Africains de la diaspora - Africa Nouvelles

La première fois de l'histoire du Kenya , la diaspora va être autorisée à voter aux élections nationales 2012.

Il s'agit d'une situation rendue possible grâce à une nouvelle constitution votée en août dernier et massivement appuyée par la majorité des Kényans.
Un projet de loi portant sur le Kenyan Citizenship and Immigration Bill a été proposé et sera mis en étude par le Parlement, avant sa promulgation. La nouvelle loi permettra aux Kenyans, y compris les citoyens avec une double nationalité, de se présenter aux élections nationales.


Environ 3 millions de Kenyans vivent à l'étranger. Leur implication dans les affaires du pays s'effectue surtout à travers des mandataires. Ils rapatrient des fonds.

En fait, tout récemment, grâce à l'argent rapatrié, ils se sont distingués parmi les sources de devises étrangères en faveur de l'économie du pays en occupant la 4ème place. L'horticulture, le thé et le tourisme constituent les seuls rivaux.

Ces Kényans de la diaspora ont souffert par le passé de privation du droit de vote, au moment d'exprimer leur opinion sur les questions nationales et durant les élections. Leurs préoccupations refont surface de façon constante, à chacune des visites des délégations gouvernementales dans leurs divers pays de résidence.

Les expatriés, notamment au Pays-Bas, travaillent, étudient ou demandent politique, soit s'établissent pour résider. ée.

"Il s'agit d'une opportunité en or de pouvoir participer aux élections des dirigeants. Cette loi nous accorde une chance de mettre un terme à nos plaintes au sujet de la corruption des autres afin de voter de façon concrète" déclare Faith Ogeto, une Kényane vivant à Newcastle (Australie), est ému(e) et enthousiaste au sujet de l'avancée effectuée.


Cependant, des défis s'annoncent avec la promulgation de cette loi. En effet, seul un système de vote manuel sera mis en place durant les élections de 2012, au lieu d'un système électronique plus efficace. Cette situation constituerait une difficulté pour les votes des expatriés vu que le système manuel est plus complexe et moins aisé à respecter.

D'autres questions se posent quant au moyen disponible aux électeurs de la diaspora de déterminer les forces et les faiblesses des futurs candidats. Le fait est qu'ils seront fort éloignés des affaires quotidiennes du Kenya. En outre, ils dépendront grandement de ce qu'ils verront et suivront sur les médias. Un avis qu'Amina Bakari, Kenyane résidant à Bonn, en Allemagne, ne partage pas :

"A l'intérieur du pays, vos points de vue sont limités. A l'extérieur, nous sommes des électeurs plus avertis en ce sens que nous faisons preuve d'un meilleur jugement et d'un point de vue plus soutenu au sujet des exigences du développement. Certes, il existe cette impression que nous sommes trop peu pour influencer les élections ou laisser une forte impression en ayant une incidence sur le résultat national. Cependant, je pense que notre vote aura de l'impact sur les élections des comtés et de la Haute Chambre".

 

Norbert Ngouma

Enfin la fin de l'apartheid électoral des Camerounais de l'Extérieur.

Les Camerounais résidant à l'étranger peuvent désormais voter lors des élections présidentielles. Une nouvelle loi a été votée par le Parlement et promulguée par le président de la République. C'est une satisfaction globale, mais pour les concernés le gouvernement peut mieux faire.

Jusqu'ici, les Camerounais vivant à l'étranger n'avaient pas le droit de vote. S'ils voulaient voter, ils devaient revenir au Cameroun. Cette situation relève désormais du passé. Après le vote du Parlement, le président Paul Biya a promulgué le 13 juillet une loi accordant le droit de vote aux Camerounais établis ou résidant à l'étranger. Du moins lors des présidentielles et des référendums.

 

Parmi les Camerounais résidant à l'étranger, certains expriment leur soulagement.

"L'apartheid électoral a pris fin au Cameroun. La forteresse du déni de citoyenneté du fait de la résidence est tombée. L'arrivée de la diaspora dans le processus électoral est un acte politique majeur. La légitimé du prochain élu à la présidence de la République en sera fortifiée", se félicite Pierre Mila Assouté.

Même satisfaction chez Macaire Lemdja , qui précise toutefois que c'est "un premier pas timide vers la satisfaction des revendications de cette frange de la communauté nationale", puisque selon lui, cette loi "en appelle d'autres".

