Africains de la diaspora - Africa Nouvelles

Procès à suivre!

Après 7 ans d’instruction, le procès sur le meurtre de l’Ivoirien Firmin MAHE a débuté à la Cour d’Assise de Paris, du 27 novembre au 07 décembre 2012. Agé de 29 ans, le jeune Ivoirien, Firmin MAHE est tué en 2005, dans des conditions atroces. Mort  étouffé dans un blindé de l’armée française, par des militaires français de l’Opération Licorne basée dans la région de Bangolo, sur le territoire ivoirien. L’avocat des parties civiles, Maître Fabien NDOUMOU nous parle dans un entretien, de ce grand  procès. Une affaire qui a indigné l’opinion publique française.

altFN:  Comment avez-vous préparé ce procès?
Me F. Ndoumou: Depuis le premier jour où j’ai été désigné par les membres de la famille de la victime, j’avais droit à la demande des copies des acte. Je pouvais demander au juge d’instruire un aspect de l’affaire. Je pouvais également communiqué les documents pouvant servir à la manifestation de la vérité.

FN:  Est-ce que les membres de la famille de Firmin MAHE vont assister au procès?
Me F. Ndoumou: Neuf membres de la famille de MAHE sont convoqués. Il y a un mineur de 8 ans, fils du défunt, qui avait 1 an à l’époque des faits. En outre, la mère de ce dernier en tant que civilement responsable. A ceux-ci s’ajoutent la compagne du défunt Edith, témoins oculaires des faits.

FN:  Comment est-ce que la famille s’est organisée pour être présente aux assises?
Me F. Ndoumou: la France a décidé de prendre en charge le transport des dix personnes convoquées, ainsi que leur séjour dans le territoire français durant les assises. Actuellement, la famille est confrontée à l’établissement des passeports biométriques.

FN: Et qu'a fait la France par rapport aux difficultés pour l’obtention de leurs  passeports?
Me F. Ndoumou: Le passeport est un document national. Il ne faut pas trop demander à ce pays.

FN:  Et les autorités ivoiriennes?
Me Fabien Ndoumou: J’ai pris contact avec l’Ambassadeur et le Consul Général de la Cote d’Ivoire en France. J’ai déjà eu deux séances de travail avec le dernier. J’ai été renvoyé auprès de la Directrice d’Exploitation de la SNEDAI. Actuellement rien de concret n’a été arrêté. Je profite de cet entretien pour lancer un cri de cœur au gouvernement ivoirien, en particulier à M. Alassane OUATTARA, Président de la Côte d’Ivoire, afin qu’il pèse de tout son poids pour permettre à la famille du défunt d’assister au procès.

FN:  Qu’est-ce la famille attend de ce procès?
Me Fabien Ndoumou:  La réhabilitation du père, frère, fils, oncle et concubin , de toutes les insanités qui ont été dites sur lui.

Flavie NGAH - Journaliste (Rome / Italie)

Un exemple pour la communauté!

Le frère Abdou Ndao, en Italie depuis 2005, est un des membres influents des Sénégalais de la Province de Brescia. Et ce, non seulement de par son éclectisme mais aussi par son esprit d'initiative et de dévouement, qui l'a porté à se mettre au service de sa communauté, dans divers secteurs d'activité, toutes pleinement  appréciées par ses confrères.

En effet, Abdou Ndao, outre à avoir été élu Président de l'Association des Sénégalais de Brescia et Province (ASBP), est également le créateur et animateur d'une émission radiophonique "Kaddu Modu Modu" très suivie et populaire, ainsi que l'organisateur du concours de beauté "Miss Sénégal en Italie", dont la première reine fut une certaine... Bruna Ndiaye!

Abdou Ndao a bien voulu accorder à votre journal Africa Nouvelles, cette interview qui brosse son parcours en Italie, au service de sa communauté.

Africa Nouvelles: En tant que nouveau Président, vous venez de faire votre première journée culturelle. Comment ça a été? Pouvez-vous nous faire le bilan et nous parler un peu de votre association, de ses activités, etc.

Abdou Ndao: J'ai été porté à la tête de l'ASBP le 27 mars 2011 et le 1er mai 2011 nous avons participé à la manifestation de la Fête du travail; ensuite nous avons organisé au mois de juillet le tournoi "Peinda Kebe" qui réunit chaque année 8 équipes de football.

