soutenu au départ et nous ont même émis l’idée, nous ont encouragés à nous réunir en association car souvent ils ont des communications à nous transmettre mais ils n’ont pas d’interlocuteur. Ils nous ont beaucoup soutenus et chaque fois qu’on a eu besoin, ils ont répondu présent. A notre inauguration, toute la mairie était représentée et maintenant, chaque fois qu’il y a des manifestations culturelles, nous sommes toujours associés dans les programmes.

Afri-Nous: Quels sont les objectifs primaires de l’Association "3A"?

Chantal GnaKouri Dohoun:D’abord notre objectif primaire, c’était celui d’intermédiaire entre l’Administration attiglianaise et la Communauté africaine. Mais il y a aussi les relations entre nous car, à la base, nous sommes tous des Africains, nous vivons dans une même cité mais on ne se connaît pas, si ce n’est que de vue. «Bonjour! Bonsoir!» à la gare, mais on ne se parlait pas et on ne se fréquentait pas. L’association c’est donc d’abord pour nous permettre de nous connaître et être là quand chacun a besoin, ne pas rester isolé dans un petit village, et  surtout savoir et pouvoir compter les uns sur les autres.
Nous voulons aussi faciliter l’intégration vis-à-vis de la vie attiglianaise et italienne en général. Et ça passe par quoi? Surtout par la langue! Je mets un accent très particulier sur l’apprentissage de la langue italienne, c’est le premier instrument d’intégration ici. C’est ainsi donc qu’on a demandé des professeurs de cours de langue italienne.

Afri-Nous: Quels sont au contraire les objectifs futurs de l’Association "3A"?
Chantal GnaKouri Dohoun: Etant à l’étranger ici , notre objectif c’est aussi  de voir comment aider nos parents que nous laissons en Afrique. La Mairie est disposée et nous a dit qu’il suffit qu’on ait des projets bien concrets pour qu’elle nous donne un coup de main à les réaliser. Il ne faut compter seulement sur l’Administration pour réaliser ce que nous voulons faire chez nous mais comptons d’abord sur nous-mêmes et, eux, ils sont prêts à nous encadrer. Etant également une communauté pleine d’enfants, on a aussi demandé de pouvoir disposer de salles pour les enfants après l’école, puisqu’ils ne fréquentent que le matin. Beaucoup de femmes sont obligées de porter leurs enfants à Rome, toute la journée. On est donc en train de voir avec la Mairie pour pouvoir organiser des  moyens pour s’occuper de ces enfants, en attendant que les mères ne rentrent. Nous sommes une association naissante, nous voyons d’abord nos besoins et on discutera ensuite pour voir comment s’en sortir.


Afri-Nous: Avez-vous déjà organisé des activités à Attigliano?
Chantal GnaKouri Dohoun: Nous avons organise des activités culturelles africaines qui ont recueilli la participation de la population locale. ça a été de bons laboratoires constructifs d’échanges entre nos communautés et la population locale.

Milton Kwami