Pour d'autre Camerounais de la diaspora, la nouvelle loi a "un goût d'inachevé".

Le CODE (Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques de la Diaspora), un collectif des Camerounais vivant en Europe, émet quelques réserves, craignant que les Camerounais de l'étranger ne puissent voter en octobre prochain, lors de la présidentielle, en raison des délais trop courts.

"Le droit de vote accordé à la diaspora ne pourra pas avoir une traduction matérielle d'ici octobre 2011", indique le CODE. Il sera en effet difficile pour les autorités de réunir toutes les dispositions nécessaires.

Le chef de l'Etat Paul Biya n'a d'ailleurs pas encore signé les textes réglementaires qui, selon la loi, "précisent les modalités d'application de la présente loi".

Autre critique: les Camerounais ayant la double nationalité ne pourront pas voter. En effet, pour bénéficier de divers avantages, bien des Camerounais ont pris la nationalité de leurs pays d'accueil. Or, le Cameroun ne reconnaît pas la double nationalité.

"Les 90% des compatriotes vivant à l'étranger ont la double nationalité. Ce qui les exclut d'office de l'exercice du vote concédé", indique le CODE. D'autres vivent sans papiers. Selon Jean Blaise Gweth, un Camerounais vivant en France, seuls 10 % de ses compatriotes pourront donc jouir de ce nouveau droit.

Par ailleurs, la disposition de la loi selon laquelle "des bureaux de vote sont créés au niveau des représentations diplomatiques et des postes consulaires, sur proposition du gouvernement" suscite également des critiques.

Pour les pourfendeurs de cette disposition, la création de ces bureaux de vote permettra au gouvernement d'avoir la main mise sur le processus mais aussi d'écarter les compatriotes de l'étranger n'ayant pas les moyens de se déplacer pour les ambassades et consulats.

"Certains parmi nous doivent parcourir de longues distances. Je ne vois pas un Camerounais partir de Strasbourg, de la Côte d'Azur pour aller voter à Paris ou à Marseille alors qu'il n'arrive même pas à trouver 10 euros par semaine pour s'acheter à manger", affirme Jean Blaise Gweth, qui craint par ailleurs que certaines personnalités politiques camerounaises ne profitent de la situation précaire de leurs compatriotes pour acheter leurs voix.

 

Non satisfaits, les Camerounais de la diaspora revendiquent aussi "la reconnaissance de la double nationalité par la Constitution ainsi que la possibilité d'élire des députés ou des sénateurs de la diaspora au Parlement et au Sénat camerounais", comme le dit Brice Nitcheu, le président du CODE.

 

C'est lors de sa visite officielle en France en juillet 2009 que le président camerounais Paul Biya s'était engagé à tout mettre en oeuvre pour légiférer le vote des Camerounais de l'étranger et la reconnaissance de la double nationalité.

Norbert Ngouma

 

 

 

Le Président congolais était en Italie où il a notamment rencontré le Pape Benoît XVI, au Vatican, et le Président Giorgio Napolitano, au Quirinal.
A son arrivée, à l'aéroport de Ciampino de Rome, le Président Denis Sassou N'Guesso avait été accueilli par les youyous d'un groupe de compatriotes arborant des tee-shirts soulignant qu'il est «l'Apôtre de la paix». Des mots qui, dans le contexte d'une ville sainte comme Rome, avec une Eglise catholique aux avant-postes de la recherche des solutions de paix dans le monde et surtout en Afrique, ne pouvaient sonner plus «dans le ton».

Le président Denis Sassou N'Guesso a fait une visite au Vatican où il a été solennellement reçu par le pape Benoît XVI, dans la bibliothèque privée du souverain pontife où celui-ci accueille habituellement ses hôtes de marque.
Cordon de gardes suisses, déploiements des gentilshommes de sa Sainteté ouvrant la voie à la délégation présidentielle: une solennité au cordeau et faite pour témoigner des bonnes relations entre le Congo et le Saint-Siège, la visite du président congolais a donné à voir le faste des grands jours, pour un hôte apprécié au Vatican et mis à l'aise par une connaissance parfaite du pape des réalités du Congo.

Sassou a, à son tour, marqué sa grande déférence pour une personnalité de l'Eglise dont il n'a cessé de louer sagesse et clairvoyance sur les questions de l'Afrique et de son développement.