Oui cette année, nous avons célébré la Fête de l'indépendance, le 14 avril 2012, avec deux conférences le matin, nous avons aussi décerné le prix de l'excellence à trois enfants qui ont eu de très bons résultats scolaires et nous avons aussi rendu hommage aux anciens présidents de notre Association. Il y avait un match de football qui opposait Brescia à Bergamo et, le soir, les femmes avaient l'honneur en organisant un grand "Taneber".

Il faut noter que l'Association des Sénégalais de Bergamo ( AssosB) etait le parrain de notre journée culturelle et il y avait la présence effective du nouveau Consul général Elhadji Matar Kouyate, accompagné du Vice-consul Mr Ngouda Kane, de Mme Wade qui a introduit la 2eme conférence, sur le thème: "Problèmes de nos familles: quelles solutions pour sauver nos enfants". En résumé, cette journée a été un grand moment de rencontre, de réflexion, de sensibilisation bref de communion.

 

Africa Nouvelles: Depuis l'arrivée de votre nouvelle équipe à la tête de l'Association des Sénégalais de Brescia, c'est un grand changement que voyons. Pourquoi un tel changement et quel est votre objectif majeur?

Abdou Ndao: Je ne cesse jamais de remercier les anciens parce que Brescia est la première cité où des Sénégalais ont créé une Association; c'était en 1990. Ensuite cette association a connu une grande léthargie. En 2009, nous avons décidé de reprendre les choses en main, en mettant d'abord sur pied un comité de normalisation pendant 8 mois, pour sensibiliser encore les Sénégalais de Brescia et chercher surtout les personnes et les ressources capables d'animer une association.

Et je rends grâce à Dieu, depuis que j'ai été élu président avec mon équipe, nous gérons tous les problèmes courants: des passeports, permis de séjour, etc. Vous savez que Brescia regorge la plus forte communauté Sénégalaise, le Questore nous a informés, il y a un an, que nous sommes 12.000 Sénégalais réguliers dans la province. Mon objectif est de faire cotiser un euro par mois à tout ce nombre; cela fera 12.000 euros chaque mois et donc 144.000 euros chaque année, combien ça fera en 2 ans et imaginez ce qu'on pourra faire avec cette somme.

 

Africa Nouvelles: A Brescia, ça a toujours été dur de réunir les Sénégalais, comment y êtes-vous parvenus?

Abdou Ndao: Oui Brescia est une ville très compliquée à manager parce que d'abord, nous sommes nombreux et ensuite il y a toutes les sensibilités: Association des Sérères ou des Toucouleurs, des Narrou kadior, Dahira Tidiane, Mourides, Layènes; bref Brescia, c'est le Sénégal en miniature. Moi, je ne cherche pas l'unanimité, je sais qu'ils ne croient en toi que quand tu leur règles leurs problèmes et tout le bureau de l'Association est conscient de ça.

 

Africa Nouvelles: Nous savons que vous dirigez en même temps une radio (Kaddu Modu Modu) à Brescia. Est-ce facile de gérer les deux choses?

Abdou Ndao: Oui, moi j'ai une agence de communication et artistique "Xelmi Head-Office" qui organise Miss Sénégal en Italie. Nous gérons aussi un site internet d'informations générales "xelmi.org" et nous avons une émission hebdomadaire (Kaddu Modou Modou). Vous avez raison l'émission est très écoutée en Italie et même au Sénégal; pour preuve, nous avons reçu 8 candidats sur les 14 qui étaient au premier tour des présidentielles 2012: le président élu Macky Sall, Bamba Dieye, Tanor Dieng, Aminata Tal, bref beaucoup de personnalités qui viennent en Italie passent dans nos studios. Au fond, ce n'est pas compliqué de gérer les deux choses parce que nous sommes aussi une équipe bien organisée dans Xelmi Head-Office.

 

Africa Nouvelles: Cette radio fait actuellement la fierté de tous les sénégalais d'Italie, comment être vous parvenu à arriver là. Quels sont les difficultés que vous avez rencontré en chemin?

Abdou Ndao: Moi j'ai un diplôme en administration générale et gestion de l'industrie musicale option Management et Communication à l'IESIM (Institut d'Etudes Supérieures en Industrie Musicale) à Paris; ce qui fait que quand je suis arrivé en Italie, j'ai d'abord travaillé comme réalisateur de "Black Emotion" à RTB; ensuite j'ai créé mon site internet, j'ai conçu mon émission et je suis allé la proposer à une radio de la place qui l' a acceptée, et ca fait 2 ans que nous menons cette émission.