Après une dizaine de minutes d'entretien face à la presse et les membres de la délégation, le Pape et le Président congolais ont gagné  les profondeurs de la bibliothèque pour leur entretien, strictement privé, pour ensuite passer à l'échange des cadeaux.
Pour la circonstance, le président de la République a offert au pape un bas-relief d'une extrême finesse, œuvre de sculpture congolaise. En bois local congolais, ce cadeau original a visiblement émerveillé le souverain pontife qui l'a apprécié, sourire aux lèvres, par un acquiescement répété de la tête alors que les photographes immortalisaient l'événement par un crépitement répété de leurs appareils.

A son tour, le pape a fait don au président de la précieuse «Médaille du Pontificat», sertie de pierres précieuses. Rappelons que chaque pape fait inciser ses armoiries et sa devise sur une œuvre d'art réservée aux hautes personnalités.
Le pape a aussi remis un petit coffret blanc à chacun des officiels congolais, au fur et à mesure que le président les lui présentait: les ministres Firmin Ayessa, Basile Ikwebe, Rodolphe Adada; le Conseiller diplomatique du chef de l'Etat, Lambert Adouki, et les collaborateurs étroits de la présidence ...

Puis le Président Sassou s'est  rendu à la Secrétairerie d'Etat, (la primature du Vatican) pour  des entretiens privés avec deux hommes forts de la diplomatie vaticane: le Secrétaire d'Etat, le Cardinal italien Tarcisio Bertone et son ministre des Affaires étrangères (Secrétaire du Saint Siège pour les rapports avec les Etats), le français Dominique Mamberti.

Il ne serait ressorti aucun contentieux entre l'Eglise catholique et l'Etat congolais, mais a plutôt été question des relations cordiales entre les deux Etats, des activités retenues pour la célébration du Cinquantenaire de l'indépendance et, a ajouté plus tard le président, du clocher de la Basilique Ste-Anne du Congo pour la pose duquel le Congo sollicite l'aide multiforme de l'Eglise.

La visite du président s'est poursuivie en Italie. Il a été l'invité de son homologue italien Giorgio Napolitano, dans le cadre de la célébration de la "Journée de l'Afrique" ponctuée par une soirée, où le Congo est fortement impliqué, étant son ambassadeur à Rome, S.E. Mamadou Dékamo Kamara, le doyen des Ambassadeurs africains en Italie.

La semaine a été fortement à l'enseigne du Congo également, puisque le président Denis Sassou Nguesso a poursuivi sa visite à Milano où il a été l'hôte des autorités municipales et des hommes d'affaires de la capitale économique de l'Italie.


Afri-Nous

Doubles célébrations marquées par une grande participation de la Communauté camerounaise en Italie.

Les Ambassades du Cameroun près le Quirinal et le Saint-Siège ont célébré la Fête nationale et le 50e anniversaire de la Réunification, offrant chacune une réception pour la Communauté camerounaise d'Italie, dans la ville de Rome.


AMBASSADE DU CAMEROUN PRÈS LE QUIRINAL

 

Au lendemain du séjour acclamé de la visite du chef d’Etat Paul Biya au Vatican, la Communauté camerounaise d’Italie a célébré à Rome, la Fête nationale du Cameroun, quelques jours après les festivités officielles marquant la dite solennité au pays, sous le thème: «Armée camerounaise, creuset de l’unité nationale, socle des institutions stables et démocratiques, garante du développement socio économique».

Une fête de l'indépendance pas comme ailleurs et pas comme les autres, grâce à un double événement offert à ses hôtes et invités par l’Ambassadeur permanent de la République du Cameroun près le Quirinal, Son Excellence Monsieur Dominique et Mme Patience Awono Essama, qui ont célébré la 39ème fête nationale du Cameroun et le cinquantenaire de la Réunification nationale.

L'Ambassadeur du Cameroun près le Quirinal, en Italie a convié ses compatriotes, au prestigieux Hôtel Crowne Plaza de Rome, de 19h à 21h.
Aidée par une météo clémente et le retour  du beau temps estival dans la ville éternelle, la solennelle célébration a vu la participation de plus de 300 invités, parmi lesquels: les Consuls honoraires du Cameroun à Firenze et Trieste, respectivement Leurs Excellences M. Morelli Ildo et M. Massimiliano Fabian, plusieurs personnalités italiennes, les membres du Corps diplomatique, les Institutions des Nations Unies ainsi que de nombreux travailleurs et étudiants Camerounais, venus en masse de toute l'Italie, notamment: Firenze, Trieste, Parma et Perugia.

Un super buffet gastronomique de spécialités variées du pays, bien garni, a été très apprécié par les palais des membres de la Diaspora camerounaise présents et de tous les autres invités, qui ont, une fois de plus, eu l’agréable occasion de déguster des plats et des mets de toutes les régions du Cameroun, arrosés d'un choix de bons vins; le tout adouci par des gâteaux décorés aux couleurs du pays.
Les poissons frits, le "ndolè", le poulet braisé, le bâton de manioc, sans oublier tous les accompagnements typiques, ont satisfait les appétits de la foule, qui a pu, aider sa digestion en jouant des jambes et des hanches aux rythmes irrésistibles  de la musique camerounaise ("bikutsi", "makossa", "assiko") et autres.

Un pari réussi, grâce au dynamisme de l’ambassadeur et son personnel.
«L’organisation et les préparatifs de cet événement ont été réalisé sous la coordination de l’ambassadeur, qui a assigné des taches spécifiques aux diplomates»  a dit Mr Médi Moungui, le 2ème Conseiller.

L’un des temps forts a été le mot de l’ambassadeur, aux fils et aux amis du Cameroun, en face du gâteau d’anniversaire confectionné aux couleurs du drapeau Camerounais.
«Le Cameroun reste et demeure votre pays et si pour un certain notre de raison nous nous sommes éloignés de la maire patrie, nous restons attachés à cette mère-patrie par le cordon ombilical, qui s’appelle le patriotisme qui nous rassemble ici ce soir»: un message qui a provoqué des applaudissements nourris.

Il ensuite convié son Collègue du Saint Siège, Son Excellence M. Antoine Zanga à couper le gâteau. Un grand repas de l’amitié, qui s’est achevé dans la joie, la gaieté e la bonne humeur, dans l’espoir d’être présents l’année prochaine.



AMBASSADE DU CAMEROUN PRÈS LE SAINT-SIÈGE

 

Au lendemain du passage remarqué du chef d’Etat Paul Biya, venu pour la cérémonie de Béatification du Pape Jean Paul II et un jour après la double fête organisée par l’ambassadeur du Cameroun près le Quirinal, la petite communauté camerounaise du Saint Siège a, elle aussi, célébré à sa manière la 39ème fête nationale du pays.

L’Ambassadeur du Cameroun près le Saint-Siège et l’Ordre Souverain de Malte, Son Excellence M. Antoine Zanga et Mme Célestine Zanga ont convié la Diaspora camerounaise vaticaniste, les amis du Cameroun, les autorités du Vatican et les membres du corps diplomatique au Saint Siège, à une réception, le 24 mai dernier à l’Hôtel villa Carpegna, au centre de Rome.

L’ambassade du Cameroun auprès du Vatican en est à sa troisième organisation.
Chaque année est une nouvelle expérience et, pour cette 39ème fête nationale, les choses ont été vues en grand par l’Ambassadeur qui a souligné: «Nous avons fait appel à la diaspora camerounaise: les religieux et les média, et le personnel de l’ambassade».
C'est donc fort du soutien des compatriotes, et sous la supervision de l’Ambassadeur, que la Communauté camerounaise vaticaniste a célébré avec fierté le 20 mai. Au programme de la soirée, un buffet de spécialités variées du pays, bien fourni et accompagnés de quelques menus italiens.

Plus de 300 invités, qui, tout comme ça a été le cas de la fête organisée la veille par l'Ambassade du Cameroun près le Quirinal, ont été gâtés par un banquet gastronomique "100% made in Cameroun" qui a reproposé la panoplie culinaire des spécialités des diverses régions du pays, sur lesquelles, encore une fois, le bon vin n'a pas manqué de couler à flots tandis que les pieds ont là encore trépidé sur la colonne sonore des rythmes typiques nationaux: du "bikutsi" au "makossa" en passant par l'"assiko"  et autres.

L’Ambassadeur du Bénin près le Saint Siège a parlé d’un moment exceptionnel:  «C’est un moment de joie. Comme africain, je suis à l’aise avec mes frères du Cameroun, on est dans l’ambiance africaine, la nourriture et la musique sont africains».