La seule difficulté rencontrée est d'ordre commerciale: les "Modou Modou" qui tiennent des activités ici en Italie n'ont pas encore la culture de faire de la publicité, mais je crois ça viendra.

 

Africa Nouvelles: Quels genres de programmes développez-vous à la radio?

Abdou Ndao: "Kaddu Modu Modu" est une émission politique et culturelle et, chaque samedi, nous recevons une personnalité ou un artiste avec qui nous discutons pendant 1h30 sur la situation politico-économique de l'Italie comme du Sénégal.

 

Africa Nouvelles: Etes-vous seul ou bien travaillez-vous avec d'autres confrères?

Abdou Ndao: Nous sommes une rédaction de 7 personnes tous membres de Xelmi Head-office, avec un coordinateur général, Seydina, qui gère bien le planning.

 

Africa Nouvelles: Vous organisez aussi Miss Sénégal en Italie pouvez-vous illustrer comment ca se passe?

Abdou Ndao: Cette année, on organisera la 3eme édition, le 23 juin, à Brescia. Vous savez que la première édition était organisée en juin 2010 et la couronne fut remportée par Bruna Ndiaye (qui a d'ailleurs ensuite consacrée au titre de "Miss Muretto" ndlr). En 2011, Maguette Diagne a décroché le sceptre avant d'aller représenter l'Italie à l'élection de Miss Sénégal à Dakar. Cette année, nous comptons porter très haut la barre, d'abord en changeant de salle et d'horaire; nous allons l'organiser dans une grande et très jolie salle de Brescia, entre 19h et 01h du matin. Nous allons vous faire parvenir le dossier de presse, avant la fin du mois de mai.

Mais tout avant, je tiens à vous remercier, Sister Ndèye Fatou, car vous faites aussi la fierté de la communauté.

Ndèye Fatou Seck

 

 

Défini l'Obama de Pirano, le frère ghanéen Peter Bossman est le premier Maire noir en Slovénie.

La Slovénie a son premier maire noir. En Effet, le frère ghaneen Peter Bossman, médecin de 54 ans, est devenu maire de la ville côtière de Pirano. Il est membre du Parti Social-démocratie, principal parti de la majorité gouvernementale de centre-gauche.

Peter Bossman Pierre, qui s'était présenté aux élections municipales de la Ville de Pirano (port de la Slovénie sur la Mer Adriatique) dans les rangs des Sociaux-Démocrates, avait battu au second tour le maire sortant, candidat du Centre-droite.
Pays comptant un peu plus de 2 millions d'habitants, la Slovénie a déclaré son indépendance de la Yougoslavie en 1991 et, depuis 2004, elle est actuellement le seul ex-Etat yougoslave à etre membre de l'Union Européenne.
Peter Bossman est né au Ghana mais a commencé, il ya 33 ans, à étudier médecine en Slovénie.
Il aurait du rentrer chez lui après les études, mais il a changé d'avis après être tombé amoureux d'une étudiante croate, qui est aujourd'hui son épouse et mère de ses deux filles.
Notre frère docteur a ensuite commencé à travailler comme médecin pour les touristes.
Il déclare n’avoir jamais été victime de discrimination. Dans un premier temps, les gens le trouvaient étrange, peut-être, mais après ils n'ont plus regardé sa peau. Les médias slovènes l'ont appelé l'«Obama de Pirano», maïs il trouve ça plutot exagéré, même si c’est une belle chose.

«Ma victoire électorale démontre un haut niveau de démocratie en Slovénie», a souligné notre frère Peter Bossman.
Environ 12% des personnes qui vivent en Slovénie, sont nées à l’étranger. Seulement une petite partie d’entre eux provient de l’Afrique.

La Suède... persuade! 

Nyamko Sabuni, née à Bujumbura au Burundi, est une femme politique suédoise. Elle est ministre de l'Intégration et de l'Égalité des genres (également responsable de la Démocratie, de la Jeunesse, des Grandes villes et de la Consommation) de la Suède, depuis fin 2006. D'origine congolaise, elle est la première personnalité noire à accéder à un poste d'une telle importance dans ce pays.

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Pour Nyamko Sabuni, plus on permettra aux femmes et aux hommes de concilier une carrière avec une vie de famille, plus les femmes auront de facilités à accepter des postes de direction ou à s’en voir proposer.

Pouvez-vous parler un peu de vous?

Nyamko Sabuni: Je m’appelle Nyamko Sabuni. Je suis née en exil au Burundi. Je suis en fait d’origine congolaise, mes parents viennent du Congo. Je suis arrivée en Suède en 1981, à l’âge de 12 ans. J’ai eu la chance de grandir entourée d’enfants suédois, ce qui m’a permis d’apprendre à parler couramment le suédois et de m’intégrer plus facilement, et probablement aussi de réussir dans ce pays. Aujourd’hui, je suis mariée et j’ai deux petits garçons, des jumeaux de 6 ans.

Avez-vous rencontré des obstacles dans votre carrière politique parce que vous étiez une femme? Si oui, lesquels? 

Nyamko Sabuni: Non, aucun obstacle proprement dit, mais bien sûr, ce n’est pas évident pour une femme de mener une carrière quand on est supposée tenir une maison et s’occuper des enfants, et qui plus est, d’être à la hauteur, et même probablement meilleure qu’un homme pour attirer l’attention. Ce type d’obstacles existe pour bon nombre d’entre nous, si ce n’est pour nous toutes. En outre, la concurrence est rude, mais c’est vrai pour tout le monde et chacun fait de son mieux.

Y a-t-il des obstacles particuliers qui selon vous empêchent les femmes de devenir des leaders politiques?

Nyamko Sabuni: Non, pas nécessairement. Cependant, s’il y a un obstacle, c’est que les femmes ne peuvent concilier une vie de famille avec une carrière, et c’est là que la politique peut être utile. Plus on permettra aux femmes et aux hommes de concilier une carrière avec une vie de famille, plus les femmes auront de facilités à accepter des postes de direction ou à s’en voir proposer.

La Suède est l’un des pays les plus égalitaires du monde. Quelle vous semble être la priorité quand il s’agit d’œuvrer à l’égalité en Suède?

Nous sommes peut-être à la pointe en matière d’égalité des sexes, mais il y a beaucoup à faire en ce qui concerne le marché de l’emploi, la politique de la famille et le monde de l’entreprise. Cela étant, pour moi, le principal problème en matière d’égalité des sexes, demeure celui de la violence des hommes envers les femmes.C’est un droit fondamental dans la société que de pouvoir préserver son intégrité et d’être à l’abri de la violence physique. C’est avant tout une question de droits de l’homme. La lutte contre la violence faite aux femmes est donc une question prioritaire.

Quel conseil donneriez-vous aux femmes qui exercent des responsabilités politiques ou aspirent à de telles responsabilités pour réussir leur carrière?

Nyamko Sabuni: Je leur conseillerais de choisir le bon partenaire, quelqu’un qui puisse les aider à s’épanouir et qui soit prêt à assumer à égalité la responsabilité des enfants et du domicile familial. Je leur dirais: «N’ayez pas peur, croyez en vous, et surtout, entourez-vous d’amis mixtes», j’entends par là qu’il est important d’avoir aussi des amis hommes. Aujourd’hui, il existe divers types de réseaux dont les femmes sont exclues. Il faut donc qu’elles1 essayent de lier des amitiés avec des hommes et d’intégrer ces réseaux. Je suis certaine que les hommes sont tout aussi disposés à choisir une femme qu’un homme.

iKNOW Politics
 

Chef... d'oeuvres!

Des bidonvilles de Casablanca aux chefs-d'œuvres créés avec des fruits, à Rieti. "Alitaliya.net", le site arabophone de notre groupe éditorial "Stranieri in Italia" a recueilli les propos d'Azeddine El Hachemy, qui raconte le fascinant parcours qui l'a porté du Maroc vers l'Italie, où il a pu, grâce à son courage et sa tenacité, réaliser en toute honnêteté son rêve de vie, sans nullement se laisser tenter par les raccourcis de la délinquance facile.

Azeddine El Hachemy est né à Casablanca. Il a 36 ans dont 15 passés en Italie. Il y est arrivé comme passager clandestin, après un voyage aventureux en bateau, en train et à pied. Il est actuellement chef cuisinier.

L'histoire d'Azeddine El Hachemy est fascinante, comme celles de tant d'autres immigrés partis à l'aventure, le coeur plein d'espoirs et de rêves.

«Quand je suis arrivé je n'avais sur moi que de l'eau et quelques biscuits, mais aussi l'espoir et le désir de devenir quelqu'un,  "Dans mon petit coin, en fait, après de nombreuses années de dur labeur, j'ai réussi à devenir un chef».  Aujourd'hui Azeddine travaille dans un restaurant de Rieti. La passion pour la cuisine est née en lui, depuis son enfance.