Sur le même diapason, s'est également exprimée Mme Ankolo Suzanne, Agent comptable à l'Université de Yaoundé, de passage à Rome Un moment unique «C'est une fête formidable, différente de l’organisation au pays: pas de défilé, mais seulement une réception pour tous les Camerounais et leurs amis. ça fait chaud au cœur de revoir les vieille connaissances, voir des compatriotes à l’aise dans un pays étranger» a-t-elle chaleureusement déclaré.

La célébration s'est conclue dans la joie, la gaieté et la bonne humeur des participants qui se sont séparés en se promettant de renouveler, l’année prochaine, ce qui est devenue, depuis maintenant trois ans, une véritable tradition.


Flavie Ngah

Accueil chaleureux et distingué de la Diaspora camerounaise au Président Paul Biya, venu en Italie, pour la fête de béatification du Pape Jean-Paul II.
En groupe organisé, les Camerounais de Rome / Lazio ont réservé un accueil chaleureux et distingué au Président Paul Biya, durant sa visite à la béatification du Pape Jean Paul II. Quoiqu’elle fût non officielle, la Diaspora camerounaise Romaine a tenu à manifester au Chef d’Etat camerounais, par sa présence massive, son soutien total face à sa politique tant intérieure qu’extérieure.

 

Pancartes à la carte!

A travers des pancartes, on pouvait lire différents messages dans diverses langues, des déclarations d’appui aux prochaines élections présidentielles, comme par exemple: «La diaspora camerounaise avec Paul Biya pour 2011», le regard sur un séjour paisible au couple président «La famille Béti be nanga vous souhaite un bon séjour dans la cité Eternelle» et la pensée de l’association Camerounaise Bassa Ni MPO’O (ASCABAM) de gratuité «Bienvenue et merci!».
La première dame n’a pas été oubliée, elle a été aussi l’objet d’attention de la diaspora féminine: «Maman Chantal Biya, les femmes de la diaspora Camerounaise à Rome vous souhaitent la bienvenue».

 

Costumes et coutumes!

Le style de tenue adoptée était remarquable avec les costumes traditionnelles aux couleurs ethniques, les chants et les danses culturelles qui rappellent l’ambiance de fête au pays.
Un vrai moment de joie et d’unité nationale au-delà des attentes, ce qui démontre l’importance et l’impact que la Diaspora a accordés à cette visite non officielle du couple présidentiel à la béatification du Pape Jean-Paul II. 
C'est également un signal d’encouragement et de tranquillité au président de la République, vu le climat actuel de contestation qui secoue certains Pays africains.
Les Camerounais mobilisés ainsi ont communiqué l’intérêt et le regard pour le Cameroun. Trois jours de visite qui ont laissé dans la mémoire, des images fortes, signes du pacifisme camerounais, un des mot d’ordre du Président Paul Biya, tant apprécié de tous.

 

Un accueil Sans écueil!

Parti de Yaoundé le 29 avril pour prendre part le 1er mai, à la cérémonie de béatification du Pape Jean Paul II, le chef de l’Etat a été accueilli au bas de la passerelle, le samedi 30 avril en fin de journée, à l’aéroport militaire de Pratica di Mare, à Rome, par Mgr Jean-Pierre Briard de la préfecture de la Maison pontificale et les Ambassadeurs du Cameroun près le Saint-Siège et le Quirinal, respectivement Leurs Excellences Messieurs Antoine Zanga et Dominique Awono Essama.
Le cortège présidentiel est ensuite arrivé à l'Hôtel Rome Cavalieri, au quartier Tomba di Neurone, à la périphérie de Rome.
Arborant tantôt le drapeau national tricolore tantôt le pagne du parti au pouvoir, le RDPC (Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais), la Communauté Camerounaise est présente massivement  pour ovationner le chef d’Etat.

 

L'Afrique à la Basilique!