«Je cuisinais pour mes amis pour me payer les excursions à la mer», raconte Azeddine qui cependant, ces dernières années, a développé une habileté extraordinaire dans la décoration de fruits et légumes. Parmi ses nombreuses créations, il y a une pastèque transformée en un visage de femme marocaine avec le voile traditionnel, fruit de son désir de pouvoir, à sa manière, «honorer mon pays d'origine, qui demeure une partie importante de moi».

Et Azeddine de retarcer sa vie: «Mon voyage était dans mon destin. Quand j'étais gosse, ma grand-mère me disait que ma place était loin du Maroc. J'ai quatre sœurs et un frère, nous habitions dans une baraque. Je voyais mon père tous les 6 mois car il était dans l'armée. Je me sentais presque comme un fardeau. Je descendais au port pour aider les pêcheurs et gagner 2 euros par jour. Je ne voyais aucun futur pour moi mais les paroles de mon ami Hamid ont fait naitre en moi le désir de m'en aller. Mais chaque fois que j'étais sur le point de partir, je pensais à ma mère et le fort lien que j'avais avec elle me freinait. Ça a été ainsi jusqu'à un samedi de Mars 1996. Je vendais des cigarettes devant le port, Hamid est venu et m'a dit que, ce soir-là, serait parti pour l'Espagne un navire appelé "Fès". Nous nous sommes embarqués en cachette, enfermés dans container pendant 15 heures. Puis nous sommes descendus dans un camion qui allait vers Malaga.

Mais le voyage se termine mal, Azeddine est arrêté par la police espagnole, enfermé dans un centre d'accueil et réexpédié au Maroc.

«Mais j'avais vu l'Europe pour la première fois et ça m'a follement plu», dit Azeddine qui, en effet, un an après, tente à nouveau la traversée, cette fois sur un navire en partance pour Marseille: «Caché sous des sacs de pommes de terre, nous avions avec nous deux paquets de biscuits et deux bouteilles d'eau d'un demi-litre, dont nous en avons ensuite perdue une».

De la France, un autre voyage d'aventure vers l'Italie avec un compagnon. «Après avoir quémandé un peu de sous, nous avions réussi à acheter un billet de train à Vintimille, mais on nous a conseillés de descendre à Monte-Carlo et de marcher jusqu'à San Remo parce qu'il y avait des controles. Et c'est ce que nous avons fait, parcourant le tunnel à pied».

Azeddine atteint Turin («c'est la ville que nommaient mes compatriotes»), mais il se retrouve dans un état de détérioration.

«C'était plein de trafiquants de drogue; peu travaillaient régulièrement, c'était pire que dans mon quartier. Mais en été 97, j'ai réussi à m'en aller de là parce que tout le monde voulait aller à la mer, et je suis donc arrivé à Rimini, où j'ai rencontré un garçon qui m'a conduit à Pesaro, où j'ai commencé à travailler régulièrement».

Dès ce moment-là, le sort lui sourit. «Il y a eu la "sanatoria" (régularisation de masse) de 1998 et, après environ un an, j'ai réussi à obtenir le permis de séjour. Aujourd'hui, je peux affirmer d'avoir été chanceux parce que j'ai à mes cotés, Paola, une personne merveilleuse qui m'a donné trois petits anges: Jalilah, Jibrail et Ibrahim».

Lala Zineb Maarouf Dafali (Alitaliya.net)

La Suède... persuade! 

Nyamko Sabuni, née à Bujumbura au Burundi, est une femme politique suédoise. Elle est ministre de l'Intégration et de l'Égalité des genres (également responsable de la Démocratie, de la Jeunesse, des Grandes villes et de la Consommation) de la Suède, depuis fin 2006. D'origine congolaise, elle est la première personnalité noire à accéder à un poste d'une telle importance dans ce pays.

 

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Pour Nyamko Sabuni, plus on permettra aux femmes et aux hommes de concilier une carrière avec une vie de famille, plus les femmes auront de facilités à accepter des postes de direction ou à s’en voir proposer.

Pouvez-vous parler un peu de vous?

Nyamko Sabuni: Je m’appelle Nyamko Sabuni. Je suis née en exil au Burundi. Je suis en fait d’origine congolaise, mes parents viennent du Congo. Je suis arrivée en Suède en 1981, à l’âge de 12 ans. J’ai eu la chance de grandir entourée d’enfants suédois, ce qui m’a permis d’apprendre à parler couramment le suédois et de m’intégrer plus facilement, et probablement aussi de réussir dans ce pays. Aujourd’hui, je suis mariée et j’ai deux petits garçons, des jumeaux de 6 ans.