Le Président de la République et son épouse étaient parmi les pays africains représentés, sur le plan protocolaire, le 1er mai dernier à Rome, pour la béatification de Jean-Paul II.
Un événement planétaire qui a mobilisé le monde entier, des plus grandes figures de la scène internationale, aux simples pèlerins des cinq continents.
Une représentation pleinement justifiée, Jean Paul II a visité deux fois le Cameroun (en 1985 et 1995), a su apprécier l'esprit pacifique de ce pays africain, varié géographiquement, divers dans sa population, multiple dans ses confessions religieuses et, somme toute, en paix avec lui-même et avec les autres pays.
Dimanche matin, le couple présidentiel est arrivé à la place Saint Pierre vers 9h30, accompagné de délégation camerounaise. Sous les tentes attenantes ont également pris place plusieurs dignitaires de ce monde dont une dizaine de chefs d'Etat ou de gouvernement.

 

Hommage à un Sage!

A l’issue de la messe de béatification, à la suite du Saint Père Benoît XVI, le chef d’Etat Camerounais, accompagné de la première dame vont se recueillir en silence dans la basilique st pierre devant le cercueil du béatifié Jean Paul II, retiré depuis deux jours des grottes du Vatican, un moment de vive émotion.
En quittant la place Saint-pierre, le chef d’Etat s’est brièvement entretenu avec plusieurs figures politiques.
Il a notamment eu des interlocutions avec le président Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville, François Fillon, premier ministre et Alain Juppé, ministre des affaires étrangères de la France, les cardinaux Mgr. Christian Tumi et Mgr. Laurent Monsengwo.

 

Les audiences de la Présidence

Avant son départ de l’Italie, le chef d’Etat a accordé des audiences. Il a reçu le professeur Vittorio Collizi, Directeur scientifique du "Centre International de Référence Chantal Biya" et la Communauté religieuse Sant’ Egidio, active dans la lutte à la pauvreté.
La Première dame, également sollicitée, a, elle, concédé une audience à une délégation des Sœurs du "Cameroun Religious Group" (CRG), et au nom du chef d’Etat, un groupe des membres du CRG a été reçu par M. Martin Eboutou, le Directeur du Cabinet Civil de la présidence de la République.

C'est en fin d’après midi que le couple présidentiel, au terme d'un bain de foule chaleureusement applaudi, a quitté l’hôtel pour l’aéroport.

 

Flavie Ngah

Steve Emejuru est un des plus influents promo-acteurs de l’interculturalité, opérant en Italie.

L'Association "ORLU Senatorial Zone Cultural Association of Nigeria - Rome Lazio" a fêté, à Rome, l’édition 2010 du "Iri Ji Ohuru Festival" (Fête de l’Igname). Outre la grande participation de la communauté nigériane et de nombreux amis africains et italiens, cette manifestation traditionnelle a aussi été marquée par la première grande sortie du nouveau président, Dr Steve Emejuru, élu pour trois ans. et qui a, à telle occasion, échangé deux mots avec votre journal Afri-Nous, sur l’Association et le sens de la célébration du "Iri Ji Ohuru Festival".

Afri-Nous: Qu’est-ce que ça signifie au juste ORLU?

Dr Steve Emejuru: Notre terre mère ORLU est un acronyme réunissant nos quatre clans: Orlu, Oru, Nkalu et Isu. Les colonisateurs adoptèrent ce nom avant l’indépendance du Nigeria pour permettre au Chef de district de gouverner cette région du Nigeria Est. Orlu acquit un grand intérêt pour les Européens. L’éducation étant la clé du succès, plusieurs écoles furent créées à Orlu.

Afri-Nous: Quelle est la place qu’occupe  ORLU au Nigeria?

Dr Steve Emejuru: L’histoire du Nigeria, et notamment celle des Igbos, n’est pas complète sans mentionner certains fils illustres d’Orlu. Nous sommes fiers que l’architecte de la renaissance de la culture et tradition Igbo soit un fils d’Orlu: Mazi Mbonu Ojike. Ce nationaliste a revitalisé et promu l’identité Igbo. Rare combinaison d’homme politique et à la fois de culture, son dévouement envers la culture Igbo a même porté les Européens à manger notre nourriture avec les mains. Il avait la cohérence de vivre comme il prêchait. Il fut le premier ministre des Finances de l’alors Région orientale du Nigeria. On peut citer aussi Eze F. N. Ezerioha II, premier Chef de la Cour des Chefs de la Région Orientale, Honorable Dr. K. O. Mbadiwe, Dr. Sir B. U. Nzeribe, Chef A. C. Nwapa, Honorable Dr. E. E. Emezie, Chef E. O. Ifezuo, Honorable Chef F. A. Nzeribe, Chef Rochars Okorocha. ORLU a aussi eu un gros impact sur l’éducation.