Avez-vous rencontré des obstacles dans votre carrière politique parce que vous étiez une femme? Si oui, lesquels? 

Nyamko Sabuni: Non, aucun obstacle proprement dit, mais bien sûr, ce n’est pas évident pour une femme de mener une carrière quand on est supposée tenir une maison et s’occuper des enfants, et qui plus est, d’être à la hauteur, et même probablement meilleure qu’un homme pour attirer l’attention. Ce type d’obstacles existe pour bon nombre d’entre nous, si ce n’est pour nous toutes. En outre, la concurrence est rude, mais c’est vrai pour tout le monde et chacun fait de son mieux.

Y a-t-il des obstacles particuliers qui selon vous empêchent les femmes de devenir des leaders politiques?

Nyamko Sabuni: Non, pas nécessairement. Cependant, s’il y a un obstacle, c’est que les femmes ne peuvent concilier une vie de famille avec une carrière, et c’est là que la politique peut être utile. Plus on permettra aux femmes et aux hommes de concilier une carrière avec une vie de famille, plus les femmes auront de facilités à accepter des postes de direction ou à s’en voir proposer.

La Suède est l’un des pays les plus égalitaires du monde. Quelle vous semble être la priorité quand il s’agit d’œuvrer à l’égalité en Suède?

Nous sommes peut-être à la pointe en matière d’égalité des sexes, mais il y a beaucoup à faire en ce qui concerne le marché de l’emploi, la politique de la famille et le monde de l’entreprise. Cela étant, pour moi, le principal problème en matière d’égalité des sexes, demeure celui de la violence des hommes envers les femmes.C’est un droit fondamental dans la société que de pouvoir préserver son intégrité et d’être à l’abri de la violence physique. C’est avant tout une question de droits de l’homme. La lutte contre la violence faite aux femmes est donc une question prioritaire.

Quel conseil donneriez-vous aux femmes qui exercent des responsabilités politiques ou aspirent à de telles responsabilités pour réussir leur carrière?

Nyamko Sabuni: Je leur conseillerais de choisir le bon partenaire, quelqu’un qui puisse les aider à s’épanouir et qui soit prêt à assumer à égalité la responsabilité des enfants et du domicile familial. Je leur dirais: «N’ayez pas peur, croyez en vous, et surtout, entourez-vous d’amis mixtes», j’entends par là qu’il est important d’avoir aussi des amis hommes. Aujourd’hui, il existe divers types de réseaux dont les femmes sont exclues. Il faut donc qu’elles1 essayent de lier des amitiés avec des hommes et d’intégrer ces réseaux. Je suis certaine que les hommes sont tout aussi disposés à choisir une femme qu’un homme.

iKNOW Politics

Vie de miel au couple Meless!

Emouvant mariage mixte ivoiro - ghanéen! C'est dans la liesse que les communautés ivoirienne et ghanéenne ont célébré, à Rome, le mariage entre Esmel Meless et Francisca Opoku. Une journée de fête qui a fait revivre la tradition Akan.

Ils étaient bien émotionnés les deux frais époux: le frère ivoirien Esmel Meless et sa douce moitié, la soeur ghanéenne Francisca Opoku. Et avec eux, étaient également bien émotionnés tous leurs parents et proches, membres des respectives communautés, amis africains et italiens, qui n'ont pas voulu manquer d'être présents à ce mémorable moment de fête, pour leur témoigner tout leur amour et leur affection.

Esmel et Francisca, des sensations recueillies auprès de tout le monde, sont l'image même de l'amour, dans toute la tendresse de leurs gestes, qu'ils n'ont pas pu manquer de transmettre à toute la foule présente.

C'est toujours une belle image de voir deux frères immigrés qui, outre à être venus en Italie pour se construire un futur meilleur, aient trouvé ici en Italie, dans cette terre qui est désormais notre seconde patrie, la bénédiction d'ajouter une page d'amour et de bonheur dans le livre de leurs vies, qui désormais couleront ensemble.

La tendre image de Mr et Mme Esmel et Francisca Meless est une belle histoire à raconter et à garder comme exemple pour tous les frères.

Tous, nous nous unissons à leurs rêves de projets pour leur souhaiter de jouir pendant de longues années cette douceur qui berce leurs parcours d'immigré dans un pays qui n'est pas le leur mais l'est devenu.

A Esmel et Francisca, tous les meilleurs voeux d'amour et bonheur sans fin!