Afri-Nous: Quel est le sens de la célébration de la Fête de l’Igname?

Dr Steve Emejuru: On sait que la culture et la tradition forment la structure fondamentale de la réalisation de chacun. La célébration de la Fête de l’igname est un évènement solennel qui a une place spéciale dans la Bible, notamment dans:
Exode 23: 14-17, où Dieu dicte la loi des trois fêtes annuelles devant être célébrées en son honneur;
Matthieu 5: 17, où Jésus dit qu’il est venu non pour abolir la loi ou les prophètes, mais pour accomplir.
C’est quelque chose qu’a d’ailleurs confirmé le Cardinal Francis Arinze, dans sa contribution à un livre intitulé «La langue et la culture Igbo». Le prélat nigérian a en effet affirmé que les Igbos sont traditionnellement un peuple religieux.
Il a également déclaré son appréciation sur le fait que les célébrations de diverses occasions telles que les naissances, les mariages, la construction d’une nouvelle maison, la consommation des premiers fruits, le respect des arbres, l’inauguration de lieux, et la nomination des places des villages et autres encore, soient liées aux esprits et aux ancêtres.

Milton Kwami

Les Africains de la Diaspora pleurent un des membres les plus représentatifs de la communauté camerounaise et africaine  en Italie.
Il y a près de 4 mois, notre frère camerounais Bernard Ledoux nous a quittés, le jeudi 23 juin 2011, aux premières heures du jour, pour être inhumé le samedi 25, le jour même de l'inauguration d'un grand évenement de promotion de la culture africaine dont il était, depuis Radio Popolare de Milano, un des pionniers et plus valables et assidus promoteurs en Italie.


La nouvelle a été improviste et elle a choqué tout le monde: les frères camerounais et africains, tout comme ses nombreux amis italiens. Nous nous resserrons tous autour de la douleur de sa famille et de ses proches qui ne méritaient pas d'être privés de si tôt de l'affection de ce jeune dynamique africain, dont le parcours, a marqué l'histoire de la Diaspora africaine en Italie. 

Bernard  Ledoux! La première question que je me suis posée est: "Pourquoi es-tu parti si vite et ainsi à l'improviste?"
Car pour nous, tu avais encore beaucoup à réaliser sur cette terre, avec tout le dynamisme positif que nous t'avons  tous connu.

C'était un bon moment de réalisation pour toi. Nous le sentions tous, Surtout avec tous les projets qu'après tant de dévotion et de préparation, tu étais sur le point de faire démarrer. Mais ça se voit que Dieu en a décidé ainsi.
Ton optimisme nous manquera, cet optimisme qui sortait de ton cylindre des tas de beaux projets, l'un plus valable que l'autre. Tu es un patrimoine intarissable pour la diffusion de la culture africaine en Italie.

Faisant connaître les premières notes de la musique africaine sur les ondes des radios, tu as donné une contribution gigantesque à sa promotion et à sa vulgarisation, non seulement auprès des Italiens (qui ont ainsi eu l'occasion de la découvrir, apprécier, adopter et même imiter et jouer) mais aussi auprès de tous tes frères africains qui (à part le bain nostalgique dans les atmosphères laissées au pays) ont aussi eu un instrument d'orgueil à pouvoir afficher face à la culture du pays qui nous a accueillis.

Tu as fait connaître en Italie la musique africaine, la vraie musique africaine, car en expert musicologue, tu savais comment l'accompagner de tous les habits qui permettaient de mieux l'apprécier, au-delà de la simple jouissance auriculaire.
Tu étais un grand homme de communication, un grand journaliste, un expert showman et un authentique africain panafricain. Un vrai black! Et le tout avec un esprit pacifique, doux et empreint d'une approche constructive envers ton prochain.

Tu nous manqueras avec le style de ton langage, un label si particulier et si original, ce même style que tu as laissé indélébile auprès de tous tes fans, à partir de ceux qui ont eu le plaisir de te suivre, dès tes débuts dans les studios de "Radio Popolare", à Milano.
Tu es et tu resteras un motif de fierté et d'orgueil pour nous tous Africains, pour ton pays, le Cameroun, et pour l'Afrique.

Merci au nom de la Diaspora!  
Que le Bon Dieu t'accueille dans sa gloire!

Milton Kwami